26 avr. 2017

Selon le nouveau chef du FN, il est « impossible d’utiliser le Zyklon B dans des exterminations de masse » par le Times of Israel staff

[Note de l'administrateur : En cédant son poste de Présidente du Front National au pétainiste et négationniste Jean-Francois Jalkh, Marine Le Pen propulse sur le devant de la scène et au plus hautes responsabilités tout ce qu’elle a prétendu pendant des années ne plus exister au FN.
Je comprends mal les raisons de ce choix au moment précis des élections présidentielles. Elle pourrait en effet perdre quelques centaines de milliers de voix de certains de ses électeurs peu ragoûtés par les abjectes opinions de cet individu.
S’agit-il d'éviter, à l'instar de son père, une accession au pouvoir auquel elle prétend pourtant aspirer ? S'agit-il d'attirer les voies arabo-musulmanes, celles précisément qui ont tété l'antisémitisme avec le lait de leur mère ? S'agit-il de conserver le soutien des fondateurs du Front National canal historique, nostalgiques de Vichy et/ou négationnistes ? S'agit-il encore d'une sinistre cuisine interne à ce parti prétendument républicain ?
Quelle que soit l'explication, il apparaît bien aujourd'hui que le Front National est décidément infréquentable, en particulier par des Juifs égarés. Je ne le répéterai jamais assez : les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis.]


Jean-François Jalkh, nouveau président du FN remet en question l'usage du Zyklon B durant la Shoah (Crédit: Wikimedia Commons Polomartini)
Jean-François Jalkh, nouveau président du FN remet en question l'usage du Zyklon B durant la Shoah (Crédit: Wikimedia Commons Polomartini)

Marine Le Pen s’est mise en congé de la présidence du Front national « afin de rassembler autour de [son] projet ».

Multi-mis en examen dans des affaires d’escroqueries et d’emploi fictif, admirateur du maréchal Pétain, révisionniste, le remplaçant de Marine Le Pen à la tête du parti a un pedigree chargé.

Jean-François Jalkh, ex-député européen FN, ex-vice président du FN, ex-trésorier de Jeanne, le micro-parti, pierre angulaire du financement du FN, est un homme du sérail qui par patience, discrétion et engagement vient d’accéder à un poste éminent. 

Et il est peu de dire, que les activités de cet homme, jusque-là quasi-inconnu du public, mais pas de la justice, démontrent son grand engagement dans le fonctionnement du parti, et le partage de certaines de ses idées les plus sombres.

Ainsi s’exprimait, le 14 avril 2000 à St-Cloud, Jalkh, le nouveau président du Front national, selon un témoignage rapporté par le n°7 de la revue Le Temps des savoirs (La Création, Odile Jacob, mars 2005).

« …sur l’utilisation d’un gaz, par exemple, qu’on appelle le Zykon B (sic), moi, je considère que d’un point de vue technique il est impossible je dis bien impossible de l’utiliser dans des […] exterminations de masse. Pourquoi ? Parce qu’il faut plusieurs jours avant de décontaminer un local qui a été… où l’on a utilisé du Zyklon B ».


Au rayon « affaires judiciaires », le nouveau président du FN n’a rien à envier à l’ex-présidente du parti. Le 19 mai 2015, alors secrétaire général de Jeanne, un micro-parti créé pour faciliter le financement des campagnes du FN, il est mis en examen pour « escroqueries, abus de confiance et acceptation par un parti politique d’un financement provenant d’une personne morale, en l’occurrence la société Riwal » dirigée par Frédéric Chatillon, ami et conseiller de Marine Le Pen. 

Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen. (Crédit : capture d'écran Facebook/Frédéric Chatillon)
Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen. (Crédit : capture d’écran Facebook/Frédéric Chatillon)

Riwal est alors accusée de sur-facturer des kits de campagne au FN aux candidats FN, afin de libérer des liquidités en blanchissant les subventions accordés au parti.

Autre affaire : si la Parlement européen réclame aujourd’hui la coquette somme de 320 000 euros à Jean-Marie Le Pen, c’est pour avoir embauché un assistant parlementaire présumé fictif, dont, à ce jour, l’activité réelle n’a jamais été prouvée. Le nom de ce fantôme du parlement : Jean-François Jalkh.

Last but not least, c’est, déjà en compagnie du fondateur du Front national qu’en 1991, ce touche-à-tout se rend à l’église de Saint-Nicolas-du-Chardonnet afin d’assister à une messe à la mémoire du maréchal Pétain. 

Hier matin, Florian Philippot s’insurgeait encore que l’on qualifie le Front national de Marine Le Pen d’extrême-droite. Que pense-t-il de celui de Jean-François Jalkh ?

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