14 déc. 2015

L'idiot utile du palestinisme serait-il un tantinet demeuré ? par דוב קרבי

Je trouve sur le site de la SPP cet article, datant de dix mois, d'Annette Fréjaville. Outre l'aspect psychanalytique intéressant -- n'ayant rien à voir avec le Moyen-Orient si l'on accepte de ne rien référer aux permanents mensonges propagés par la propagande arabe ou les médias français --, un passage m'a immédiatement évoqué l'attitude psychique des idiots utiles du palestinisme. 

Vrais salauds ou pauvres demeurés ?
" Cette identification d’ordre passionnel à un objet vécu comme victime est courante, et s’accompagne d’un sentiment d’hostilité pour ceux qui ne volent pas au secours desdites victimes. Tels sont les adultes qui, en voyant un parent semoncer, voire frapper un enfant, prennent aussitôt le parti de l’enfant victime, sans savoir ce qui s’est passé, sans bien-sûr pouvoir comprendre si l’enfant trouve, ou non, injuste la réprimande, sans se rendre compte qu’eux aussi, à d’autres moments sévissent envers leur propre enfant, exaspérés, emportés par la colère ou l’angoisse. Tels sont, encore plus souvent, les adolescents qui prennent fait et cause pour certaines personnes démunies vécues comme abandonnées, alors qu’en d’autres moments ils sont les premiers à se moquer des plus faibles.


Il est plus facile de s’identifier consciemment à la victime qu’au bourreau[1], et devant une situation sadomasochiste, l’identification consciente est au sujet masochiste et non au sujet sadique. [...] Il va sans dire que la souffrance d’autrui est ce qui nous conduit à notre travail de soignant et d’analyste. Mais on connaît les pièges des désirs de réparation contre-investissant des fantasmes sadiques, la force des attachements masochistes en quête d’objets sadiques, et les fantasmes d’emprise omnipotence envers les objets vécus comme en perdition [c'est moi qui souligne].


Les adolescents sont souvent habités par des émotions humanitaires qui les portent à de beaux élans de générosité. Et pourtant, voler au secours des victimes désignées par la rumeur, par les médias, à propos de dramatiques situations sociologiques ou politiques, peut conduire de nombreux jeunes à se sacrifier pour des causes qu’ils considèrent comme justes et impératives, prêts à donner un peu de leur jeunesse flamboyante aux plus démunis. Prêts en même temps à condamner ceux qui ne partagent pas leur mission altruiste. Pour eux, les sauveurs des victimes sont les bons, ceux qui mettent en doute l’attitude réparatrice sont mauvais. La croyance empêche de réfléchir à la complexité des situations, le fanatisme rend aveugle. "

Dans cette conformation fantasmatique où Israël est le parangon du mal et les " Palestiniens " les malheureuses victimes de l'abjecte entité sioniste, les idiots utiles trouveront encore longtemps de quoi alimenter leurs " désirs de réparation en contre-investissant leurs fantasmes sadiques, la force de leurs attachements masochistes en quête d’objets sadiques, et leurs fantasmes d’emprise omnipotence envers les objets vécus comme en perdition. "

Annette Fréjaville termine ainsi son article -- qui, je le répète, n'a strictement rien à voir avec les conflits du M-O : " Il est un avant du clivage, un temps de l’enfance où les contraires ne posent pas problème, où le réel et l’imaginaire sont compatibles, ou les illusions se font croyance, où l’ambivalence névrotique paraît fade, où l’objet raisonnable n’est pas très enviable. "

Il faut croire que les idiots utiles en sont encore là. Des demeurés.

[1] Étant entendu que les idiots utiles voient fantasmatiquement l’État hébreu comme le bourreau, au mépris de toute réalité. Mais depuis quand la réalité s'impose-t-elle aux possédés passionnels ?

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