28 mai 2017

Haine du Juif et laïcité : des membres du gouvernement attaquent Finkielkraut, par Eric Hazan

[NdA : Faisant mine de croire que Finkie attaque sa personne, et non ses scandaleuses déclarations, Schiappa interprète avec outrance son rôle de pauvre victime. Mais cela ne prend plus : elle n'est victime que d'elle-même et de ses positions idéologiques, qui semblent avoir la faveur du porte-parole du nouveau gouvernement.]

L’intellectuel lui a répondu dans un droit de réponse publié dans Libération : 
« Piquée au vif, la Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes m’écrit dans une lettre publiée par Libération. Aurais-je donc menti ? Me serais-je laissé abuser par les fake news, les faits alternatifs, la post-vérité qui prospère sur Internet ? Serais-je une victime paresseuse et donc coupable de la rumeur ? 

Non. J’ai lu, de mes yeux lu, une autre lettre adressée par notre épistolière à Manuel Valls quand il était à Matignon. Dans la même lettre, Marlène Schiappa affirmait qu’il n’y avait pas d’antisémitisme dans les quartiers populaires. Nul besoin donc de reconquérir les territoires perdus de la République car contrairement à ce que révélaient les professeurs réunis par Georges Bensoussan, il n’y avait rien d’autre à signaler dans ces territoires que le chômage et la discrimination. Ce n’était pas l’antisémitisme le problème, ni le sexisme, ni la francophobie, mais le fait que le Président Hollande n’avait pas tenu l’engagement 59 de son programme : défendre la paix et la reconnaissance de la Palestine. 

Au lieu de poursuivre de sa vindicte ceux qui ont le malheur de lui rappeler ses propres prises de position, Marlène Schiappa devrait, toutes affaires cessantes, lire le dernier état des lieux publié par Bensoussan La France soumise (avec une préface lumineuse d’Élisabeth Badinter) et le rapport de Malek Boutih intitulé Génération radicale. Ainsi, débarrassée de ses œillères idéologiques, pourra-t-elle commencer à faire du bon travail ».

La Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, avait fustigé samedi les critiques du philosophe et académicien Alain Finkielkraut qui accuse la benjamine du gouvernement d’être complaisante vis-à-vis des islamistes :
« C’est donc un honneur d’être, moins de 24 heures après ma nomination au Gouvernement, la cible privilégiée d’une personnalité telle que vous. Que vous, le grand philosophe, l’Académicien, l’homme de valeurs, ayez décidé de choisir comme adversaire politique et cible de vos attaques en cette période passionnante et cruciale la benjamine du gouvernement, issue de la société civile, élue locale, venant de quartiers populaires, non diplômée d’une grande école, femme, de gauche et féministe de surcroît, ou bien c’est un hasard, ou bien c’est un aveu de faiblesse de votre part, ou bien c’est un positionnement politique », a-t-elle déclaré dans un courrier que s’est procuré le journal Libération. 

Sur Twitter, Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, a apporté son soutien à la Secrétaire d’État en des termes irrespectueux envers l’intellectuel juif. « Attaquée par Alain Finkielkraut, Marlène Schiappa  le remet fermement à sa place. Au piquet », a-t-il écrit. [NdA : rappelons ici le soutien du porte-parole barbu aux terroristes pro-Hamas du Mavi Marmara. On se demande qui devrait être " au piquet ".]


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