25 mai 2017

Manchester, le maire de Londres et les attentats, par Yvan Perrin

Et encore un. Cette fois, c'est Manchester qui était visée, avec pour cible la jeunesse réunie pour profiter du concert d'une chanteuse à succès chez les adolescents. Comme d'habitude, on voit fleurir " je suis... " sur les réseaux sociaux, les acteurs politiques affirment leur solidarité et leur détermination à lutter contre le terrorisme puis rien en attendant l'attentat suivant où le processus ci-dessus recommence. Pour le président français Emmanuel Macron, les attaques terroristes font désormais partie du paysage, il convient donc de vivre avec. Singulière conception de la part d'un homme dont le rôle est notamment d'assurer la sécurité de ses concitoyens, sincère aveu d'impuissance de la part de celui qui reconnait qu'il ne sera pas en mesure de mener à bien l'éradication du terrorisme. Ceci dit, il aurait bien tort de se montrer efficace puisque les Français s'accommodent fort bien de son incurie, l'ayant porté à la magistrature suprême avec un score plus que confortable. On a les élus qu'on élit, que la Grande Nation ne vienne pas se plaindre de voir le sang couler encore et encore.
 
Après avoir laissé le venin islamiste s'infiltrer dans le corps social, les Britanniques en constatent une nouvelle fois les effets.
Le cas de la Grande-Bretagne n'est guère différent. Plaçant la liberté d'expression au plus haut, les gouvernements successifs se sont bien gardés d'agir contre la propagation de la haine de l'Occident. La mosquée de Finsbury Park abrite depuis bien longtemps les prédicateurs les plus radicaux appelant à la destruction de notre monde. On y trouvait à l'époque le charmant Abou Amza, celui qui expliquait aux fidèles qu'Allah aime ceux qui croient en lui et tuent les autres. Fort heureusement, on l'entend beaucoup moins depuis que les Américains l'ont embastillé à vie sans possibilité de libération sur parole. Après avoir laissé le venin islamiste s'infiltrer dans le corps social, les Britanniques en constatent une nouvelle fois les effets. 

Même si l'efficacité des services secrets de Sa Gracieuse Majesté n'est plus à prouver eu égard à leur expérience séculaire, ils ne sont pas parvenus à empêcher le drame de Manchester. La chose n'est guère étonnante dans la mesure où nombre d'acteurs politiques fraient voire collaborent avec les islamistes, soucieux de se garantir le soutien d'une communauté en pleine expansion. L'élection du maire de Londres est à cet égard révélatrice. Sadiq Khan entretient des liens pour le moins troubles avec l'islamisme. Lorsqu'il était encore parlementaire, l'homme s'exprimait à l'occasion devant un public faisant flotter l'étendard des djihadistes ou évoquait des " Oncles Tom " en parlant des musulmans modérés, en référence aux Noirs américains qui ne luttaient pas contre l'esclavagisme. Même s'il a présenté des excuses par la suite, le personnage a bien montré de quel côté son cœur penche. Bien évidemment, les partisans du maire accusent toute personne émettant des doutes quant à l'orientation de leur héros d'islamophobie.

Ce grief est intéressant. Il suffit donc de reprocher à quelqu'un ses relations troubles voire son soutien aux islamistes pour être accusé d'islamophobie. Par leur réquisitoire, ces Fouquier-Tinville mettent en évidence le lien entre islam et terrorisme puisque critiquer le second revient à haïr le premier. Face à la bien-pensance dont le slogan est "pas d'amalgame", comment faire lorsque les prétendues victimes le font elles-mêmes ?

Ce n'est pourtant pas d'amalgame dont il est question mais bien d'un lien, celui qui unit les racines à l'arbre tirant sa force de la terre. L'islam n'est rien d'autre que le terreau du terrorisme qui s'en réclame à chaque revendication. Lorsque Sadiq Khan, qui se dit modéré, accuse ses coreligionnaires d'être des " Oncles Tom ", il leur reproche clairement de ne pas se joindre aux brigades sanguinaires qui sèment la mort partout où on leur en laisse le loisir. Un Chrétien qui reprocherait aux siens de ne pas semer la mort chez les Musulmans serait immédiatement déféré devant les tribunaux, prévenu d'incitation à la haine raciale, racisme et autres accusations du genre pour le plus grand bonheur de la gauche collabo. En prêchant l'inverse, on finit au contraire comme le maire de Londres avec les applaudissements réjouis des tenants du politiquement correct saluant la traditionnelle ouverture d'esprit propre aux Londoniens.
 

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