31 mars 2016

Chronique de Michaël Bar-Zvi | Kaf Alef Adar Bet 5776 - 31 mars 2016

Boker tov amis auditeurs de Radio J. L’enquête que mène la police militaire israélienne sur le comportement d’un soldat de Tsahal lors de son intervention pour neutraliser un terroriste armé a ému l’opinion publique israélienne. Ce n’est pas le fait que l’armée enquête sur cet attentat qui choque mais c’est de voir un soldat conduit devant un juge avec des menottes aux poignets. Les détails de cette affaire ne sont encore totalement clarifiés, mais il est clair que dans un premier temps le soldat a fait preuve de vigilance et de détermination, même s’il faut comprendre la deuxième partie de l’action et il faut espérer que l’enquête sera bouclée rapidement.
L’assaillant palestinien, qui venait de poignarder un soldat israélien bougeait encore sous sa veste, où il aurait pu cacher des explosifs ou des armes. 

Sans entrer dans le détail de cette affaire, il serait regrettable, dans un sens comme dans un autre, que Tsahal soit une nouvelle fois sali par ses détracteurs, car ce qui est en jeu ce n’est pas seulement le rôle du soldat, son manque d’expérience, de discernement ou au contraire sa détermination, mais bien la campagne de dénigrement menée par des associations antisionistes aussi bien en Israël qu’à l’étranger, et qui souvent d’ailleurs coopèrent pour détruire l’image positive de Tsahal. Le chef d’état-major Gadi Aizencot a d’ailleurs bien perçu le problème et a adressé hier une lettre aux soldats de Tsahal pour leur rappeler qu’il soutenait leur action contre le terrorisme sous toutes ses formes, mais que l’armée israélienne restait attachée à son éthique et à ses valeurs morales.

Il est important de rappeler qu’au sein de Tsahal on enseigne les codes et les vertus de la guerre, qu’on y débat des dilemmes moraux que peut rencontrer un officier dans le cadre de son action, et que le respect des conventions internationales sur les prisonniers et les civils est appliqué à la lettre. La liste des qualités des soldats serait longue, si on voulait les énumérer toutes, en revanche l’ennemi auquel nous sommes aujourd’hui confrontés ne respecte aucune valeur morale, n’attache aucune importance à la vie, couvre de louanges les jeunes qui assassinent des femmes, des vieillards ou des enfants, paient des indemnités aux veuves des terroristes et donnent les noms « martyrs » aux rues et aux places de leurs villes.

La question des moyens de combattre l’ennemi se pose dans toutes les armées du monde dans des situations de guerre. Le problème d’Israël est qu’on ne lui reconnaît pas le droit d’utiliser les moyens que tous les pays du monde utilisent, et notamment les démocraties occidentales. Il n’y a pas eu et il n’y aura jamais en Israël de Guantanamo, la peine de mort n’existe pas, des milliers de Palestiniens travaillent en Israël avec des permis de travail, des salaires et des conditions sociales supérieures à ceux la Judée-Samarie, mais aussi des pays arabes, et des centaines d’enfants palestiniens malades sont traités dans les meilleurs hôpitaux israéliens. Le terrorisme est une plaie dont tout le monde souffre, y compris et surtout les populations qui l’engendrent.

Personne n’a encore réussi à endiguer totalement ce fléau, mais Israël par la vigilance de ses citoyens, la réaction courageuse de ses soldats et soldates s’efforce de le limiter au maximum, en attendant des solutions politiques ou militaires plus ambitieuses. La mise en examen d’un jeune soldat, que la presse et les médias ont transformé en un bouc émissaire ne résoudra rien et ne ferait qu’augmenter la tension des services de sécurité déjà énormément sollicités depuis plus de six mois. Personne n’est dupe de la supercherie, car derrière cette affaire c’est Tsahal que l’on veut atteindre dans son intégrité morale et spirituelle, l’armée d’une nation dont la devise est et restera « tu choisiras la vie… »
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