26 mai 2017

Jérusalem: Le président tchèque et son parlement entrent dans l’histoire, par Rédaction de CoolAmNews

Les députés tchèques estiment que la résolution « nie la souveraineté d’Israël sur l’ensemble de Jérusalem ». Le vice-président chrétien-démocrate de la Chambre basse du Parlement, Jan Bartosek, s’est opposé à la « politisation de l’UNESCO » et à son « attitude hostile » envers Israël. Par la suite, la Chambre des députés a appelé le gouvernement tchèque à suspendre ses paiements à l’UNESCO. Cette année, la cotisation tchèque devrait s’élever à 30,2 millions de couronnes (1,14 millions d’euros).

Le Parlement tchèque.

Le président donne le ton

Dans une initiative plutôt inhabituelle, le président  tchèque Milos Zeman a également envoyé ses vœux lors d’un événement organisé par l’ambassade israélienne en l’honneur de la journée de Jérusalem au château de Prague, la résidence officielle du président de la République tchèque, prêtée pour l’occasion.

« Laissez-moi vous saluer tous à l’occasion de ce rassemblement qui a lieu à la veille de la Journée de Jérusalem C’est d’autant plus précieux dans cette situation où le poison de l’antisémitisme a encore une fois commencé à s’enraciner sur le continent européen. C’est la République tchèque qui a tendu la main à Israël pendant les temps difficiles. Et en échange, Israël, avec sa vitalité et sa fierté, nous encourage, nous en Europe, à affronter le mal du terrorisme », a écrit le président tchèque Milos Zeman dans un message adressé aux participants de cet événement.

Convergence israélo-tchèque

On ne sait plus très bien à Jérusalem comment qualifier la lune de miel qui se prolonge avec la république tchèque. On attribue cette amitié jamais démentie au souvenir de la trahison européenne qui avait, dans les années 30, opté pour la politique d’apaisement permettant à l’Allemagne nazie de prendre le contrôle des Sudètes tchèques. En Israël, nul n’oubliera que Prague avait été le principal fournisseur en avions militaires et en armes à Israël, en juillet 1948, après que d’autres pays ont imposé un boycott du nouvel Etat. Et même si les relations diplomatiques avaient été interrompues par le régime communiste après la guerre des Six-Jours de 1967, elles avaient immédiatement été restaurées avec la Révolution de velours de 1989, qui a mis fin au communisme. 
Depuis, la convergence de vue entre les deux pays se fait au grand jour. Du soutien tchèque à l’opération israélienne contre le Hezbollah en 2006 en passant par l’action de Tsahal contre le Mavi Marmara qui tentait de violer le blocus contre la bande de Gaza, les Tchèques ont toujours répondu présents. C’est encore la République tchèque qui s’est distinguée comme étant le seul pays européen à voter contre la reconnaissance de la Palestine comme Etat observateur non membre des Nations unies en novembre 2012. Plus récemment, le parlement de Prague s’était désolidarisé de la mesure européenne visant à marquer les produits israéliens, fabriqués en Judée-Samarie.

En avril 2015, le ministère des Affaires étrangères tchèque mettait au point sa nouvelle conception de la politique étrangère. Traditionnellement, cette feuille de route de la diplomatie tchèque souligne encore l’importance des Etats-Unis comme principaux garants de la sécurité euro-atlantique et celle du partenariat stratégique avec Israël.
Les deux gouvernements ont d’ailleurs décidé de réunir régulièrement leurs ministres au cours de sommets gouvernementaux, une fois à Prague et l’autre fois à Jérusalem.

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