1 mai 2017

Breaking the Silence et B’Tselem sont des organisations criminelles, par Guy Millière

On le sait, je pense, Binyamin Netanyahu a, voici quelques jours, refusé de recevoir le ministre des Affaires Étrangères allemand, Sigmar Gabriel, qui était en visite en Israël. M. Netanyahu a indiqué de manière explicite pourquoi il avait pris cette décision. Un communiqué a été publié par ses services, disant : “La politique du Premier ministre est de ne pas recevoir de visiteurs étrangers qui, lors de voyages diplomatiques, rencontrent des groupes qui calomnient les militaires israéliens en les présentant comme des criminels de guerre”.
 
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Les " libérateurs " de Shovrim Shtika
La presse française a, bien évidemment, incriminé le Premier ministre israélien, l’accusant d’avoir suscité délibérément des tensions avec l’Allemagne. Elle a rappelé que l’Allemagne participe au financement de la construction de sous-marins israéliens, aidant ainsi Israël. Les media français ont également souligné que les groupes rencontrés par le ministre des Affaires Etrangères allemand sont des “groupes de défense des droits de l’homme”.
 
Une seule de ces affirmations est exacte : celle concernant les sous-marins israéliens ; mais que l’Allemagne, après avoir exterminé six millions de Juifs il y a sept décennies, fasse preuve d’un minimum de générosité à l’égard de l’Etat du peuple juif peut paraitre constituer la moindre des réparations.
 
La première affirmation est inexacte et inverse les responsabilités : ce n’est pas Binyamin Netanyahu qui a suscité des tensions avec l’Allemagne, c’est le ministre des Affaires Etrangères allemand qui s’est conduit de manière inadmissible pendant qu’il se trouvait en Israël.
 
La troisième affirmation est bien davantage qu’inexacte, elle est absolument calomnieuse. Les groupes rencontrés par le ministre des Affaires Etrangères allemand ne défendent pas les droits de l’homme, mais se livrent à une vile propagande et agissent contre les droits de l’homme. Ils s’emploient à salir un pays démocratique, Israël, en aidant des terroristes et en mettant en danger - voire en entrainant leur mort -, des soldats chargés de combattre le terrorisme. Ce sont des groupes criminels, qui devraient être traités comme tels par le gouvernement israélien et par les gouvernements de tous les pays éclairés.
 
Il n’est pas étonnant, quoique scandaleux, que le ministre des Affaires Etrangères allemand a rencontré les groupes en question : ceux-ci sont en large partie financés par les pays d’Europe et par l’Union Européenne, donc Allemagne comprise, qui joue dès lors, de manière consciente ou non (mais j’ai du mal à croire en l’inconscience en une époque où l’information circule largement et est aisément disponible) un jeu des plus pervers.
 
Et il ne serait encore pas étonnant, mais toujours aussi scandaleux, que le ministre des Affaires Etrangères allemand et son gouvernement affirment de manière hypocrite que les groupes en question sont, comme l’a avancé la presse française, des groupes de défense des droits de l’homme, car c’est la justification que se donnent les pays d’Europe et l’Union Européenne pour les financer.
 
Ce doit être l’occasion de souligner que les groupes en question sont sous la surveillance d’une organisation indispensable de salubrité publique : NGO Monitor (http://www.ngo-monitor.org), qui effectue un travail sérieux et remarquable, avec peu de moyens, pour défendre quant à elle les droits de l’homme et la vérité.
 
Le site de NGO Monitor [l’observateur des ONG] explique en détail, et preuves à l’appui, que l’un des groupes rencontrés par le ministre allemand, Breaking the Silence (hébreu : שוברים שתיקה Shovrim Shtika, " On rompt le silence ") utilise des témoignages anonymes, dont rien n’indique qu’il ne s’agit pas de faux, aux fins de prouver que l’Armée israélienne commettrait des “crimes de guerre”. Breaking the Silence définit les terroristes arabes tueurs de Juifs sous l’appellation de “combattants de la liberté”, ce qui constitue une preuve suffisante pour démontrer que cette organisation considère que tuer des Juifs participe d’un acte libérateur. 
 
NGO Monitor explique aussi que l’autre groupe rencontré par l’hôte allemand, B’Tselem (hébreu בצלם), accuse sans cesse Israël, non seulement de “crimes de guerre” elle aussi, mais de pratique de l’ ”apartheid”. Or cette allégation suffit pour sa part à établir qu’elle ne tient aucun compte de la réalité et participe à une opération préméditée de désinformation et de stigmatisation de la société israélienne. Que des Israéliens - B’Tselem est une ONG israélienne - fassent comme s’ils ne voyaient pas que la société israélienne est une société pluriculturelle où Arabes et Juifs vivent ensemble sans discrimination, et comme s’ils ne voyaient pas que l’Autorité Palestinienne pratique quant à elle non pas l’apartheid mais l’épuration ethnique, est accablant quant aux intentions de cette organisation.

Lire la suite sur le site de la Ména : http://www.menapress.org/breaking-the-silence-et-b-tselem-sont-des-organisations-criminelles-info-013004-17.html

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