27 juin 2017

Chameau de Troie et face (de) bouc : l’espionnage de Daesh peut faire des ravages en Occident ! par Yéh’ezkel Ben Avraham

Depuis quelques mois, sous prétexte de lutte contre le terrorisme, nos états-majors occidentaux  ont autorisé Facebook à exiger de ses abonnés photo de leur carte d’identité, photo personnelle et numéro de portable (un seul n° valable pour tous les comptes) mais ont aussi permis à ses modérateurs de désactiver (sans préavis) les internautes qui doivent alors impérativement fournir ces informations afin d’être réactivés.


Dans un article du 3 mai 2017, Le Monde annonce même que ce réseau va augmenter le nombre de ses modérateurs qui passeront de 4.500 à 7.500. Or, depuis quelques mois, les « désactivations » se sont multipliées (plusieurs dizaines de milliers, sans raisons valables et alors même que, souvent, les documents susmentionnés avaient été produits) visant – comme par hasard – certains milieux pro-israéliens, d’autres d’importance économique (directeurs de banques, par exemple) et/ou des journalistes dits « de droite ». Certes ! Ces comptes sont ensuite réactivés, plusieurs jours plus tard et après plaintes, mais cela n’empêche que les victimes soient obligées de passer par les fourches caudines des modérateurs.

Sachant que les modérateurs de FB ont accès tant à la carte d’identité des intervenants, à leur E-mail, à leur n° de portable, à leur MAC-adresse , à leur IP (donc à leur prise réseau) et peuvent voir le contenu de leur « mur », il ne leur est pas trop difficile – avec un peu d’astuce et/ou de complicités au sein des fournisseurs d’accès internet – d’obtenir l’adresse de leur domicile et de précieux renseignements sur leur famille (dans le cas des directeurs de banque, par exemple, cela permet aussi de prendre leur famille en otage car on sait que grand banditisme et terrorisme sont souvent liés). D’autant que FB sous-traite sa modération avec plusieurs pays arabes ! Cela permet aussi à d’éventuelles « taupes » de DAESH – ou d’autres organisations islamistes – parmi les modérateurs de repérer leurs opposants les plus actifs et de les mettre dans l’incapacité de faire de la « com. » anti-terrorisme.


On me dira que je verse dans la paranoïa… Ah, bon ?! Pour ma part, je m’étonne que les services de sécurité occidentaux n’aient pas pensé (ou voulu penser ?) à cette hypothèse, pris les précautions élémentaires qu’un enfant comprendrait ! Les modérateurs de FB n’ont-ils été engagés qu’après une enquête approfondie sur leurs opinions, leur passé, leur casier judiciaire ? Et quand je dis « enquête approfondie », c’est par des services antiterroristes occidentaux car – n’y voyez pas du « racisme » mais une vérité toute nue – les « services de renseignements » de pays arabes sont quelque peu, à mon humble avis, euh… « sujets à caution » !

A l’appui de ma « paranoïa », deux faits viennent étayer celle-ci :
– Ce 10 juin 2017, « une page Facebook listait et affichait des juifs avec leurs noms, prénoms, adresses, tel, etc… en les dénonçant comme sionistes » . Comment ces noms, prénoms, adresses et opinions politiques ont-ils pu être obtenus sans complicités dans certains réseaux officiels ?

– Ce 17 juin 2017, Le Point révélait – à la suite du Guardian – que les noms de plus de 1.000 (sur 4.500 ou 7.500) de ses modérateurs avait été révélé à des groupes terroristes et que certain avaient reçu des menaces de mort (« La punition de l’État islamique pour ceux qui travaillent à l’antiterrorisme, c’est la décapitation. »). Même en supposant naïvement qu’il n’y ait aucune « taupe » de DAESH infiltrée à l’origine parmi les modérateurs de FB, on peut se demander si certains de ceux-ci n’ont pas été forcés de céder au chantage et à la menace !

De plus, accessoirement, vouloir supprimer les contenus islamistes sur FB est une aberration car, ainsi que le révèle un récent article de L’Express, c’est grâce à la surveillance active du contenu des « murs FB » qu’il est possible de repérer, avant qu’ils ne passent à l’acte, les intentions des « loups solitaires ».

Il nous faut donc constater que en voulant lutter (ou « faire semblant de lutter ») contre les terroristes – outre le fait que pour les conseiller, ce sont souvent des Frères musulmans (aussi islamistes mais plus « discrets » que DAESH et Al Qaïda) qui sont sollicités – les services chargés de nous protéger ont introduit un « Chameau de Troie », lui déroulant le tapis rouge du sang des innocentes victimes occidentales.

Cet article est un cri d’alarme ! Dans la mythologie moyenâgeuse, le bouc était souvent la représentation du diable… que nos élus et les responsables sécuritaires fassent très attention car eux aussi (et leur famille), à force de sacrifier à cet animal, pourraient bientôt – en retour de bâton – subir l’enfer de par les maléfices et la dissimulation de sa face cachée !

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