4 mai 2017

Qui a entendu parler du vote de la France à l’UNESCO ? par InfoEquitable

[note de l'administrateur : la désinformation systématique concernant Israël est devenue une habitude de la presse conforme, convenue mais non convenable. En conséquence, ce blog contient de nombreux articles concernant la scélératesse de ces pisse-copie qui se croient autorisés à instiller leur idéologie aux dépens de l'information.
C'est pourquoi je replacerai en chapeau des articles traitant de ce sujet un rappel de la charte de Munich censée réguler l’exercice du journalisme au quotidien. L’ennui est que cette charte n’est pas contraignante : pas d’ordre censé la faire respecter, donc aucun contrôle, donc aucune sanction. Garantis de leur impunité, pourquoi les propagandistes se gêneraient-ils ? 
Article 8 : s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondements ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.
Article 9 : ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste.]

Une nouvelle fois, la France s’est abstenue lors du vote sur une résolution anti-israélienne à l’UNESCO, se rendant complice de pays arabes liberticides. Et une nouvelle fois, les Français n’ont pas été informés du vote de leur gouvernement.

InfoEquitable l’avait noté lors du vote précédent, en octobre 2016 : l’AFP avait d’abord justifié le vote de la France ; ensuite, dans sa dépêche la plus reprise par la presse, elle ne l’avait carrément pas mentionné. De sorte que la grande majorité du public ne pouvait pas savoir que son gouvernement avait cautionné un texte qui effaçait l’histoire juive du Mont du Temple, le lieu le plus saint du judaïsme (effaçant également les racines juives du christianisme, matrice culturelle de la France).

Rebelote aujourd’hui. L’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan ont proposé une nouvelle résolution qui déclare notamment qu’Israël est la « puissance occupante » à Jérusalem -- et cela, non seulement dans la partie de la ville qui fut occupée jusqu’en 1967 par la Jordanie (toujours appelée « Jérusalem-Est » par les pays qui veulent couper le peuple juif des lieux saints qui s’y trouvent), mais aussi sur tout le reste de la ville : la souveraineté israélienne sur la partie occidentale de Jérusalem, reconnue internationalement comme faisant partie des frontières d’Israël, est également remise en question par la résolution -- manière de délégitimer l’Etat d’Israël sur l’ensemble de son territoire.

D’autres inepties sont au menu de ce texte, comme l’appellation « Les deux sites palestiniens d’Al-Haram Al-Ibrahimi/Tombeau des Patriarches à Al-Khalil/Hébron et de la Mosquée Bilal Bin Rabah/Tombe de Rachel à Bethléem » : ces très importants lieux saints juifs voient leur noms islamisés et deviennent des « sites palestiniens », une flagrante réécriture de l’histoire.

Des démocraties occidentales (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Grèce, Lituanie) se sont opposées à cette nouvelle imposture, preuve que le choix existait. Mais la diplomatie française a jugé qu’il était dans ses intérêts de se compromettre avec les dictatures en s’abstenant lors du vote. Elle n’était pas seule : Espagne, Suède ou encore Japon ont fait le même calcul, rejoignant passivement le camp de l’Iran, la Russie, la Chine et nombre d’autres dictatures.

Répartition des votes (source : UN Watch)

L’article le plus diffusé dans la presse à propos de ce vote a été à nouveau basé sur une dépêche de l’AFP :


Israël dénonce une « absurde » résolution de l’Unesco sur Jérusalem
Les guillemets sont bien sûr une manière de se démarquer du jugement israélien et de le mettre en doute, dans une mauvaise foi équivalente à celle des gouvernements ayant permis à cette résolution de passer. La réécriture de l’histoire et la négation par une agence onusienne de la légitimité d’un Etat reconnu par l’ONU sont bien absurdes

Non moins absurde est le fait que la presse n’ait pas informé sur le contexte politique ayant entouré la résolution : aucune mention n’a été faite des pays qui l’ont élaborée, ni du choix de la France.

Mais après tout, c’est peut-être cohérent : quitte à rejoindre les dictatures, autant se comporter comme elles et priver ses propres citoyens du droit à être informer des actions de leur gouvernement. Outre les médias communautaires juifs, le lecteur francophone peut toujours se tourner vers des sources telles que ce site algérien, aussi partisan soit-il sur cette question, pour connaître les actions du gouvernement français : la-bas, le choix français est assumé…

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