5 févr. 2017

A l’adresse des Schmocks, par Olivier Ypsilantis

J'emprunte le texte qui suit à l'excellent blog Zakhor Online d'Olivier Ypsilantis. Caractériser l’idiot utile avec le néologisme ” unter-kretin ” est une trouvaille géniale dont je me servirai à l’occasion ; occasions qui ne risqueront pas de manquer.
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La gauche française, cette bonne vieille, sucre les fraises. Il lui est arrivé d’être belle, flamboyante. Mais à présent elle radote et son dentier mal ajusté claque. Que faire ? Car son radotage ne connaît pas la pause. Cette gauche s’est faite donneuse de leçons, et c’est sans fin. Que faire ? Elle est montée en chaire après en avoir fait descendre peu aimablement le prêtre ; et elle s’est mise à pérorer, à pérorer et à pérorer, à distribuer bons et mauvais points, avec pour toute transcendance… elle-même !
Elle radote mais elle n’en est pas moins animée par une volonté de subjuguer ceux qui ne récitent pas ses mantras, en commençant par leur assener des qualificatifs destinés à leur clouer le bec puis à les écraser selon une technique strictement stalinienne. Cette gauche ne se préoccupe plus de connaissance ; et, à dire vrai, à quoi bon s’en préoccuper lorsqu’on prétend détenir la Vérité ! La posture morale permet de faire l’économie de la connaissance, l’épuisante connaissance, toujours à construire et à déconstruire, toujours en chantier et vers laquelle il faut néanmoins s’efforcer jusqu’à son dernier souffle.

Ainsi le terme « fasciste » est-il appliqué à tout propos. Ce terme — je me répète — a été concocté et frénétiquement assené par Staline et ses agents : il supposait condamnation à mort puis exécution ou, tout au moins, séjour plus ou moins prolongé dans un camp dont beaucoup ne sont pas revenus. Bref, la gauche vous traite volontiers de « fasciste » ou d’ « islamophobe » (et autres qualificatifs tirés de son lexique de propagande) pour un oui pour un non. Par exemple, le sioniste est un « fasciste » : il est responsable de l’ « oppression » voire du « génocide » des Palestiniens.

La gauche s’est figée dans la posture morale, ce qui lui évite d’avoir à se casser la nénette, ce qui lui permet surtout de s’attribuer à moindre frais un petit air de supériorité. Sa rente morale semble inépuisable, en France plus particulièrement où les donneurs de leçons encombrent des estrades de plus en plus encombrées et, il est vrai — note d’espoir —, de plus en plus branlantes. Les plus nombreux d’entre eux sont tout simplement idiots, genre idiots utiles et autres idiots ; les autres, plus finauds, vaquent à leurs petites affaires et remplissent leurs caddies derrière une façade proprette. Des donneurs de leçons parviennent à nicher dans les branches les plus hautes de l’appareil politique et médiatique. IIs espèrent conserver leur place aussi longtemps que possible et, à cet effet, et suivant des principes strictement démagogiques, ils départagent le Bien du Mal, ils distribuent bons et mauvais points et ainsi de suite.

Lorsque le mot « Israël » est prononcé, la gauche serre les fesses avant de tout expulser sous l’effet d’une irrésistible poussée intestinale ; et ses déjections sont considérables. Récemment, la pauvre vieille s’est étranglée avant de souffrir d’indigestion : le Brexit et Donald Trump. Les partisans du Brexit ne sont pour elle que des Petits Blancs exclusivement occupés à boire du thé dans leurs campagnes en regardant la pluie tomber derrière les vitres. Donald Trump quant à lui est un raciste, un sexiste et j’en passe. Je me marre.

J’ai toujours voté pour l’Europe et, pourtant, j’ai applaudi lorsque les sujets de Sa Gracieuse Majesté ont majoritairement voté pour le Brexit ; et j’ai pareillement applaudi lorsque Donald Trump l’a emporté contre Granny, une vieille toupie, une habituée des couloirs du pouvoir.

Cette histoire d’immixtion des services secrets russes dans l’élection américaine (supposons qu’elle soit vraie, car rien n’est moins sûr) m’a réjoui, car je crois plus que jamais en une puissante union russo-américaine appelée à remodeler l’ordre du monde. Les Russes débarrassés du communisme sont nos alliés naturels. Une alliance stratégique russo-américaine — ou américano-russe — pourrait notamment signifier un coup mortel porté au monde arabe et plus généralement sunnite, lit du terrorisme international. Les Saoudiens et autre engeance seront renvoyés à leur crasse. Donald Trump et Poutine main dans la main, une montée en puissance jamais vue, un front d’acier planétaire et des capacités d’intervention foudroyantes. Ce contexte ne devrait pas être défavorable à Israël.

L’élection de Donald Trump (tout au moins je l’espère) va réorienter, et plutôt radicalement, la politique américaine au Moyen-Orient, plus particulièrement quant à la question palestinienne. Un signe : David Friedman a été nommé ambassadeur des États-Unis en Israël, une nomination accompagnée d’un geste hautement symbolique : le transfert de l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem. Et ce n’est qu’un début auquel j’applaudis. Exit la « solution à deux États », cette « solution » à laquelle je m’étais laissé aller à croire il y a une vingtaine d’années, la jugeant bénéfique pour tous, y compris pour Israël. A présent, la réduction de cette poche cancéreuse que représente la Cisjordanie doit se poursuivre, patiemment et suivant divers plans, afin qu’elle redevienne la Judée-Samarie. Oubliées les frontières d’avant la Guerre des Six Jours ! Le vainqueur — Israël — s’est montré bien aimable ; il aurait pu tout bonnement garder et annexer ce qu’il avait conquis suite à son attaque préventive contre quatre pays arabes coalisés. Le Plan de paix Elon (voir le Parti Moledet) pourrait être activé, parallèlement à d’autres plans. Activation du transfert des « Palestiniens », ce peuple inventé, la plupart d’entre eux n’étant que des Saoudiens et autres Arabes déplacés selon un plan prémédité destiné à placer les Juifs d’Israël dans une situation des plus embrouillées afin qu’ils s’y prennent les pieds avant d’être accusés de tous les maux.


Il est vrai que des « Palestiniens » ont quitté leurs terres pour cause de guerre. Doit-on pour autant se lamenter et gémir indéfiniment et planétairement ? J’aimerais que l’on commence par se lamenter et gémir de la sorte sur tous les déplacés, sans oublier ce million de Juifs quelque peu oubliés (euphémisme), chassés de terres où nombre d’entre eux étaient installés avant même l’arrivée des Arabes. J’aimerais que l’on ait une pensée pour les Berbères — les Kabyles en particulier —, eux aussi oppressés par les Arabes. Pour ma part, je compte dans ma famille des ancêtres déplacés et il ne me déplairait pas de récupérer commerces et terres en Anatolie. Quelqu’un pourrait-il parler en haut lieu de mon affaire et me ménager une entrevue auprès Erdoğan ? Je plaisante à peine. Nous sommes tous des déplacés ou des descendants de déplacés, à des degrés divers. Mais pourquoi cette sollicitude particulière et extrême envers les Palestiniens de la part de citoyens qui ne se préoccupent que des soldes et de l’analyse de leurs selles ? Devinez… Il est vrai que leur ignorance est flattée par les mass media et que de la sorte cette ignorance se convertit à leurs propres yeux en connaissance, en clairvoyance. Ainsi les ignorants sont-ils devenus rois et peuvent-ils espérer en remontrer sans peine à ceux qui ne partagent pas leurs vues, à commencer par les sionistes — des « fascistes ».

Les partisans auto-proclamés du Vrai, du Beau et du Bien — les de-gauches — larmoient sur Gaza, et certains n’ont pas honte de comparer Gaza et Auschwitz. Ces Unter-Kretins — je ne vois pas comment les appeler autrement — ne se posent même pas la question de savoir pourquoi, il n’y a pas si longtemps, il y avait si peu d’habitants — un désert presque — dans ce qui correspond aujourd’hui à la Bande de Gaza. On ne vient pas de soi-même et on ne fait pas autant d’enfants dans un lieu comparable à Auschwitz. Les Unter-Kretins se caractérisent par l’ignorance, une ignorance bavarde, fière d’elle-même, militante, racoleuse, jaculatoire, éjaculatoire.

Les attentats en Europe occidentale ont trouvé la gauche désarmée. L’état d’urgence n’est pas adapté à un conflit non-conventionnel, à une guerre ultra-asymétrique comme celle que nous vivons. Nous sommes empêtrés dans le bureaucratique (c’est-à-dire dans la lourdeur et la lenteur), alors que sur le terrain du terrorisme le rythme s’est accéléré. Et c’est précisément cette différence de rythme qui rend ce combat si pathétique et que je n’ose dire perdu d’avance, le défaitisme aidant le terrorisme.

La gauche est dépassée malgré toutes ses tentatives réelles ou feintes destinées à endiguer le terrorisme. La gauche radicale quant à elle, heureuse d’avoir trouvé un substitut à son fétiche — le Prolétariat —, s’est acoquinée avec ces nouveaux « Damnés de la Terre », l’Immigré (Arabe de préférence), le Musulman. La gauche radicale est en mal de Cause, en mal de Protégés. Aussi n’hésite-t-elle pas à donner le sein à une étrange progéniture née chez les salafistes et autres sympathiques tendances, à se chanter et à nous chanter des berceuses… Ce que ces idiots utiles (Staline a eu les siens, particulièrement nombreux, qui lui ont permis d’étendre sa puissance), ces useful idiots, ne veulent pas savoir, ou ignorent tout simplement, c’est qu’ils servent les desseins des pétro-monarchies dont les capitaux financent le terrorisme, et depuis des décennies, des pétro-monarchies que des pouvoirs ménagent par ailleurs, surtout depuis le choc pétrolier de 1973… Ainsi l’ultra-gauche et les pouvoirs en place sont-ils complices sans même le savoir. Et lorsqu’il s’agit de dénoncer Israël (voir le Quai d’Orsay et autres officines), la complicité est totale : on partouze suivant des figures parfois plus élaborées que les figures les plus élaborées du Kamasutra.

Cette dichotomie gauche/droite sera jugée artificielle ou dépassée. Par ailleurs, on me demandera — et à raison — de définir ce que j’entends par gauche et par droite, deux qualificatifs plutôt galvaudés et, il est vrai, de plus en plus imprécis. Ma réponse tient toute entière dans cette présentation de « l’homme de droite » formulée par le philosophe existentialiste chrétien d’origine juive, Gabriel Marcel. Ce texte somptueux et qui en remontera à plus d’un est intitulé « Qu’est-ce qu’un homme de droite ? ». Il est publié par l’Association Présence de Gabriel Marcel, des propos recueillis par André Parinaud et parus dans l’hebdomadaire « Arts » en 1962 :

Le Brexit et l’élection de Donald Trump m’ont réjoui. J’ai toujours voté en faveur de l’Europe, sans vraiment y penser, dans un élan que je jugeais naturel. Pourtant le Brexit m’a réjoui, et d’abord parce que j’ai toujours apprécié la réserve des Anglais vis-à-vis de l’Europe continentale, une réserve qui n’en fait pas moins des Européens à part entière. Cette réserve — cette volonté de distanciation — est une marque de liberté ; et, de fait, Angleterre est bien la plus vieille terre de liberté d’Europe ; c’est aussi pourquoi la France (qui se veut championne mondiale de la Liberté) ne cesse de lui disputer ce titre à coup de Bicentenaire, blowing her own trumpet. Infatuée d’elle-même, l’Europe — France en tête — avait besoin d’une leçon. Le Brexit s’en est chargé, et ce n’est peut-être qu’un début.


Et Donald Trump ? Je ne m’étais guère intéressé au personnage jusqu’à son élection. Lorsque j’ai réalisé que les représentants du Vrai, du Beau et du Bien étaient en deuil, qu’ils chialaient sans pouvoir s’arrêter, j’ai commencé à m’intéresser à lui. Esprit de contradiction certes ; mais, par ailleurs, la démocrate Hillary Clinton qui traînait la savate dans les couloirs du pouvoir depuis tant d’années ne m’inspirait guère — et je fais usage de l’euphémisme. Les représentants auto-proclamés du Vrai, du Beau et du Bien étaient en deuil, mais je ne pouvais me résoudre à leur présenter mes condoléances. Je riais sous cape. Lorsque le politiquement correct désigne le Diable, je m’intéresse au Diable car je sais qu’il n’est pas diabolique mais qu’il est diabolisé. Le lynchage de cet homme (qui, je le redis, m’est d’emblée apparu autrement plus complexe qu’on ne le présentait) m’a stupéfié. Mais, surtout, la toute-puissance des mass media s’est fracassée contre cet étrange personnage, ce qui m’a semblé de bon augure. Quel plaisir de voir ces pépés et ces mémés tomber de leur sofa et de leur rocking-chair puis d’observer leur mine désappointée. Ce fut digne de Buster Keaton et de Roscoe C. Arbuckle, « Fatty » pour les intimes.

On peut ne pas apprécier son style et son look, mais Donald Trump ne se limite pas à la caricature que nous ont servie presque tous les mass media d’Europe — majoritairement ignorants des États-Unis, ils se contentent de surfer sur quelques préjugés. La grossièreté de la caricature m’a rendu le personnage sinon sympathique, du moins intéressant. Les instituts de sondage — ces modernes idoles — se sont ridiculisés. Exit les gourous ! Charge creuse dans les épaisseurs molles. Exit Granny !

Tout de même, cette victoire est stupéfiante, quand on sait que l’appareil du Republican Party n’était guère favorable à Donald Trump et que ce candidat a dépensé pour sa campagne près de deux fois moins que Granny. Bref, tout laisse penser que l’homme a un flair stupéfiant, autrement dit une finesse d’analyse, un sens aigu de la tactique et de la stratégie. Ses manières parfois grossières, tout au moins choquantes, hors convention, n’auraient-elles pas essentiellement pour but de tromper l’ennemi, l’ennemi qui baisse la garde face à ce qu’il a identifié comme un gros balourd — a clumsy guy — qui finira bien par tomber de lui-même ? Nous avons affaire à un personnage qui promet une aventure autrement plus intéressante que les réunions Tupperware et les ventes de charité de Granny.

Donald Trump m’intrigue décidément. Et j’ai toujours parié sur les gens qui m’intriguent. Autrement dit, j’aurais voté Donald Trump, en me moquant infiniment des tentatives d’intimidation de ses adversaires qui présentent ses partisans comme des petits Blancs racistes et frustrés — ce même jugement a été porté sur les partisans du Brexit. Signalons en passant que l’électorat de Donald Trump est beaucoup plus varié que ne l’a braillé une certaine propagande. Ce type d’intimidation fonctionne de moins en moins, et il ne m’a jamais atteint.

Cette moquerie générale contre le candidat Donald Trump, avec sa crinière de paille et son teint orangé, me l’a rendu sympathique, d’autant plus que la silhouette et la démarche élégantes de Barack H. Obama n’auront servi qu’à masquer un petit président, un tout petit président, un homme dépassé, perdu. Et je n’insisterai pas sur sa sourde hostilité envers Israël. Le « clown » Donald a gagné et c’est bien ainsi. Qu’on l’accuse et qu’on accuse ses sympathisants de populisme me fait hausser les épaules. Les partisans du Vrai, du Beau et du Bien se sont toujours contentés de brandir l’invective — avec rabâchage d’un lexique des plus sommaires — pour annihiler l’adversaire : hier c’était « ennemi du peuple » ou « fasciste » ; aujourd’hui c’est encore « fasciste » (un sioniste est un « fasciste », je le rappelle), mais le mot étant devenu quelque peu éculé, on lui préfère de plus en plus « populiste ».

Au fond, les outrances verbales, la coiffure clownesque du candidat Donald et son teint orange (comme le bec et les pattes de Donald Duck) auront servi à faire dévier les tirs. Ses ennemis ont vidé leurs chargeurs sur des apparences. Ils ont gaspillé leurs munitions. C’est amusant à observer, très amusant. Ces tirs nourris contre les apparences ont épargné le fond, ses idées. Certes, Donald Trump n’est pas un adepte des théories politiques ou économiques élaborées, mais qu’importe ! Il a n’a pas moins d’idées que ses adversaires et, surtout, il a une volonté marquée de les mettre en œuvre. Il n’en a probablement pas moins que Ronald W. Reagan, un très grand président (on peut ne pas l’apprécier, on peut même le détester, on ne peut nier sa stature), il en a probablement moins que le piètre Barack H. Obama, un tout petit président. Parmi ses idées : relever les barrières douanières pour protéger les emplois industriels dans son pays. Cette idée part d’une bonne intention, je ne sais ce qu’elle donnera. Le protectionnisme, l’un des axes majeurs de sa campagne politique, semble paradoxal dans le monde d’aujourd’hui ; il ne l’est pas tant quand on sait que le monde se mondialise depuis qu’il est monde. Pour l’heure, signalons que cette politique remporte l’adhésion des syndicats.

A ceux qui veulent un peu mieux comprendre ce qui se joue, je propose cet article signé Caroline Galactéros-Luchtenberg et intitulé « Pourquoi Trump dérange ». L’auteure, nous invite tout simplement à un nouveau comportement diplomatique, à une nouvelle vision géo-politique, considérant le rapprochement annoncé entre les États-Unis et la Russie. Nous sommes loin des minables tracasseries européennes, françaises d’abord, contre la Russie de Vladimir Poutine au sujet de l’Ukraine (on se souvient de l’affaire des « Mistral »), tracasseries qui m’avaient fait enrager. C’est au cours de cette affaire que François Hollande a véritablement montré sa stature de nain politique. Nous sommes loin du dérisoire Barack H. Obama qui n’avait rien trouvé de mieux que d’en revenir à la Guerre Froide, Barack H. Obama qui avait entamé sa présidence en prononçant un discours au Caire, le 4 juin 2009, discours intitulé « A New Beginning » et qui n’est rien qu’une allégeance à l’Islam, un discours mou et sucré comme un loukoum.
Les convictions de Caroline Galactéros-Luchtenberg sont portées par un style dynamique. Je conseille la lecture de ses autres articles, notamment ceux ayant trait aux rapports entre Washington et Moscou et à la guerre en Syrie :


Et que ceux qui se sont installés dans un petit monde binaire lisent attentivement cet autre article de Caroline Galactéros-Luchtenberg. Peut-être commenceront-ils à comprendre que les « conservateurs » (les réacs, les fachos et j’en passe) le sont souvent moins que des « progressistes » qui m’évoquent de plus en plus des mémés tricotant au coin du feu :


Le christianisme s’est construit sur la substitution (se substituer au judaïsme). Je le sais et j’en témoignerai. Je ne nie pas la valeur du christianisme (fondé par un Juif), je ne nie pas le génie du christianisme, mais je ne suis pas dupe et en toute modestie. A présent, l’islam active cette théologie (de la substitution) avec une férocité planétaire. Il veut avaler les Chrétiens et les Juifs, le noyau juif. Que pouvons-nous faire ? Je n’ai pas de réponse. Mais je ne puis cacher que je méprise ces Juifs qui veulent faire amis-amis avec leurs ennemis dans le but de préserver leur tranquillité ; et que je méprise ces Chrétiens qui ne sont amis des Juifs que parce qu’ils espèrent les utiliser contre les Musulmans. Et j’ai d’autres mépris.


Les adeptes du Vrai, du Beau et du Bien qui me traitent de raciste ou d’islamophobe devraient réfléchir. Le racisme n’a rien à voir avec l’islamophobie, l’islam ne se limitant en aucun cas à une race même si le noyau historique en est arabe. L’islam est international et multiracial, comme le communisme et autres religions et idéologies. On trouve de tout dans l’Oumma, vraiment de tout. J’insiste de la sorte car ils sont fort nombreux à vous assener du « raciste » à tout propos. C’est l’arme qu’utilise le clampin lorsqu’il veut écraser son interlocuteur. C’est l’arme du pauvre et, disons-le, elle n’est pas sans efficacité.

Le racisme pur et dur (lié à la couleur de la peau ou à je ne sais quel autre trait physique) est une maladie qui doit être combattue, par l’éducation, l’intelligence, la culture. Et l’islamophobie ? L’islam ne m’enthousiasme guère, j’y éprouve des difficultés respiratoires. Mais passons. C’est d’abord l’islam sunnite que j’attaque, en insistant sur les capacités de réflexion et d’ouverture de certains rameaux du chiisme. Je suis un ardent défenseur des Kurdes, un peuple multi-religieux où l’islam occupe une certaine place et pas des moindres. Je mets en valeur autant que possible la culture iranienne dans son ensemble, une culture immense, millénaire, dont l’islam n’est pas absent. J’honore la mémoire du Commandant Massoud, un Musulman fervent et pratiquant. Et j’honore la mémoire de bien d’autres Musulmans. Que les promoteurs du Touche-pas-à-mon-pote, du On-est-tous-frères, de Indignez-vous ! et autres fadaises passent leur chemin, et vite ! Leur bêtise prétentieuse ne m’entame pas, leurs projectiles ricochent et peuvent à tout moment se retourner contre eux.

Il est vrai que je fais volontiers preuve d’une certaine véhémence envers les Arabes. Je le reconnais. Je reconnais par exemple que je les juge inférieurs aux Iraniens, inférieurs non pas génétiquement ou racialement (je laisse à d’autres le soin de patauger dans cette gadoue) mais culturellement. Mais je reconnais que ce n’est pas irrémédiable. Les Arabes peuvent mieux faire, et ils feront mieux ; ayons confiance. Les sociétés arabes sont lamentables ; mais il s’y trouve des individus remarquables par l’ampleur et l’acuité de leur diagnostic, des individus d’autant plus respectables que ces sociétés ne favorisent guère l’éducation et la réflexion, et qu’elles n’hésitent pas à intimider voire à éliminer ceux qui portent sur elles une regard critique.

Je suis effrayé de constater que le conformisme grignote les têtes, que le travail des mass media, en France tout particulièrement, consiste pour l’essentiel à développer chez le citoyen des réflexes de type pavlovien. Par exemple, au mot « sioniste » ou « Israël », ça tire sur sa chaîne, ça aboie et ça retrousse les babines.

Pour ma part, je souffre de sionisme, d’une forme aiguë de sionisme connue sous le nom de sionistisme. Le sioniste, tu connais l’Unter-kretin ? C’est celui qui a fait de Gaza un Auschwitz… Zionist, Nazi, Gaza, Auschwitz… Les z-z-z-z gazouillent dans ta tête d’Unter-kretin. 

Ce foutu choc pétrolier (provoqué par l’OPEP, suite à la victoire israélienne) dont nous n’avons pas fini de subir les conséquences, parmi lesquelles la lente emprise arabo-sunnite sur les pays dépendant de leur pétrole, en Europe plus particulièrement. Mais patience. Les gauches européennes et leurs amitiés arabes sentent que l’avenir ne leur sourit pas, d’où l’islamisation à tout-va et par le haut, par décisions gouvernementales. Certes, la gauche n’est pas seule responsable de cette tendance doucereuse. Le général de Gaulle en est à l’origine. La gauche socialiste n’a fait que la confirmer, pour des raisons de clientélisme, d’abord, mais aussi pour des raisons idéologiques sur lesquelles je reviendrai. Parmi les nombreux artisans de l’islamisation, Jack Lang, alors ministre de la Culture sous François Mitterrand, aujourd’hui président de l’Institut du monde arabe.

Mais Jack Lang n’est pas mauvais garçon ; il est juste un peu nigaud. D’autres ont pris le relais et avec des idées plus claires et des modes d’action plus offensifs. C’en est fini de la guimauve. Dans cette mouvance, des Juifs de gauche animés par je ne sais quelle force. Parmi eux, Vincent Peillon qui vient de comparer la situation des Musulmans de France à celle des Juifs sous Vichy, une déclaration qui a fait violemment réagir de nombreux sites et blogs juifs dont JJSNews qui titre « Salaud de Peillon ! » Et que dire de l’infâme vote orchestré à l’Assemblée nationale pour la reconnaissance d’un État palestinien, un vote auquel cette institution est non seulement nullement habilitée mais sur lequel elle n’a pas la moindre compétence tant en matière juridique que géopolitique ! On ne peut que penser à ce diction : Chacun son métier, les vaches seront bien gardées.

J’ai eu véritablement honte de mon pays — et honte d’être français — lorsque j’ai su ce qui s’était tramé dans l’hémicycle. Le maître d’œuvre de cette sinistre farce n’était autre que Laurent Fabius. N’y aurait-il pas pires ennemis des Juifs que les Juifs convertis et leurs descendants ou que ceux qui pensant avoir des origines juives ne les supportent pas et veulent effacer la « souillure » ? Et je pourrais en revenir à Reinhard Heydrich. C’est une question lancinante.


Un vote à l’Assemblée nationale pour la reconnaissance d’un État palestinien ! Mais la création d’un État ne se décide pas ainsi, qui plus est dans une assemblée aux élus généralement peu connaisseurs de la question (et je fais usage de l’euphémisme) ou simplement guidés par une hostilité plus ou moins marquée envers Israël. Alors, oui, dans ce cas, je m’indigne ; et je sais qu’en la circonstance ils ne sont guère nombreux à s’indigner. On préfère suivre en béni-oui-oui les mots d’ordre de Stéphane Hessel.

Entre Juifs honteux, Chrétiens de gauche (ces individus poissent terriblement) qui voient les Palestiniens comme autant de Jésus-Christ en croix, Parti Anti-Sioniste (il faut lire « Palestine : Un lieu qui pleure » de John Berger pour prendre la mesure d’un certain « lyrisme »), socialistes de diverses obédiences, antisémites chiasseux ou constipés et autres esprits fonctionnarisés qui voient dans les Palestiniens le parangon des Damnés de la Terre et qui envisagent leur libération de la Géhenne (sioniste) comme la Parousie, les lobbies musulmans bénéficient de relais pour islamiser la société.
Rien ne facilite mieux la propagation des idéologies totalitaires que les idiots utiles, parmi lesquels le genre on-est-tous-potes. Les idiots utiles servent massivement l’islamisme. A ces idiots, à ces oies blanches, s’ajoutent des individus plus « conscients » pour qui la réduction d’Israël (solution à tous les problèmes du monde et à leurs problèmes personnels : impuissance, éjaculation précoce, incontinence, insomnie et j’en passe) vaut bien un pacte avec les lobbies musulmans et leurs tendances les plus radicales.

C’est toute une humanité qui s’agite, avec ces leçons de morale en continu dispensées par ces idiots utiles : Juifs honteux, démagogues parvenus détenant des postes à responsabilité et qui espèrent protéger leurs fonctions en entonnant l’antienne antisioniste, antisémites qui ont quitté leurs hardes pour les costumes de marques, bennes à ordures style Alain Soral, Quai d’Orsay (trop à dire à ce sujet), ceux qui sortent leurs mouchoirs lorsqu’ils voient des Juifs squelettiques derrière des fils de fer barbelés mais qui ont une attaque cérébrale lorsqu’ils voient un combattant de Tsahal (ils tolèrent les combattants du ghetto de Varsovie, considérant la disproportion des forces), ceux qui enterrent certains rapports (par exemple celui qui révèle un lien un peu trop précis entre antisémitisme et antisionisme) et qui se livrent à des manœuvres administratives, ceux qui larmoient sur les charniers de la Shoah mais auxquels les Juifs vivants donnent de l’urticaire, à moins que ces Juifs ne soient antisionistes, des potes… 

Bref, ces innombrables idiots utiles dénoncent les « crimes » d’Israël et se penchent sur les Palestiniens avec une sollicitude de nurse. On dénonce l’étoile jaune mais on ne tolère pas l’étoile bleue, surtout si elle est inscrite sur l’aile d’un avion de chasse. Et j’allais oublier ces Juifs improbables comme Dominique Moïsi, auteur de « Un Juif improbable », chouchou du quotidien « Le Monde » qui le qualifie comme l’un « des plus fins commentateurs des questions de politique étrangère ». Ben voyons ! Dans un article de présentation à ce livre, on peut lire cette remarque typique de ce quotidien-serpillère : « La guerre de Kippour confirme Dominique Moïsi dans son sentiment que ce pays ne peut indéfiniment exclure « l’autre, l’Arabe et le Palestinien » ; il en voit le symbole dans « l’incongruité » du drapeau blanc et bleu, frappé de l’étoile de David, orgueilleusement planté sur la paisible Jéricho ». Avec ce lyrisme de pacotille pontifiant, assené jour après jour par les autorités, comment voulez-vous que le bourgeois français ne finisse pas gaga et bréneux ?

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