1 juil. 2016

Ne jamais aboyer avec la meute enragée, par G. W. Goldnadel

Ainsi, le président de l'Autorité Palestinienne, le si « modéré » Abou Abbas, chouchou de l'Europe médiatique et politique, aura été chaleureusement applaudi ce 23 juin 2016 par le Parlement de Strasbourg.
Une huile frelatée, versée sur la flamme sans cesse attisée avec le tisonnier islamo-gauchiste...


Il faut dire qu'il aura fait, comme toujours, beaucoup d'efforts pour mériter cette ovation debout : refuser de rencontrer le président israélien, également présent dans la ville, et surtout, renouer avec l'accusation des crimes rituels en prétendant que les rabbins avaient ordonné d'empoisonner l'eau des Palestiniens. Avez-vous lu ou entendu la moindre protestation européenne à la suite de ce comportement haineux ? Difficile de mieux illustrer le dévoiement culturel, intellectuel et moral d'une institution européenne que l'on a effectivement envie de déserter à grandes enjambées.

Il est vrai que le même silence mortel, politique et médiatique, a régné quand un État iranien, en processus accéléré  lui aussi de « modération », a décidé d'inscrire sur ses missiles balistiques l'inscription « Israël doit être détruit », et que je n'ai vu non plus aucune condamnation d'intellectuels européens après les résolutions honteuses de l'Unesco et de l’OMS accusant l'État juif de tous les péchés d'Israël.

Après cela, et tant que ce déni de justice associé à une focalisation obsessionnelle de l'État hébreu et à une indulgence symétrique aussi maladive pour ses ennemis perdureront, que l'on ne compte pas sur moi pour émettre sur la politique d'Israël le moindre commentaire critique public.

Je mettrai au contraire un point d'honneur à garder pour moi mes propres appréciations, d'abord parce que je n'ai pas coutume d'aboyer avec les loups enragés et surtout parce que j’affirme que c’est bien l'acharnement pathologique d'une partie de la classe médiatique et politique européenne malade qui continue d'obliger tous les gouvernements israéliens à un raidissement existentiel plus désespéré que désespérant.

Sans cette huile frelatée, versée sur la flamme sans cesse attisée avec le tisonnier islamo-gauchiste qui encourage l’irrédentisme et la radicalité, il y a longtemps que le feu du conflit territorial serait apaisé. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire