12 sept. 2016

Médias, l’étrange hiérarchie de l’islamisme, par Gilles-William Goldnadel

La semaine passée, un restaurateur de Tremblay-en-France a refusé de servir deux femmes voilées. Assurément, le commerçant est fautif juridiquement. Tollé national, la ministre Rossignol se fend d’un tweet dans lequel elle livre le nom du restaurant. L’estaminet a fermé ses volets et son tenancier, repentant et apeuré, a été renvoyé illico presto devant le tribunal. Peu de temps après, un individu pénètre dans le commissariat de Toulouse et poignarde un policier qu’il identifie à l’État français abhorré. L’homme, un exalté de plus nommé Abderrahmane, était connu pour avoir jeté un cocktail Molotov dans une synagogue, en 2014. Jamais en prison depuis — pas plus qu’à l’asile —, il était toujours en liberté.

Deux poids, deux mesures, ou l'équilibre dans la propagande.
Pas de tweets ministériels. Pas de tollé exceptionnel. Discrétion pleine des médias… La semaine passée, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a condamné l’attitude française dans l’affaire du burkini. L’aréopage international estime que les décisions d’interdiction prises par certains maires favorisent la “stigmatisation” des musulmans. De son côté, l’islamologue Malek Chebel voyait dans cet avatar de la burqa une provocation islamiste. Au même moment, on apprenait que la Mauritanie enfermait les militants qui protestent contre l’esclavage des Noirs, qui se poursuit dans ce pays. Pas de protestation onusienne. Discrétion médiatique de rigueur. J’ai un vrai problème avec la hiérarchisation idéologique de l’information en France.

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