1 févr. 2017

Et ainsi mourut la LICRA, par Benoît Rayski

Il lui est arrivée d’être belle du temps qu’elle était jeune. Aujourd’hui c’est une vieillarde décrépite qui se donne au plus offrant. Au commencement était la LICA (Ligue Contre l’Antisémitisme). Dans les années 30, ses jeunes militants, pas tous juifs loin de la, faisaient le coup de poing contre les Camelots du Roi et quelques autres groupes d’extrême droite dont la haine du Juif était la raison d’être. Le régime de Vichy mit bon ordre à tout cela. Dans les années de l’après guerre la LICA se mua en LICRA (Ligue Contre le Racisme et l’Antisémitisme). Il fallait bien ça, une nouvelle population souffrante requérant aussi son attention.

LICRA et CCIF, copains comme cochons sur le dos du Juif
La cousine d’extrême gauche de la LICRA, le MRAP, fut encore plus radicale dans son entreprise de déjudaïsation. Les initiales MRAP voulaient dire Mouvement Contre le Racisme, l’Antisémitisme et pour la Paix. On garda le sigle en en modifiant le contenu. Et le MRAP devint le Mouvement Contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples ! Bien trouvé non ? Il ne fallait désespérer les quartiers et les cités ou le mot “ Juif ” est toujours précédé de “ nique le ”…


La LICRA, avec un peu de retard, s’est engagée sur le même chemin que le MRAP. Elle s’est portée partie civile dans le procès pour islamophobie intenté à Georges Bensoussan, historien courageux et auteur des Territoires perdus de la République. La plainte contre lui a été déposé par le Comité Contre l’Islamophobie en France (CCIF), une vitrine transparente des Frères musulmans. Dans un pays normal toute plainte émanant d’une telle officine irait directement au panier. Apparemment il n’est pas interdit aux islamistes d’user et d’abuser des lois françaises…

Voir la LICRA marcher la main dans la main avec les barbus du CCIF a de quoi donner la nausée. Et Alain Finkielkraut a eu la nausée. Il vient de démissionner de cette organisation pointant son “ déshonneur ”. Le philosophe, tout intelligent qu’il est, a mis du temps à comprendre les mécanismes implacables qui modifiaient le visage de la LICRA dont il était membre. Il fallait, rapport à la nouvelle clientèle que la LICRA veut séduire, faire oublier un peu le côté juif de l’organisation. C’est devenu : “ cachez cette kippa que je ne saurais voir ”. La conquête des djellabas vaut bien ça…


On s’en voudrait de terminer sur une note aussi grave. Car il se passe des choses drôles au tribunal où est jugé Bensoussan. Une sociologue d’origine arabe, citée comme témoin par le CCIF, est venue ainsi expliquer que dans les familles maghrébines quand on engueulait les enfants en les traitant d’“ espèce de Juif ” il ne fallait pas y voir malice. Juste un tic langagier. Pas méchant pour un sou. Moi quand j’engueule mes enfants je ne leur dit pas “espèce d’Arabe”…

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