10 mai 2017

A quand la grève des attentats contre les juifs ? par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

Dans un article du 4 mai 2017, le journal Le Monde a indiqué que des milliers de palestiniens s’étaient rassemblés (la veille) à Ramallah au pied de l’immense statue de Nelson Mandela « en Cisjordanie occupée » (sic), en soutien au millier de détenus en grève de la faim dans les prisons israéliennes (sic). Cet article fustige Israël pour sa politique à l’égard des terroristes palestiniens en détention dans les prisons israéliennes en oubliant d’indiquer que Ramallah est la capitale de l’Autorité palestinienne, située en « zone A » de Cisjordanie sous contrôle exclusif palestinien. En outre, il mentionne que la Cisjordanie serait « occupée », ce qui permet de victimiser les palestiniens et de cautionner, indirectement, les attentats meurtriers qu’ils commettent. Enfin, le texte oublie de mentionner les attentes israéliennes, à savoir une « grève » (suspension) définitive des attentats palestiniens contre les juifs.

Campagne des amis de Méluche-PCF dans toutes les villes de France,  principalement celles ancrées à « gauche ». Le « crime contre la mémoire » consiste ici à brader les souvenirs de la Résistance Française à l’occupant nazi, à reprendre les paroles du poème mobilisateur de Paul Eluard et à présenter l’assassin Barghouti condamné à 5 vies de prison comme un « stratège politique dirigeant les cœurs et les esprits » depuis sa cellule, comme Mandela a pu pousser le monde -- dépolarisé  entre l’Est et l’Ouest -- à changer de régime en Afrique du Sud.

Le 24 avril 2017, la presse internationale s’inquiétait de ce que « l’état de santé du leader palestinien Marwan Barghouti (en grève de la faim depuis le 17 avril 2017) s’était « dangereusement » détérioré. Rassurons-nous, le terroriste palestinien qui purge 5 peines d’emprisonnement à perpétuité (pour meurtre et soutien au terrorisme) se porte beaucoup mieux.
Dans une correspondance adressée en mai 2017, il a confirmé toute sa détermination : « Nous sommes déterminés à mener ce combat quel qu’en soit le prix »… « Israël ne peut pas nous faire taire, nous isoler ni nous briser. (…) Cette grève de la faim vise à contrer les politiques d’occupation israéliennes injustes qui se poursuivent et s’accélèrent contre les prisonniers et leurs proches » (sic).

Le Journal le Monde a donc présenté  le terroriste Barghouti comme étant un « haut cadre du parti Fatah du président Mahmoud Abbas, dont plusieurs capitales étrangères et le Parlement européen réclament la libération, estimant qu’il pourrait jouer un rôle dans les efforts de paix avec Israël » (sic)

En d’autres termes, si les palestiniens commettent des attentats contre les juifs, c’est parce qu’ils vivraient « sous occupation » (sic). Inversement, Israël n’aurait pas le droit de protéger sa population en incarcérant les terroristes…

Une fois encore, on observe que la presse française et internationale cautionne le raisonnement palestinien consistant à inverser la réalité de la situation. Il suffit pour s’en convaincre d’examiner les menaces des responsables palestiniens qui mettent en garde contre une « explosion » en cas de détérioration de l’état de santé de M. Barghouti « l’une des personnalités les plus populaires du Fatah, la principale composante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ». Une nouvelle Intifada contre « l’occupation israélienne », pourrait même se produire si l’un des grévistes venait à mourir (sic).

Selon le mouvement de soutien palestinien, cette grève s’inscrirait dans la continuité de mouvements similaires depuis 50 ans que dure l’occupation de la Cisjordanie, de Jérusalem et de Gaza (sic), mais serait inédite par son ampleur. Les palestiniens présentent ainsi leur mouvement de grève de la faim « d’expression de la résistance non-violente des Palestiniens contre l’occupation et le régime d’oppression imposé par Israël » (sic). Le raisonnement palestinien est en réalité faussé. Les palestiniens justifient ainsi le terrorisme, par la soi-disant occupation comme s’ils étaient des résistants et, qu’à défaut, ils cesseraient leurs attentats barbares et aveugles.

La thèse de l’occupation est bien évidemment une fausse justification. D’ailleurs, lorsque les palestiniens admettront que la Cisjordanie n’est pas occupée, il n’est pas certain qu’ils cesseront leurs attentats meurtriers. Rappelons que la Cisjordanie est un territoire sans maître depuis le 31 juillet 1988, lorsque la Jordanie a unilatéralement renoncé à ce territoire qu’elle avait annexé en 1950. Depuis, ce territoire a fait l’objet d’une organisation administrative israélo-palestinienne lors des accords d’Oslo. Désormais, Israël dispose du contrôle exclusif de la zone C, soit 60 % du territoire, non en vertu d’une occupation mais juste des accords passés.

Si donc les palestiniens reprochent la présence israélienne en Cisjordanie, ils n’ont qu’à s’en plaindre au leader palestinien prix Nobel de la paix, feu Arafat, qui en a décidé ainsi. De même, et s’agissant de la bande de Gaza, le territoire n’est pas non plus occupé. Si occupation il y a, c’est juste par le Hamas que les palestiniens gagneraient à chasser une bonne fois pour toute, puisqu’il est la cause exclusive de leur souffrance.

Reprenons donc les revendications des prisonniers palestiniens, pour illustrer leur parfaite mauvaise foi. Tout d’abord, ils réclament la fin du « recours à la torture et autres formes de mauvais traitements ». Non seulement il n’y a ni torture ni mauvais traitement dans les geôles israéliennes, mais en outre, s’ils se plaignent de leur détention, qu’ils cessent de s’en prendre aux juifs pour des motifs fallacieux. Israël ne sera plus obligé de les incarcérer et de les surveiller.

Ensuite, ils demandent une amélioration des conditions de visite pour leur famille. Une fois encore, qu’ils cessent les attentats terroristes et dans ce cas, Israël n’aura plus à les prendre en charge. Ils pourront organiser leurs futurs Etats, d’une part, sur les zones A et B de Cisjordanie (objet d’un contrôle palestinien quasi exclusif), et, d’autre part, sur la Bande de gaza qu’ils contrôlent sans partage.

Par ailleurs, ils réclament « la fin de leur détention en Israël » pour retourner « dans les territoires occupés » (comme l’exigerait la Quatrième Convention de Genève), « avec pour conséquence, des obstacles multiples aux visites de familles ». Naturellement, faute de territoires occupés, la Convention de Genève est inapplicable. D’ailleurs, l’Etat de Palestine (reconnue le 29 novembre 2012) ne s’est pas vu affectée de territoires particuliers. Lorsque les palestiniens cesseront leurs attentats terroristes, ils ne seront plus détenus, ni en Israël, ni ailleurs.

En outre, ils demandent « l’abandon de la détention administrative, régime de détention sans charges et sans jugement auquel sont soumis aujourd’hui environ 500 prisonniers palestiniens, parfois depuis plusieurs années ». Le principe de la détention provisoire est admis dans tous les pays  démocratiques. Lorsqu’ils constitueront leurs Etats démocratiques en zone A et B de Cisjordanie et à Gaza, ils pourront s’inspirer de ces mesures.

Enfin, ils réclament « des soins de santé adaptés, alors que des négligences délibérées dans ce domaine conduisent à la détérioration de l’état de santé de nombreux prisonniers, voire à leur mort ». On croit rêver. Si les palestiniens sont détenus c’est précisément parce qu’ils portent atteinte à la santé des israéliens. Une fois encore, c’est la grève définitive des attentats contre les juifs qui réglera leur situation.

Le ministre de la Sécurité intérieure a refusé de céder au chantage : « Nous n’avons pas de raisons de négocier avec les prisonniers, il s’agit de terroristes et d’assassins ». Pour sa part, le Ministre de la Défense Avigdor Lieberman a rappelé que Margaret Thatcher avait laissé mourir le terroriste Irlandais Bobby Sand en grève de la faim, alors qu’Israël alimente les grévistes de force. Que les terroristes palestiniens profitent donc de leur isolement pour méditer : la solution est entre leurs mains.


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