25 mars 2017

Partout policiers et soldats abattent les terroristes, par Line Tubiana

La politique longtemps critiquée d’Israël vis-à-vis des terroristes est appliquée dans le monde entier, lors des attentats islamistes de plus en plus nombreux.
Pendant de longues, trop longues années, les forces de sécurité israéliennes ont eu une image très négative dans le reste du monde. Présentés partout comme des allumés tirant plus vite que leur ombre, les soldats de Tsahal étaient représentés quasiment comme des bourreaux, refusant aux terroristes falastiniens la justice à laquelle tout le monde a droit.

Les deux gisants en jeans ne sont ni des déséquilibrés, ni des loups solitaires, ni des activistes et encore moins des résistants. Ce sont de vulgaires terroristes islamistes abattus après qu'ils ont tenté de poignarder des soldats israéliens. Les mêmes qui tentent de semer aujourd'hui la terreur en Europe.
C’était facile de juger en ces temps où le terrorisme n’avait pas atteint l’occident. Comment ces sauvages peuvent-ils tirer sur des gamins, sur des femmes, bon, d’accord, il y a eu une attaque à la voiture bélier, bon d’accord des gens ont été tués ou gravement atteints par une bombe, oui, ok, le gars tué venait d’assassiner ou de tenter d‘assassiner des civils à l’arme blanche ou en leur tirant dessus  à bout portant, mais est-ce une raison suffisante pour ne pas lui donner sa chance ?
Qui d’entre nous n’a pas entendu des dizaines de fois cette question stupide : « tu n’as pas peur d’aller en Israël ? » Qui n’a pas bouilli de rage en voyant ce pays que nous aimons tant décrit comme un ramassis de brutes sanguinaires obsédés jusqu’à la folie par leur sécurité ?

Pendant toutes ces longues années, un seul langage était toléré et politiquement correct : pauvres falastiniens assassinés par les méchants israéliens. Un langage stupide, qui a laissé l’antisémitisme se développer jusqu’à la nausée, mais bon, ça ne touchait que les juifs.

La phase du déni

Et puis, hélas, le terrorisme est venu frapper tous ces pays qui vivaient dans la douce quiétude du déni absolu, certains que cela ne leur arriverait pas. Les prémices du terrorisme ont été attribuées à des illuminés, des personnes dérangées, des dingues qu’il fallait juste soigner. Chut, ce ne sont pas des terroristes, justes des loups cinglés isolés, mais non, surtout pas des terroristes.

Quand Mehra assassine 3 militaires et 4 Juifs dans une école juive à Toulouse, pas de marche blanche, pas de vraie réaction du pays. Quand les journalistes de Charlie Hebdo sont massacrés dans leurs locaux, et que les clients de l’Hyper Casher sont visés par le même gang terroriste, belle manifestation, mais aurait-elle eu lieu si toutes les victimes avaient été juives ? Je suis aujourd’hui encore persuadée que la réponse est non.

Et le nouveau mot d’ordre devint soudain ce mot magique dont on nous a soûlés : #PADAMALGAM.

Prise de conscience douloureuse

Puis un triste soir de novembre 2015, c’est l’attaque terroriste du Bataclan. Puis une vague de terrorisme s’est abattue sur l’Europe, semant la mort, la douleur et le malheur.

Et on a vu nos rues, nos gares se remplir de soldats et de forces policières, tous armés jusqu’aux dents. Et l’on a vu partout des terroristes abattus, parce qu’il le fallait, parce qu’ils sont dangereux et nuisibles, tout comme en Israël. Et l’on a vu les grands de ce monde se demander avec 10 ou 20 ans de retard, si la manière dont Israël protège ses citoyens est si mauvaise que ça. Et l’on a vu les responsables des métropoles s’intéresser aux mesures de sécurité prises à Tel-Aviv ou à Jérusalem lors des grandes manifestations publiques : Gay Pride, Marathon, Carnaval de Pourim et autres. Comment bloque-t-on un accès, comment empêcher un camion d’approcher, comment sécuriser un aéroport, allons donc voir là-bas comment ils font, finalement ils ne s’en tirent pas si mal !

Et les mêmes qui se sont fourrés la tête dans le sable pendant des années reviennent doucement à la réalité, et pourtant ces imbéciles heureux avaient été prévenus par tous ceux qui savaient.

Lors de la seconde intifada, quand l’antisémitisme musulman a éclaté en France, Elie Wiezel avait lancé un cri d’alarme pour essayer de rappeler à ces ignorants que les malheurs du peuple juif rattrapaient tôt ou tard le reste des peuples. Mais les grands de ce monde ont préféré se boucher les oreilles, et continuer à croire que cette violence se limiterait aux Juifs.

N’oublions jamais

N’oublions jamais que ce sont les mêmes qui se sont tus à Durban, qui ont permis que l’inénarrable ONU se transforme en machine à produire des résolutions contre Israël, qui ont fermé les yeux pendant que les palestiniens étaient affamés et assassinés à Yarmouk.

Et ce sont eux qui aujourd’hui cherchent en Israël des solution à ce problème mondial de protection des civils, permettent que l’on abatte les terroristes pour éviter des massacres, et ne savent plus comment endiguer le phénomène monstrueux qu’ils ont laissé grandir et qu’ils ont nourri. Mais ils continuent à vilipender Israël à chaque occasion, à approuver des résolutions ignobles de l’ONU et de l’UNESCO, et contribuent ainsi à fortifier le monstre qu’ils voudraient combattre.

Illogique ? Oui, sans doute attendent-ils d’autres catastrophes, encore plus insoutenables pour sortir réellement de leur aveuglement.

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