1 janv. 2017

Les voeux de Patricia La Mosca, journaliste de la Ména à Paris

Les vœux des autres journalistes et correspondants -- fort intéressants car venant de plusieurs régions qui nous intéressent -- de la Ména sont à consulter sur leur site Menapress. J'ai reproduit ceux de Patricia La Mosca, particulièrement préoccupée par la situation française.
 
Dans certains secteurs, un flic en uniforme risque tout simplement sa peau.
Pour la plupart des habitants de Paris intramuros, le 93 ce n’est pas Paris et les territoires perdus de la République ne sont pas en France. Ils ont tort, tort de faire l’autruche. Je continue de m’y rendre chaque semaine et pour trois raisons : parce qu’eux n’y vont jamais, parce que c’est là que se trouve notre plus sérieux problème, et parce que cette cohabitation à distance me passionne.
 

Mais ce que j’y vois n’a rien à voir avec l’image d’Epinal que nos leaders politiques tentent de nous imposer. L’ "islam de France", les habitants de ces quartiers ne savent pas ce que c’est ; je me vois répéter sans cesse que la Terre entière appartient à l’islam, ce qui fait que la France, ils n’en ont rien à faire. Pire, elle n’existe pas pour eux.
 
Les avis divergents existent, certes, mais ils sont anecdotiques, principalement parce qu’ils n’ont pas voix au chapitre, sous peine de se voir sérieusement malmener ou que l’on brûle leur voiture.
 
La police est abattue, elle a pour consigne de se taire et de rester discrète. Dans certains secteurs que je fréquente, un flic en uniforme risque tout simplement sa peau. On y vit dans un environnement créé par les imams, officiels ou improvisés, et les trafiquants de drogue, qui font très bon ménage. La drogue n’y est pas un crime, la faute c’est de se faire attraper – ce qui arrive de moins en moins souvent, grâce à un système de guetteurs très au point. Les officiers de police qui rompent l’omerta se font immédiatement remettre au pas, ou même congédier sans autre forme de procès.
 
Merah, Coulibaly et les frères Kouachi sont des héros, des exemples à suivre. Les valeurs sont toutes inversées.  Les femmes vivent au Moyen-Age.  Chaque semaine, je dois déployer des prodiges de psychologie pour ne pas me faire agresser ou violer.
 
Ceux qui s’imaginent que les habitants vivent dans la contrition ou la repentance face aux actes de terrorisme islamiste ignorent absolument ce qui se passe ici. La colère et le sentiment de puissance enflent de mois en mois : c’est cela, la réalité.
 
Et je n’ai pas une once de racisme dans les veines, étant moi-même une ritale de troisième génération, mais qui garde les yeux ouverts. Que personne ne tente de me ficher politiquement, je ne suis pas bleu-Marine !
 
Le danger ne vient pas d’un quelconque risque de révolution ou de prise de pouvoir, mais du fait que des millions de Français constituent un réservoir désormais inépuisable pour les actions terroristes et les coups de main contre les forces de l’ordre. Avec un appétit terrifiant pour la barbarie.
 
Pas besoin d’être un prophète, lorsque l’on côtoie cette réalité, pour prévoir que les activités terroristes vont encore se multiplier et se radicaliser en 2017.  Le gouvernement et les media lamentables qui nous restent vous cachent la vérité sur la férocité de ce qui s’est passé au Bataclan, mais ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. On considère que vous n’êtes pas capables de connaître toute la vérité et que ce serait nuisible à l’ordre public.
 
Dans le 93, on compte 30 % de personnes issues de l’immigration. Dans plusieurs communes, la proportion dépasse les 40 %, comme à Aubervilliers, la Courneuve et Clichy-sous-Bois. Votre problème ne vient pas de ce qu’ils sont majoritairement musulmans mais de ce qu’ils appartiennent à un autre monde, nourri par l’appel expansionniste de l’islam, et que ce monde vous hait.
 
Organiser dans quinze jours une conférence pour la paix au Moyen-Orient, vu d’ici, est une aberration. Mais la pusillanimité de nos politiciens et leur inconscience sont telles, que la seule chose qui les intéresse est leur bulletin de vote en avril. Il vaudrait mieux organiser d’urgence des états généraux sur la situation des banlieues. Mais nous n’en sommes déjà plus capables.  

http://www.menapress.org/ 

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