13 avr. 2016

Autorité palestinienne : scandaleux détournement de l’argent des contribuables des pays qui la financent, par Hélène Keller-Lind

Sans les fonds conséquents versés par des pays donateurs l’Autorité palestinienne et ses administrés seraient asphyxiés. Des fonds versés sans conditions ni vérifications, ce qui est d’autant plus inacceptable que l’argent des divers contribuables contribue, non seulement, à promouvoir une incitation condamnable à la haine et la violence meurtrières mais aussi à la corruption palestinienne endémique. En voici deux exemples : le scandale de l’incitation au terrorisme de l’Autorité palestinienne, avec les « salaires » versés aux terroristes condamnés, que viennent de dénoncer le Daily Mail et Kay Wilson, une victime qui a survécu, combat relayé par une pétition pour tenter d’y mettre fin, et, par ailleurs, la fortune panaméenne du fils de Mahmoud Abbas.

Kay Wilson.

Née en Grande-Bretagne, où elle a grandi, Kay Wilson, femme de talent, est guide, pianiste de jazz, dessinatrice. Un jour de décembre 2010, dans la Forêt de Jérusalem, elle accompagne une amie chrétienne américaine, Kristen Luken. Deux Arabes surgissent et leur demandent en hébreu si elles ont de l’eau. Kay leur répond, en hébreu aussi. Une erreur dira-t-elle plus tard, car elles ne peuvent plus passer pour de simples touristes. Ils attaquent alors les deux femmes et s’acharnent pendant une vingtaine de minutes de terreur. Frappée de treize coups de couteau, Kay Wilson, blesse son agresseur avec son canif, ce qui permettra d’identifier celui-ci plus tard et de démanteler une cellule terroriste ayant commis au moins un autre meurtre, deux tentatives de meurtre, un viol, des vols et autres violences ».


Laissée pour morte Kay s’en tirera, ayant trouvé la force de retourner jusqu’à sa voiture. Hospitalisée à Hadassah elle y subit de nombreuses opérations mais survécut. Prise pour juive, Kristen Luken, frappée de nombreux coups de couteau, grièvement blessée dans un premier temps, a été achevée par ses agresseurs qui se sont assurés de lui porter un dernier mortel. Le 24 décembre 2010 un service déchirant se tenait à sa mémoire dans une église de Jérusalem. Décrits par Kay Wilson depuis son lit d’hôpital, deux Palestiniens de la région de Hébron ont été retrouvés, arrêtés et ont avoué l’agression et le meurtre. L’un d’entre eux avait été trahi par son ADN.

Depuis, Kay Wilson témoigne sans relâche de cette agression et milite pour les droits des victimes, notamment avec l’ONG « Stand with US ». Comme elle le fit début mars 2016 dans le cadre du très connu « Denis Prager Show » ou le 21 mars en intervenant devant la Commission des Droits de l’Homme des Nations unies.

Enquête journalistique, pétitions et questions au Parlement britannique

Dans ces témoignages elle souligne la complicité des autorités palestiniennes qui incitent à la haine et la violence de mille et une manières et le font grâce aux fonds qui sont versés par les pays donateurs et donc l’argent des contribuables des pays concernés. Et elle s’en indigne. Le quotidien britannique le Daily Mail consacrait d’ailleurs le 26 mars dernier un article détaillé, fruit de deux mois d’enquête, au scandale des « salaires » versés par l’Autorité palestinienne, un euphémisme pour décrire les terroristes jugés et condamnés par des tribunaux israéliens, et à celui des fonds détournés pour des dépenses somptuaires, comme le palais que s’est fait construire Mahmoud Abbas, ou payer des salaires pour des emplois fictifs. Cet article était accompagné d’une pétition adressée au gouvernement et au Parlement britanniques demandant que l’aide accordée à l’étranger le soit au coup par coup et pour des causes valables. Elle a d’ores et déjà recueilli plus du double de signatures nécessaires pour que la question soit posée au Parlement et que le gouvernement y réponde.

Une autre pétition cible plus particulièrement les « salaires » versés aux terroristes palestiniens. Des exemples effarants sont donnés, qui montrent que pour l’Autorité palestinienne le crime paie et paie d’autant plus que le crime est le plus terrible. Une incitation au terrorisme très efficace pour une population très touchée par le chômage, d’autant que gloire et récompenses divines sont également promises... Les travaux de Palestinian Media Watch sont cités, comme ils l’ont été de longue date dans ces colonnes sans que ce sujet pourtant capital ne trouve beaucoup d’écho dans les médias...
Le 12 avril 2016, devant le Parlement britannique Sir Eric Pickles évoquait la question de la glorification des terroristes dont le nom est donné à des tournois sportifs, soulignant que, dans un même temps, Israël étend la zone de pêche à Gaza, s’interrogeant sur qui œuvre vraiment pour faire avancer la paix. Le ministre des Affaires étrangères lui répondant qu’en effet, donner le nom de terroristes à des compétitions sportives ou à des écoles ou des rues, n’est pas un gage de sérieux de la part des Palestiniens.

Une corruption palestinienne nourrie de détournements dont bénéficie au premier chef la famille Abbas

Un autre volet illustrant le détournement des fonds versés à l’Autorité palestinienne est la corruption invraisemblable palestinienne. Avec ce palais gigantesque que s’est fait construire Mahmoud Abbas alors que le chômage est de plus de 25% chez ses administrés...

Mais l’un de ses fils, Tareq Abbas, n’est pas en reste. On vient d’apprendre, en effet que celui-ci « possède un million de dollars en actions dans une société offshore associée à l’AP, » - Autorité palestinienne- « ce que révèle un ensemble de documents divulgués connus sous le nom de « Panama Papers ».Tareq Abbas a été ajouté au conseil d’administration de l’Arab Palestinian Investment Company (APIC) en 2011. En juin 2013, Tareq détenait 982 000 dollars d’actions de cette société. » D’ailleurs, « Foreign Policy a publié un article en juin 2012 sur les actifs des frères Abbas (Tareq et son frère aîné Yasser) et a remis en question leur succès financier par rapport à la position politique de leur père. http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/panama-papers-le-fils-d-abbas-d-tient-un-million-de-dollars-dans-une-soci-t-offshore. »

On se demande dans quelle proportion l’argent des contribuables des donateurs, dont la France, l’Union européenne ou les États-Unis, a contribué à ces fortunes étonnantes... On s’étonne qu’aucune enquête ne soit diligentée à ce jour pour tirer les choses au clair. Et que des fonds importants soient versés comme si de rien n’était... D’autant que chaque centime détourné contribue à une certaine misère palestinienne, elle-même facteur de violences qui repoussent toute possibilité de paix.

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