17 mai 2016

Nauséeux symptômes, par Pierre Saba

Le décès du dessinateur Siné a donné lieu à une série de dithyrambes funèbres médiatisés à l’envi.

Ni la condamnation du défunt au titre de la loi condamnant le racisme et l’antisémitisme, ni ses réitérations publiques antisémites, ni sa participation à un parti «antisioniste» composé de repris de justice antisémites, ni ses soutiens acharnés et publiés aux propos et actions antisémites d’un ancien humoriste qui collectionne les condamnations pénales pour incitation à la haine raciale et fraudes fiscales, non, rien de tout ceci n’a empêché, freiné ni restreint les hommages publics, respectueux et déférents à sa personne. 























C’est donc la mémoire d’un dessinateur exprimant régulièrement son antisémitisme qui a été honoré en France sur la plupart des radios, télés, presse écrite et autres médias numérisés.

Il s’agit d’un trait moral public, d’une doxa qui désormais se diffuse ouvertement en France aux côtés des attentats, violences, et offenses antisémites, falsifications historiques, du racisme général, de l’intolérance sociale et politique, de l’impotence manifeste des pouvoirs publics à faire respecter le Droit, de la déliquescence de l’esprit républicain et des violations des principes sacrés tels que consacrés dans la charte des Nations-Unies.

A titre d’indicateur, la France a, cette année encore, reculé dans le palmarès de la liberté de la presse dressé par l’organisation «Reporters sans frontières».

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