28 févr. 2017

Lettre ouverte à Edwy Plenel pour l’honneur de Pascal Bruckner, par Isabelle Kersimon

Quand des vérités claquent, le patron de Mediapart dégaine le Point Facho. Examen à la loupe.
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Oui, une certaine extrême droite en France, traditionnellement xénophobe, affichant une nostalgie vivace pour le Führer et pour le Reich, et une fascination assumée pour leurs avatars contemporains, se répand en discours immondes et pathétiques sur nos concitoyens musulmans et sur l’islam en général. Pas toute l’extrême droite, cependant.
Celle de Dieudonné et Soral, par exemple, ou encore la frange dure de la catho-laïcité, flattent plutôt, tout aussi stupidement que les premiers la conspuent, ce qu’elles considèrent comme « l’islamité » : la haine d’Israël et des Juifs pour les uns ; la pudibonderie victorienne et la soumission à l’autorité bourgeoise pour les autres.

Bruckner, Plenel et l’affaire Meklat

 

Pascal Bruckner n’est pas de ceux-ci, ni de ceux-là. Et s’il en fallait une preuve ultime, l’on pourrait convoquer Un bon fils, magnifique récit autobiographique publié après la mort d’un père obsédé par les Juifs et admirateur actif de l’Allemagne nazie (1). En bon fils d’un salaud de père antisémite, Bruckner est devenu un homme de gauche et, dans la tradition antique de la gauche, un humaniste assumant ses choix, que l’on peut contester sans le nazifier.

C’est donc à juste titre qu’il a, dans le Figaro, d’une plume incisive et lucide, toujours marquée de l’élégante distance qui caractérise l’écrivain, a ironisé sur le fait que Mediapart recueillerait sans doute Mehdi Meklat, peut-être orphelin du Bondy Blog, au nom de la lutte contre « l’islamophobie ». Et, sacrilège, il a qualifié votre pure player de « site fréro-salafiste » (2).

Tandis qu’il critiquait sévèrement votre site, vous l’avez insulté à titre personnel : l’auteur du récent Un racisme imaginaire, lumineux réquisitoire contre l’intégrisme, invoquant la grandeur perdue de l’islam, sa tragédie actuelle, et sa nécessaire transformation, serait l’un de ces extrémistes pavant « la route électorale de l’extrême droite », un « illuminé aveuglé par la haine ».

Vous, Edwy Plenel, qu’avez-vous écrit sur les tweets immondes (3) du « double maléfique » de Meklat ? Rien. C’est Joseph Confavreux qui, dans les colonnes de Mediapart, tout en reconnaissant qu’ils sont « insupportables, indéfendables et indignes », s’est empressé d’invoquer la fachosphère et les « islamophobes » pour venir au secours de « l’enfant prodige ».

Mais « l’enfant prodige », qui prétendait œuvrer de mise en abime, s’est déchaîné dans des propos misogynes, homophobes, faisant l’apologie du terrorisme, appelant au viol, à la violence, et surtout, surtout, antisémites. En quatre ans, plus de 40 000 tweets n’avaient négligé qu’un visage de l’horreur dans les torrents de boue de son « persona » : la haine antimusulmane.

Facteur religieux, antisémitisme

 

Je connais votre mauvaise foi pour l’avoir expérimentée sur Twitter, cette mauvaise foi qui vous a semble-t-il définitivement aveuglé. Je connais aussi votre capacité à revendiquer les valeurs de la République et de la fraternité. J’ai lu votre Pour les musulmans et compris votre inquiétude. Je vous ai vu faire l’éloge face à leurs auteurs des essais de Jean Birnbaum et Gilles Kepel (4).

Il se dit que vous avez orchestré la condamnation sociale de Pierre-André Taguieff, dont les travaux sur le Front national, sur l’antiracisme dévoyé, sur le nouvel antisémitisme qu’il nomme « judéophobie », sur les illuminés de la conspiration ont heureusement inspiré une génération d’analystes capables de porter le fer dans la chair du Mal pour panser les plaies suppurantes de ses victimes. L’historien Georges Bensoussan a subi le même sort en dénonçant l’antisémitisme décomplexé qui, ces derniers jours encore (5), douze ans après le supplice d’Ilan Halimi, cinq ans après le massacre de l’école toulousaine Otsar Atorah, deux ans après la barbarie de l’Hyper Casher, bouscule le confort de consciences anesthésiées par les proclamations des Frères musulmans.

Au nom d’Aristide Briand et de Victor Hugo

 

Je sais que vous êtes un compagnon de longue date de tous ceux qui, au nom d’Aristide Briand et de Victor Hugo, se complaisent dans la posture flatteuse de Justes, désignant pour cibles d’un courroux fanatique dont nulle disputatio n’éteindra la détermination létale, les intellectuels des deux mondes, l’Orient et l’Occident, qui protègent encore leurs vertus respectives des furies destructrices de ce siècle sanglant : je pense à Kamel Daoud, à Boualem Sansal, à Salman Rushdie, à tous les excommuniés que votre empathie révoque.

Bruckner est de ceux-là. Et il avait vu juste. Libéraux, laïques, progressistes, féministes, antiracistes : à vos yeux, nous sommes tous suspectés d’être « islamophobes ». Alors venons-en aux faits. Ce que disent les faits, c’est que ce nouvel Eldorado de l’extrême gauche est bel et bien une création « frériste ». Ce qu’ils montrent, c’est que votre trajectoire politique a suivi les sillons creusés par Tariq Ramadan.

Des plumes et des soutiens très impliqués

 

Vous avez promu les ennemis de la laïcité en ouvrant les pages du Monde, lorsque vous y étiez directeur de la rédaction, à Xavier Ternisien, journaliste affublé de la crédulité des bigots, et par là, aux Frères musulmans. Ternisien a été hypnotisé comme vous par Tariq Ramadan, en qui il voit non pas un réactionnaire doucereux, mais un intellectuel moderniste. Le 11 juillet 2006, il accordait une interview à Youssef al Qaradawi, ce prédicateur antisémite modèle des « Frérots » qui a justifié entre autres les attentats suicides ayant coûté la vie à nos concitoyens.

Vous avez ouvert les pages de Mediapart à Rokhaya Diallo pour un rendez-vous audiovisuel mensuel. Cette militante active de la « racisation », formée aux États-Unis, cet État impérialiste que vous détestez tant, pour insuffler en France le vivre-ensemble à l’américaine, œuvre elle aussi à déconstruire notre belle république que vous prétendez pourtant défendre. Elle est l’une des plus ardentes défenderesses du concept d’islamophobie.

En novembre 2011, elle a signé l’appel contre le soutien à Charlie Hebdo. Les locaux du journal avaient été dévastés par un cocktail molotov, concrétisation des menaces et prélude à la tuerie. Le site avait été piraté, présentant en page d’accueil des versets du Coran. Cet appel à ne pas soutenir Charlie avait été cosigné par les têtes de pont des Indigènes de la République Youssef Boussoumah et Houria Bouteldja, notamment, auteure d’un exécrable Les Blancs, les Juifs et nous dont certains passages, sans nul besoin d’opérer des comparaisons hasardeuses, valent la prose de Drumont, quasiment mot pour mot, ces Indigènes de la République pour qui vous éprouvez une tendresse manifeste car, selon vous, leurs discours sont « une colère d’amour adressée à la France ».

Une « colère d’amour » qui tue

 

Colère d’amour aussi, la propagande antiflics ? Oubliant sans doute que les policiers Ahmed Merabet, Franck Brinsolaro et Clarissa Jean-Philippe, en janvier 2015, puis Jean-Baptiste Salvaing et sa compagne Jessica Schneider en juin 2016 à Magnanville sont morts assassinés par des islamistes, vous aviez pris la pose, dans les locaux de Mediapart, en compagnie de militants du collectif «Urgent, la police assassine». Quand bien même ce cliché avait précédé la tuerie de Magnanville, que n’avez-vous renié publiquement de telles accointances ? Ignorez-vous que la qualification d’assassinat implique une préméditation ? En l’occurrence, ce sont cinq policiers qui ont été assassinés de sang-froid, de bras armés par une haine inextinguible.

Face à ces crimes commis sur notre sol, vous avez rappelé que les premières victimes du terrorisme dans le monde sont les musulmans. Quels musulmans ? Il faut le préciser. Avez-vous pensé aux minorités religieuses et ethniques éradiquées ? Les chrétiens, les Yezidis, les minorités musulmanes considérées hérétiques, les femmes réduites en esclavage, exterminés ? Et plutôt que de défendre les Frères musulmans, que ne défendez-vous ces musulmans qui ne leur ont rien demandé ? En outre, ces crimes commis sur nos compatriotes à jamais dans nos mémoires et dans nos cœurs, l’ont été dans cette France conspuée par les Indigènes. Et les premières victimes de ce terrorisme et de son idéologie en France étaient des journalistes parce que journalistes, des Juifs parce que Juifs, et des flics parce que flics, M. Plenel.

« Not in my name », l’appel d’imams

 

Vous avez défendu nos compatriotes musulmans en affirmant qu’ils ne sont pas coupables des crimes de l’EI. C’est vrai. Mais ce qui ne l’est pas, c’est la véracité de cette accusation. Nul en France n’a porté sérieusement cette accusation, hormis les militants qui veulent à tout prix imposer au monde libre la notion d’islamophobie. Immédiatement après les premiers attentats, le è janvier 2015, ce sont des imams qui appelaient nos compatriotes à se désolidariser (6), dont Amar Lasfar, figure de proue de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), organisation des Frères musulmans en France, au nom de « l’usurpation de la religion ».

Et cette notion, ils vous l’ont transmise par perfusions jusqu’à ce que vous vous en fassiez, à votre tour, le porte-voix.

Maison commune avec Ramadan

 

ramadan plenel1Le 17 janvier 2015, sans un mot pour les victimes, vous étiez en conférence avec Tariq Ramadan, qui s’était déclaré « Ni Paris, ni Charlie, mais perquisitionnable », à Brétigny-sur-Orge. Vous l’avez retrouvé en mars 2015, lors d’un forum organisé par le Qatar à Bruxelles ; puis à Bourges en mars 2016, cette fois à l’invitation du Congrès des musulmans de la région Centre. N’aviez-vous pas déclaré sur Canal+, à Yann Barthès : « Avec Ramadan, même si nous avons des divergences, nous devons fonder une maison commune » (11) ?
Que Tariq Ramadan ait tressé des louanges à l’ancien stalinien converti au catholicisme, puis à l’islam, mais surtout au négationniste Roger Garaudy, est-ce une simple « divergence » ? Ou vos convergences avec Garaudy consistent-elles à penser que l’Islam est le nouveau prolétariat mondial, sous l’emprise des dollars fréro-qataris ?
Votre seul argument pour tenter de prouver l’innocuité de « l’intellectuel » Ramadan en ces temps bousculés par le terrorisme est le suivant : on a retrouvé au domicile de Chérif Kouachi et d’Amedy Coulibaly un livre de réfutation de ses thèses. La belle affaire ! Pierre Puchot en a fait un long argument islamologique dans Mediapart. Mais chacun sait que les salafistes n’aiment pas Tariq. Ils se défient le plus souvent des Frères musulmans, dont ils considèrent qu’ils sont égarés, quand ces derniers les regardent comme des illettrés.

Le 7 janvier 2016, le CCIF (8) se félicitait d’avoir votre soutien dans la « lutte contre l’islamophobie ». Ce même jour, un an après les tueries de Charlie, vous aviez retrouvé Marwan Muhammad, tantôt porte-parole, tantôt directeur exécutif de cette association, pour une conférence à Gennevilliers.

Avec les compliments du Qatar et de l’AKP

 

Votre Pour les musulmans, paru fin 2014, vous aura valu bien des louanges et des amitiés.
 
Le 5 janvier 2015, pour la deuxième année consécutive, le site communautaire Oumma.com vous comptait parmi ses personnalités préférées de l’année en compagnie de l’ambigü Mohamed Bajrafil (8), nouvelle coqueluche des journalistes mal informés, et, encore, de Saïd Bouamama (sociologue proche du PIR), Youssef Boussouma (direction du PIR), et de la militante pro-voile Ismahane Chouder, notamment. Il y était question de l’islamophobie, « cette hydre dont les têtes renaissent toujours dans un Hexagone devenu, année après année, le terreau fertile de son surgissement perpétuel et de sa violence décuplée ». Sans blague !

La « violence décuplée » frapperait une première fois en 2015 deux jours après la parution de cette notice.

Traduit en arabe, Pour les musulmans a été, selon votre ancien confrère du Monde Luc Rozensweig, « diffusé de l’Atlantique au Golfe persique comme supplément de Al-Doha Magazine, présenté comme une revue culturelle qatarie (…), déclinaison pour les intellos arabophones de l’appareil de propagande des Frères musulmans, dont le vaisseau amiral est la chaine d’information télévisée multilingue Al-Jazira ».

Votre Pour les musulmans a également reçu les compliments de la SETA, un think tank turc proche de l’AKP. En mai 2016, la SETA présentait au Parlement européen un rapport sur « l’islamophobie en Europe » reprenant les chiffres délirants du CCIF (9). Au passage, tandis qu’on y célébrait votre ouvrage, on qualifiait mon premier essai d’islamophobe au côté du roman de Michel Houellebecq, d’Alain Finkielkraut et d’Éric Zemmour avec qui je ne partage rien, sinon le sens de l’autodérision.

Et c’est vous qui dénoncez « une campagne par amalgame » au sujet des tweets hideux de Mehdi Meklat ?

Non, M. Plenel, l’extrême droite n’est pas laïque

 

C’est une bonne chose de s’élever contre les dérives d’une vision de la laïcité plus inspirée de Marine Le Pen que des pères fondateurs. Ça n’en est pas une de laisser croire à vos amis chers au Qatar, ainsi qu’à des lecteurs peu au fait du sujet, que le Front national et la frange souverainiste « catho-laïque » sont d’une quelconque façon laïques. Ce faisant, c’est vous qui contribuez aussi à la confusion dont vous dites redouter le résultat dans les urnes. Ça n’est pas une bonne chose de laisser penser à vos lecteurs peu au fait du sujet que Charlie Hebdo et ses proches ne sont pas laïques, tout en insinuant pour complaire à vos amis chers au Qatar qu’ils sont « laïcistes ». Ça n’est pas une bonne chose de laisser insulter dans vos colonnes ou dans des tweets « sans amalgame » la journaliste Caroline Fourest ou le préfet Gilles Clavreul, intraitables avec les militants de l’islam politique, intraitables avec les racistes antimusulmans.

C’est une bonne chose de défendre nos concitoyens musulmans et de vouloir les protéger des unes criardes de Valeurs actuelles en un moment où une partie de notre jeunesse rêve d’expirer au Cham. Ça n’en est pas une de déclarer que les caricatures de Charlie Hebdo sont des insultes, parce que jamais elles n’ont ciblé des personnes, hormis quelques politiques qui le méritent ; parce que jamais elles n’ont stigmatisé « les musulmans », mais moqué les bigots et les djihadistes.

Toujours Charlie

 

Comme votre « cobâtisseur » Tariq Ramadan, pourtant, vous n’avez pas vraiment été « Charlie ». Comme tous ceux qui ont feint de ne pas comprendre ces rassemblements populaires au soir même des premiers attentats, vous avez minaudé sur l’« Être Charlie ». Or, « Être Charlie » n’a jamais été synonyme d’être « abonné à Charlie », d’être « fan de tous les dessins de Charlie », mais d’être un amoureux de ces qualités de la France, de la République que vous assurez promouvoir, de ce pourquoi Cabu, Charb, Wolinski… sont morts : la liberté d’expression, la défense de la laïcité, l’esprit frondeur.

Le dernier mot à Fabrice Nicolino, ce grand journaliste de gauche, rescapé de la tuerie, en portant toujours les stigmates physiques et psychologiques, qui a dressé un réquisitoire (10) vous concernant, vous et les vôtres qui trahissez la pensée progressiste la plus libérale, au fond, et la plus authentiquement républicaine : « La complicité de tant d’intellectuels avec le stalinisme et ses divers avatars n’a jamais été purgée. »

Et sans quitter Nicolino, l’histoire retiendra de Bruckner qu’il aura été, en ce « minuit dans le siècle », de ces voix qui auront combattu les habits neufs du totalitarisme et les refoulés du nazisme, quand d’autres auront une fois de plus fermé les yeux sur l’un des deux.
  1. Voir par exemple : http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/04/17/pascal-bruckner-mon-pere-ce-nazi_4402799_3246.html#meter_toaster
  2. Voir : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2017/02/24/31002-20170224ARTFIG00323-pascal-bruckner-l-affaire-du-bondy-blog-est-le-titanic-de-la-gauche-branchee.php
  3. Voir : http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/02/21/le-chroniqueur-mehdi-meklat-rattrape-par-ses-tweet-haineux_5083011_3224.html
  4. Jean Birnbaum : Un silence religieux. La gauche face au djihadisme(Seuil) ; Gilles Kepel, avec Antoine Jardin : Terreur dans l’Hexagone. Genèse du djihad français(Gallimard).
  5. Liste de la semaine, réalisée par Rudy Reischstadt (Conspiracywatch.info) : Lerappeur Kery James a pu publier une tribune dans Le Monde(sur les violences policières). Il y a moins de six mois, il mettait sur le même plan SOS Racisme et Egalité & Réconciliation tout en expliquant qu’Alain Soral avait quand même participé à son « éveil politique ». L’icône naissante Mehdi Meklat, n’assumant pas ses tweets haineux contre les Juifs et les homosexuels, n’a rien trouvé de mieux que d’essayer de se faire passer, avec la complicité de certains journalistes pas spécialement issus de la frange la plus réactionnaire du pays, pour la victime d’une campagne orchestrée par l’extrême droite (point barre, à la ligne, circulez y’a rien à voir). Un ex-comparse de Dieudonné, Olivier Sauton, qui a tourné (mais pas seulement) dans « L’Antisémite » (une farce ouvertement raciste et négationniste avec Soral, Faurisson et Dieudonné dans leurs propres rôles), a été couvert d’éloges par BFM TV (et avant cela par Télérama et une journaliste du Monde) pour son nouveau one-man show. Un magistrat a décidé de ne pas retenir la qualification antisémite dans une affaire de séquestration, viol en réunion et cambriolage d’un couple de Juifs de Créteil à qui l’un de leurs agresseurs avait pourtant dit : « Vous les Juifs, vous avez de l’argent ». Un homme, dont on a appris qu’il était fiché S pour consultation régulière de sites djihadistes, a été arrêté mercredi soir en possession d’une arme blanche aux abords du dîner du Crif. Deux jeunes Juifs ont été agressés avec une scie à Bondy. La réalisatrice Houda Benyamina, César du Meilleur premier film pour Divines, avait partagé un dessin conspirationniste (complot judéo-sioniste contre la paix mondiale) deux jours après les tueries du Bataclan.
  6. Voir : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/09/les-imams-appellent-les-musulmans-a-se-desolidariser-de-ces-actes-et-le-faire-savoir_4552762_3224.html
  7. Voir Isabelle Kersimon dans Islamophobie, la contre-enquête(Plein Jour, 2014) ; L’Islamophobie(Éditions Dialogue Nord-Sud, 2016) ; Une France soumise. Les voix du refus (Albin Michel, 2017) et le site islamophobie.org
  8. Voir mon enquête : http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/10429
  9. Voir : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/01/20/31003-20160120ARTFIG00339-islamophobie-les-chiffres-du-ccif-ne-sont-pas-fiables.php
  10. Le site de Fabrice Nicolino : https://fabrice-nicolino.com/?p=2533
  11. NDLR : la vidéo faisant référence à cette déclaration a été supprimée partout. Tous les articles incluant un lien sur YouTube ou sur Dailymotion mènent à une page annonçant que la vidéo n’est plus accessible. Nous avons trouvé l’intégrale de l’émission dans les archives de Canal+. A 14’50 Barthes s’adresse à Plenel et lui demande de dire un mot ou 2 sur « les personnes » qu’il va lui montrer, mais on ne voit que Houellebecq….

Isabelle Kersimon, Journaliste et essayiste, Rédactrice en chef de islamophobie.org
https://www.facebook.com/Kersimonisa  et  @Kersimonisa

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