31 juil. 2017

Loi de moralinisation, par Elisabeth Lévy

Si quelqu’un veut instaurer une dictature en France, qu’il s’y prenne entre le 20 juillet et le 15 août, il a toutes les chances d’y parvenir. Personne ne troublera ses vacances pour si peu. À l’exception d’un édito par-ci et d’une tribune par-là, nul ne s’est ému de la disposition scélérate adoptée par l’Assemblée dans la nuit de vendredi à samedi, avec le reste de la stupide loi « confiance ». 

 

Jamais les Encyclopédistes n’auraient existé dans ce climat de pudibonderie idéologique où on brandit son juge dès qu’on se sent offensé ou choqué.

Que dire, en effet, d’un texte par lequel les députés acceptent de se placer sous une tutelle infantilisante parce que le moloch de l’opinion exige de voir leurs notes de frais et que puisque je suis obligé de le faire pourquoi pas eux gnagnagna, et qui leur interdit de surcroît de travailler avec les personnes en lesquelles ils ont le plus confiance, parce que le Canard et Mediapart sont aux aguets ? Cette loi manifeste en vérité un consternant asservissement à l’air du temps et aux vaches sacrées d’une époque qui ne tolère plus que l’on ait quelque chose à cacher. On dira que, si les députés veulent se mettre à poil, c’est leur problème. Pardon, mais vu qu’ils me représentent, moi le peuple souverain, c’est un peu le mien.

Plaidoyer pour un judaïsme accessible, par Shoshanna Keats-Jaskoll

Le rav David Stav constate la déconnexion de l’establishment religieux en Israël par rapport à la société et propose des solutions pour y remédier. 

 

David Stav, rabbin de la ville de Shoham, est aussi président de Tzohar, une association visant à rendre la vie juive accessible aux laïques, à travers le développement d’un leadership rabbinique modéré et d’initiatives politiques ciblées. Le rav Stav considère la distance ressentie par un certain nombre de Juifs par rapport à leurs racines et à l’establishment religieux comme tragique. Il s’agit pour lui du problème le plus dangereux auquel le peuple juif est aujourd’hui confronté. Convaincu que le pouvoir religieux en place est en grande partie responsable de cette situation, il souhaite plus que tout y remédier. Mais avant de s’étendre sur ces points plus en détail, le rav Stav a insisté pour que nous commencions par mentionner des choses positives.

30 juil. 2017

Aelia Capitulina, par Shraga Blum

Ça y est, « l’embrasement apocalyptique » tant annoncé et redouté a été évité. Du moins jusqu’au prochain prétexte. Israël, une fois de plus, a « fait le nécessaire » pour que la situation redevienne celle qui prévalait le 14 juillet. On a presque oublié que tout a commencé lorsque que trois terroristes arabes israéliens imbibés de haine abattaient froidement deux policiers druzes sur le Mont du Temple avec des armes introduites par un complice. Mais pour la doxa qui ne se laisse pas embarrasser par les faits, ce sont les portiques de sécurité installés par la police qui auraient été le déclencheur de cette crise. Tout comme la montée d’Ariel Sharon sur le Mont du Temple aurait sonné le lancement de la 2e Intifada, en réalité préparée bien avant par Yasser Arafat.


Après presque deux semaines de chantage et de menaces, de tractations en coulisses, de navettes diplomatiques et de déclarations belliqueuses des dirigeants arabes palestiniens, jordaniens et turcs, le Premier ministre israélien a finalement cédé. En plusieurs étapes il est vrai. Mais il a cédé. Comme on cède aujourd’hui un peu partout dans le monde face à la même engeance. Ce n’est pas un hasard. Dans son ouvrage magistral « La France soumise », Georges Bensoussan décrit des cas dans lesquels des policiers français se plaignent à leur hiérarchie des humiliations et des vexations qu’ils subissent de la part des racailles dans les « quartiers sensibles ». On leur fait alors comprendre qu’il n’y a rien à faire et qu’ils doivent passer à autre chose, « au risque d’embraser les cités ». Cette expression vous est-elle familière ? Autres cieux mais même scénario, mêmes acteurs primitifs, même culture mafieuse, même religion.

Arte : un film sur Auschwitz doit-il porter sur la souffrance des SS ? par manfred Gerstenfeld

[Tout le monde se souvient du scandale déclenché par la décision d'Arte de censurer le film « Élus et exclus - la haine des Juifs en Europe ». On doit comprendre l’ampleur de ce scandale en sachant qu’en Allemagne, 41 % de la population pense qu’Israël agit envers les Palestiniens comme les Nazis ont agi envers les Juifs. En Europe, un quart de la population partage ce préjugé ahurissant. 

Le producteur Joachim Schroeder et le scénariste/metteur en scène Ben Kampas
Les réalisateurs n’ont pas laissé tomber la diffamation et les distorsions dont leur film a fait l’objet. Schroeder a livré une interview en anglais à une émission américaine avant la diffusion par ARD. Après quoi il a offert une autre interview de 15 minutes au site internet allemande “ Achse des Guten ” (l’Axe du Bien). Ses arguments méritent une publicité plus large que celle réservée au seul public allemand. Ils mettent en lumière la tendance de certains médias publics à blanchir des aspects majeurs de l’antisémitisme européen.

On doit s’attendre à ce que le parfum de scandale s’épaississe encore autour de ce film  quand sa version en anglais sera disponible.]

Les habits neufs de l'antisémitisme en Europe de Manfred Gerstenfeld et Shmuel Trigano

L'année 2000 a marqué un tournant dans l'histoire des communautés juives qui s'étaient reconstruites en Europe au sortir de la deuxième guerre mondiale qui avait vu leur extermination. Une poussée antisémite d'un genre inédit a ébranlé les convictions sur lesquelles cette renaissance remarquable s'était fondée. 



Le rapport avec l'actualité du Proche-Orient a bien sûr joué un rôle de catalyseur mais il aurait été insuffisant à lui seul pour déclencher un phénomène d'une telle ampleur. Celui-ci traduit en effet plus profondément un problème spécifique à l'Europe, autant culturel que politique. II témoigne avec fracas de l'arrivée sur la scène politique des populations de l'immigration arabo-musulmane, mais aussi de ce que le glacis conventionnel de l'après-guerre cachait. 

Sans la complaisance des médias, de l'opinion publique, et la plupart du temps des pouvoirs publics, dans tous les pays concernés, jamais l'antisémitisme virulent qui a emporté le monde arabo-musulman contemporain n'aurait pu s'exprimer aussi ouvertement et avec tant d'impunité. 

C'est ce relais européen d'une vindicte qui tire ses origines du refus arabe d'Israël qui est le plus inquiétant pour l'avenir du judaïsme sur ce continent. II a donné l'occasion de se réveiller aux plus anciens stéréotypes antisémites de l'histoire et justifie la définition de ce nouvel antisémitisme comme " européen ". Les études rassemblées dans cet ouvrage analysent la situation dans quinze pays européens.

Le financement de l’Autorité Palestinienne par la France, l’Europe et les USA doit cesser, par Guy Millière

Comme nombre de ses prédécesseurs qui vivent confortablement dans les prisons israéliennes, et comme ceux d’entre eux qui ont été relâchés, le répugnant tueur islamique qui a assassiné trois personnes à Halamish, en Samarie, le vendredi 21 juillet et qui n’a pas été tué par les forces de sécurité, sera grassement rémunéré pour le reste de ses jours par l’Autorité Palestinienne. Sa famille recevra de l’argent elle aussi. Si, comme c’est envisagé ces derniers jours, il devait être condamné à mort et exécuté (je ne pense pas que cela se produira), sa famille continuerait de recevoir de l’argent. Les familles des tueurs  islamiques de Juifs en Israël sont systématiquement récompensées par l’Autorité Palestinienne, et le sont plus encore quand le tueur est abattu par la Police ou l’Armée israéliennes.
 
Des enfants palestiniens se produisent avec des armes-jouets dans une école maternelle de Cisjordanie en juin 2015. (Capture d’écran MEMRI)
L’argent utilisé à ces fins vient de France, d’Europe, et des Etats-Unis. Cela signifie que ces pays, par l’intermédiaire de l’Autorité Palestinienne, financent des tueurs de Juifs, et créent ainsi une incitation supplémentaire à les assassiner. Ce financement sert aussi à faire vivre les media et les écoles “palestiniens”, qui forment les futurs tueurs en leur lessivant le cerveau et en injectant en eux la haine antisémite islamique.
 

29 juil. 2017

La justice sans peine de mort, par Alexandre Meloni

Le judaïsme a une très haute considération du rôle que l'homme a dans la création et, surtout, du fait que les hommes sont associés à Dieu dans le maintien de la création. Un des éléments qui consolide la création divine est le principe de justice qui doit exister dans le monde et la société humaine. Cette idée est contenue dans le verset de Deutéronome (XVI, 20) qui dit : « La justice, la justice que tu dois poursuivre (rechercher) afin que tu vives... »



Cette répétition et insistance dans le verset existe pour nous enseigner que la recherche de la justice doit se faire dans tous les domaines de la vie que ce soit le domaine du religieux, des rapports humains ou au niveau économique, politique et social. L'idée de justice dans ce que l'homme fait, dans toutes ses actions, doit être omniprésente. Il ne peut exister la paix et la fraternité dans la société humaine sans qu'une justice sans faille, ni compromis, ne règne.

Pour cela dans la Torah existe, pour les transgressions graves, transgressions qui remettent en cause la stabilité sociale et religieuse, une peine qui est exemplaire et définitive : la peine de mort. La Thora présentera une série précise de cas où cette peine sera requise. La peine de mort est encourue pour le viol, l'enlèvement des personnes à fin de gain, la sorcellerie, l'Avodà Zarà (le culte païen impliquant des sacrifices humain ou la prostitution sacrée), la violation du shabbat publiquement, le fils rebelle (Ben Sorer Ou-Moreh), la ville qui se convertit en entier au paganisme (‘Yrat Dakhat), le meurtre avec préméditation, l'adultère, l'homosexualité, la fille du prêtre prostituée, le blasphème du nom de Dieu, l'inceste, pour quiconque frappe ou maudit ses parents, pour quiconque s'accouple avec une bête, 
et évidemment il existe plusieurs types d'exécution en fonction de la faute : par le feu (bûcher), par lapidation, par pendaison, par l'épée.

La question qui vient automatiquement à l'esprit est : Ces peines ont-elles été appliquées ? Et comment ?

Il y eut sûrement quelques applications de peine de mort et la Mishnà et le Talmud en parlent. Mais en fait, ces exécutions sont d'une extrême rareté car dès l'origine les rabbins vont mettre en place un système d'une grande complexité afin d'éviter d'arriver à l'exécution. En réalité ce qui va les obséder, c'est la peur de l'erreur judiciaire et la condamnation d'un innocent.

Tout d'abord, il est évident pour les rabbins que la peine de mort n'est pas une vengeance de la société vis-à-vis du condamné. Il ne s'agit pas pour les juges d'être partie prenante d'une quelconque punition qui puisse satisfaire l'égo de la société.

De fait pour les cas où la peine de mort pourrait être requise il faut 23 membres du Sanhédrin qui ne soient pas trop jeunes (car ils manqueraient d'expérience de la vie), ni trop vieux (car ils seraient trop sévères), qu'ils aient des enfants (car ils doivent avoir présent à l'esprit ce qu'est être père comme être fils), être érudits et donc avoir le titre de maîtres. Ce Sanhédrin sera, à son tour, contrôlé dans sa fonction par les autres membres du Sanhédrin afin de vérifier que les décisions soient prises en fonction de la Torah et de la justice et qu'ils ne subissent pas de pression politique, comme par exemple, celle du roi qui voudrait obtenir la mort d'un condamné.

Comme il est facile de le constater la formation et la convocation de ce tribunal n'est pas chose simple.

Maintenant, sur quelles bases se convoque ce procès ?
Uniquement sur la base de deux témoins, au minimum. Cependant, ces témoins doivent obligatoirement être des témoins oculaires directs. Ils ne pourront déposer que s'ils ont vus ce qui s'est passé et donc faire condamner. Il faut savoir que si l'accusé est condamné à mort, ce sont les témoins eux même qui, le cas échéant, exécuteront la sentence sur la base du verset du Deutéronome (XVII, 7) : « La main des témoins sera la première (à frapper) pour le faire mourir et la main du peuple en dernier lieu. »

Cette loi, où c'est le témoin qui doit exécuter la sentence et devenir le bourreau, existe pour deux raisons : Tout d'abord il s'agit de dissuader les faux témoignages et éviter les accusations faites pour nuire, ensuite parce qu'il est nécessaire que le témoin comprenne combien témoigner n'est pas un simple acte où l'on rapporte un fait mais que ce témoignage implique d'en assumer toute les conséquences et les responsabilités. Enfin il s'agit de comprendre que témoigner amène la mort d'un homme et que de cette mort il en est aussi responsable.

Maintenant nous constatons qu'il manque une figure dans ce tribunal : c'est celle du procureur. Il n'y a pas ce que l'on appelle un avocat de l'accusation. Ce rôle est tenu par les témoins eux-mêmes. La raison en est que les rabbins connaissent le pouvoir de la parole et savent qu'un grand orateur peut persuader de condamner, même sur des bases très faibles, et ce peut porter à la pire des choses : la condamnation d'un innocent.

Il n'est pas prévu non plus d'avocat de la défense, ni de jurés d'ailleurs. En fait, ce sont les 23 membres du tribunal qui vont assumer ce rôle de défense. En effet les témoins, après avoir été interrogés de manière approfondie séparément et que leurs témoignages concordent, exposeront les faits. Une fois ceux-ci exposés, les membres un à un et du moins prestigieux au plus prestigieux, c'est-à-dire du maître le moins « érudit » au plus « érudit » (cela afin d'éviter que ceux qui ont moins d'importance ne soient influencés par le prestige des plus grands maitres), prendront la parole soit en défense soit à charge de l'accusé.

Si le membre a pris la défense de l'accusé il ne pourra plus changer de position. Cela signifie que si, en écoutant les autres membres, il se convainc de la culpabilité il ne pourra pas reprendre la parole et accuser. Il se taira et ce jusqu'à ce qu'il émette son verdict.

Par contre si le membre du Sanhédrin commence par être accusateur mais que par la suite, il se convainc de l'innocence, il pourra exprimer son avis et le faire savoir mais ne pourra plus changer et redevenir accusateur.

Si nous y regardons de plus près ce système est fait pour que l'accusé bénéficie, a priori, de 23 défenseurs.

De plus un autre principe fondamental existe : les aveux de l'accusé n'ont pas de valeur. En effet, les aveux de quelqu'un qui s'accuse d'un crime pouvant avoir comme conséquence la peine de mort sont considérés comme un acte de suicide et donc non recevables.

Enfin, dès que le moindre doute subsiste ou apparaît, le tribunal doit reconnaître et admettre son incapacité à trancher. Il doit se récuser et s'abstenir et renvoyer le cas à, si je puis dire, l'instance supérieure qui est Dieu lui-même. Il vaut mieux ne pas prononcer de verdict plutôt que d'assumer le risque d'une erreur, même infime, et condamner un innocent. S'il est coupable, tôt ou tard, Dieu lui infligera la peine qu'il mérite.

Ainsi la peine de mort a été abolie de facto, dans son application vers 30 e.v c'est-à-dire durant la période du début de la rédaction de la Mishnà et bien avant la rédaction du Talmud. En fait tout ces éléments ont été renforcés plusieurs fois et ont donné lieu à des prises de position très claires contre la peine de mort. Ainsi dans le Traité Makkot (7a) du Talmud il est écrit : « Un Sanhédrin (un tribunal) qui prononce une condamnation à mort en sept ans est appelé sanguinaire, selon d'autres opinions, une fois tout les soixante dix ans. »

Rabbi Tarphon et Rabbi Akivà ont enseigné : « Si nous avions siégés dans un Sanhédrin, il n'y aurait jamais eu de condamnation ».

Nous voyons, ainsi, que les sages tout en respectant le texte car il n'est pas possible de l'abolir, font en sorte de se rendre inaptes à émettre la sentence de mort. Cependant le principe de justice doit rester car sans justice une société est vouée à la destruction. En fait les maitres s'adressent, avant tout, à la conscience des hommes qui doivent tout faire pour se comporter sur la base de ce qui est écrit dans les Pirké Avoth (chap. I, Mishnà 18) : « Rabban Shim'on ben Gamliel disait : « sur trois choses repose le monde : Sur la justice, sur la vérité et sur la paix » comme il est écrit (Zac. VIII, 16) : Vérité et justice de paix vous jugerez dans vos portes ».

La peine de mort pose un véritable problème à la conscience morale pour nous, hommes du XXIe siècle. C'est d'ailleurs un signe de maturité de nos civilisations.

Il nous faut comprendre que dans la société juive, que j'appellerai biblique, le religieux et le politique sont intimement liés. Bien sûr, les instances du pouvoir sont séparées (la royauté, le Sanhédrin avec les juges et le Temple avec les prêtres) mais le religieux est le cœur de la cité autour duquel tout se vit comme le Miskàn [le Temple portable] était au centre du campement du peuple hébreu dans le désert.

Toute transgression volontaire qui touche au fondement de la nature humaine et de la foi conduit à un rejet et même à un effondrement des valeurs sur lesquelles la société juive repose. Pour cela la peine de mort est donc invoquée. Cependant cette peine de mort ne fut, depuis toujours, que très rarement appliquée et les maîtres du Talmud l'ont pratiquement abolie, non pas en l'annulant mais en imposant un ensemble de conditions tellement difficiles et complexes pour émettre la sentence et l'appliquer, que cela devint impossible à mettre en pratique.

Il ne faut pas penser que l'abolition « de facto » portera en soit le risque d'une déliquescence et de recrudescence des transgressions. En fait les maîtres avaient compris dès le départ, que la peine de mort n'existait pas comme peine dissuasive ; en effet la peine de mort ne freine pas le transgresseur. Il s'agit donc, pour les sages de travailler à un autre niveau et c'est celui de la formation éthique et morale du peuple juif.

C'est pour cette raison que se développe dans la culture juive le « culte » de l'étude et de l'éducation.

Faire accéder chaque juif à la connaissance deviendra un élément central du judaïsme et cette éducation fera que la non-application de la peine de mort « de facto », même si « de jure » elle ne sera jamais abolie, n'aura pas d'impact sur le concept de justice et continuera à avoir l'effet voulu qui est celui de faire comprendre la gravité de la faute. Le principe de peine de mort devient alors le " mètre étalon " qui met en évidence la gravité de la faute commise et non plus une peine réelle. Et cela est vrai pour toutes les transgressions où la peine de mort est requise.

28 juil. 2017

Dans le Haaretz, un Professeur émérite d’histoire détruit Shlomo Sand ! par le Professeur Moshe Sluhovsky

Article publié dans le journal israélien d’extrême gauche Haaretz, un quotidien qui, d’habitude, adule Sand et ses théories fumeuses. Mais aujourd’hui, un Professeur émérite d’histoire, reconnu comme tel dans le monde entier, à détruit Shlomo Sand, ce faussaire de l’histoire. Voici son plaidoyer. 

Après avoir cessé d’être Juif, Shlomo Sand cesse d’être historien.

 

Dans ses précédents livres sur l’histoire juive et l’entité géographique connue sous le nom de Terre d’Israël, Shlomo Sand a démontré une incapacité à différencier le processus de structuration des connaissances historiques et les biais conscients et inconscients des chercheurs, d’une part, l’idéologie et la politisation des connaissances d’autre part.



Sand, professeur émérite d’histoire à l’Université de Tel Aviv, a également démontré un talent pour mélanger l’histoire et le folklore, comme lorsqu’il a choisi de présenter des représentations romantiques et nationalistes du XIXe siècle de la tribu Khazar juive comme réalité historique, en ignorant l’écrasant consensus historique qu’ils n’avaient jamais existé.

Pour ceux qui ne comprennent peut-être pas comment l’ancien historien israélien aurait pu offrir des interprétations si erronées tout en se présentant comme Don Quichotte qui se battrait seul contre l’ensemble académique méprisable et subjugué asservi aux mécanismes du pouvoir et de l’État, le dernier livre de Sand fournit la réponse : Sand a du mal à comprendre non pas l’histoire juive en soi, mais les méthodes de l’histoire, les qualités uniques de la discipline et le rôle de la pensée critique en général et du postmodernisme en particulier.

Un Coran incréé mais très retouché, par Mireille Vallette

Un grand mystère et une énorme manipulation: les chercheurs musulmans savent parfaitement que le Coran a connu de nombreuses adaptations avant sa forme « définitive ». Pourquoi font-ils croire à plus d’un milliard d’adeptes que ce livre a été révélé mot pour mot dans sa forme actuelle, qu’il est incréé et immuable ? 
Parce que c’est écrit dans le Coran.

Depuis quelques décennies, des chercheurs utilisent les méthodes modernes pour aborder scientifiquement les origines de l’islam. Épigraphes, paléographes, philologues, linguistes, historiens ont déjà déblayé un riche terrain.

Sanaa_Coran.jpg
Image d’un vieux manuscrit du Coran provenant de Sanaa au Yémen et écrit en arabe ancien. Cette écriture n’était pas utilisée à l’époque en Arabie du sud. Ce manuscrit se trouve dans la Maison des Manuscrits de Sanaa.
Quelle réalité apparait lorsque la recherche scientifique remplace la spéculation religieuse ? Ce qui ressort clairement, c’est que Mahomet de son vivant et dans les décennies qui suivent sa mort n’était pas considéré comme le prophète de l’islam. Je reprends ici certaines des découvertes de chercheurs.

Détruire Israel par tous les moyens, par Boker Tov Yerushalayim

A la mémoire de :
Ha’il Satawi et Kamil Shanan,  policiers druzes assassinés par trois terroristes arabes israéliens de Um el Farm.
et celles des membres de la famille Salomon :
Yossef, Haya et Elad, égorgés chez eux lors du repas de shabbat par un terroriste palestinien qui voulait « sauver El Aqsa ».
Hier, je regardais la chaîne télé de la Knesset. Une des nombreuses commissions du parlement israélien traitait d’un sujet très sensible et actuel. Il s’agit des pressions exercées à l’égard de la jeunesse druze israélienne pour la convaincre de ne pas faire de service militaire.

La commission présidée par le député Amir Ohana. conseiller aux affaires militaires liées au recrutement, et à laquelle participaient des officiers supérieurs. un député et une représentante du Ministère de l’Education pour le secteur druze et tcherkesse,  a entendu un certain nombre de témoignages, notamment celui des représentants du mouvement étudiant Im Tirtzou qui a dévoilé cette affaire.

Jérusalem : quand l’AFP tarde à publier une information essentielle, par InfoEquitable

L’examen attentif des dépêches diffusées sur le fil de l’AFP entre le 14 et le 24 juillet indique sans contestation que l’agence française a durant 24 heures totalement passé sous silence les informations de la police israélienne selon lesquelles les terroristes avaient, la veille de l’attentat, amené et entreposé leurs armes à l’intérieur de la mosquée al-Aqsa.

Cette information est aujourd’hui parfaitement établie. Elle n’a d’ailleurs été démentie par aucune institution palestinienne, en particulier le Waqf, l’autorité chargée de la gestion des lieux saints musulmans.

La révélation qu’un lieu saint aussi symbolique que la mosquée al-Aqsa a été utilisé par les terroristes pour dissimuler des armes était un élément essentiel à prendre en compte au plus fort de la polémique sur l’installation de portiques de sécurité à l’entrée de l’esplanade. 

Ce silence est d’autant plus inexplicable que l’information faisait dès le jeudi 20 juillet la une des journaux israéliens. Dans ces conditions, on s’explique difficilement comment le bureau de l’AFP à Jérusalem a pu commettre un tel ratage. 

Si l’AFP a, dans les jours qui ont suivi, évoqué cette information, elle ne l’a fait que de manière extrêmement lapidaire, sans jamais y consacrer la moindre dépêche. 

On est en droit de se demander si ce silence de l’agence française, puis cette volonté manifeste de minimiser l’information, n’ont pas été motivés par des raisons idéologiques, notamment le souci de présenter les faits de la manière la plus favorable aux Palestiniens. 

Si tel était le cas, un tel traitement contreviendrait à la charte de l’Agence France-Presse « dont la mission est de fournir à tout instant une information exacte, impartiale (…) libre de toute influence politique ou idéologique comme le garantit son statut ». 

InfoEquitable a adressé un courrier en ce sens à la direction de l’AFP et ne manquera pas d’informer ses lecteurs de la teneur de la réponse reçue. 

27 juil. 2017

Hommage au penseur sioniste Zeev Jabotinsky, par Souhail Ftouh

Israël a rendu hommage ce 23 juillet à Zeev Jabotinsky, leader sioniste connu pour son  attachement profond à la liberté et à la justice, valeurs profondes enracinées du combat sioniste.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé sur le mont Herzl de Jérusalem :
« Depuis cent ans, nous avons traité avec cette terreur meurtrière et l’avons surmontée. La douleur est profonde, mais nos racines dans ce pays sont aussi profondes. La terreur ne nous vaincra jamais. La terreur ne triomphera jamais de nous. Nous continuerons à renforcer notre pays et à construire notre terre. »
Le président Reuven Rivlin a déposé une couronne et a prononcé une allocution lors de la cérémonie commémorative, à l’occasion du 77e anniversaire du décès de l’inspirateur politique de l’organisation combattante clandestine sioniste, l’Irgoun.
Un penseur sioniste hostile au racisme

26 juil. 2017

L’Autorité palestinienne a augmenté son budget pour les salaires des terroristes et de leurs familles, par Yossi Kuperwasser

Au moment où le gouvernement israélien tente d’apaiser les esprits et d’éviter l’escalade, suite aux affrontements à Jérusalem et aux tensions en Jordanie, l’Autorité palestinienne publie son nouveau budget pour ses activités en 2017.

Soulignons que parmi les bénéficiaires de l’aide fournie aux familles des terroristes figurent les auteurs qui ont poignardé à mort, le 16 juin 2017, Hadas Malka, femme policière assassinée près de la porte de Damas. Figurent également les familles d’Arabes israéliens de la ville Oum al Fahoum, auteurs des assassinats de deux policiers israéliens druzes sur le Mont du Temple, le 14 juillet.

Malgré les promesses de Mahmoud Abbas faites notamment au président des Etats-Unis de mettre un terme à l’incitation à la haine et à l’encouragement de la violence et aux actes de terreur, le nouveau budget comprend toujours des allocations habituelles pour les salaires aux terroristes emprisonnés et libérés, ainsi qu’aux familles des Palestiniens « tués en martyrs, ou blessés dans la lutte armée contre le sionisme ».

L'importance des réformateurs musulmans est vitale, par Daniel Pipes

Christine Douglass-Williams
Ma bibliothèque contient un mur entier de livres sur l'islam contemporain. Or à peine un seul d'entre eux concerne le thème auquel Christine Douglass-Williams consacre une analyse importante. Face à l'attention que monopolisent les islamistes, combien de temps et quelle énergie restent-il pour s'intéresser aux musulmans modernisateurs ?

Le peu de livres consacrés aux musulmans anti-islamistes illustre la situation difficile dans laquelle ces derniers se trouvent : objets de menaces, ils sont en outre marginalisés et dénigrés comme de vulgaires bonimenteurs.


Les menaces sont le fait des islamistes. Ces derniers sont convaincus que l'application intégrale et rigoureuse de la loi islamique permettra à l'Islam de recouvrer la gloire qui fut la sienne au Moyen Âge. Les islamistes s'attaquent aux modernisateurs par la parole et par les armes car ils sont conscients, à juste titre, que ces musulmans libéraux constituent une remise en cause profonde de l'actuelle hégémonie islamiste. Malgré la position dominante qu'ils occupent actuellement, les réactionnaires islamistes comprennent parfaitement l'immense attrait que suscite la modernité, celle-là même qui a vaincu deux autres mouvements modernes prônant des utopies radicales, à savoir le fascisme et le communisme. Conscients que leur mouvement est condamné à disparaître face au choix des musulmans en faveur des bienfaits de la vie moderne, les islamistes luttent bec et ongles contre les modernisateurs.
 

Simple logioque, par Dry Bones

Essayer de combattre les terroristes sans combattre l'idéologie qui les guide...
c'est comme essayer de se débarrasser des mouches en ignorant les ordures dont elles se nourrissent.

Capitulation face au terrorisme et folie de la cause jordanienne, par Mordechai Kedar

A l'heure où j'écris ces lignes, on vient d'apprendre que le cabinet de sécurité a décidé de retirer les détecteurs de métaux et les caméras installées aux entrées du Mont du Temple ainsi que ceux installés à la porte des Lions et aux autres portes de la vieille ville, après l'assassinat de Hail Stawi et Kaamil Shanan, servant dans la police des frontières. La décision a également été associée à la libération d'un agent de sécurité israélien à l'ambassade d'Israël en Jordanie, jouissant de l'immunité diplomatique, suite à la visite du Directeur des services de la sécurité intérieure qui a mené des négociations avec ses homologues du Royaume hachémite.
 
Les falastiniens ne sont plus libres de se servir de la mosquée comme entrepôt d’armes et base arrière du terrorisme. Une résolution anti-israélienne s'impose.

La décision du Cabinet parle du développement d'autres moyens de surveillance intelligents pour une somme légendaire de 100 millions de shekels destinés à remplacer les détecteurs de métaux et les caméras. Je suis prêt à parier tout ce que vous voulez que rien ne sera développé dans un proche avenir et cette décision sur le développement de moyens intelligents sert à envoyer du sable dans les yeux du public et lui faire croire que le gouvernement a les moyens de maintenir la souveraineté israélienne sur la Vieille ville et en particulier sur le Mont du Temple.

En outre, même si par miracle des technologies nouvelles et efficaces étaient développées dans un proche avenir, les chances de les installer en toute sécurité sont nulles car du point de vue des ennemis musulmans d'Israël, il n'y a pas de différence entre un détecteur de métaux, une caméra ou tout autre dispositif révélant la souveraineté israélienne sur le Mont du Temple. C'est contraire à un concept de base de l'islam selon lequel un Juif est un « protégé » [un dhimmi] qui doit vivre sous la coupe de l'islam, payer la taxe de la Jizya, afin que soit accompli le commandement musulman inscrit dans le Coran à savoir l'humiliation des Juifs.

25 juil. 2017

Mont du Temple : du règne jordanien à la souveraineté juive, par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

Le 23 juillet 2017, l’Etat hébreu a décidé de maintenir le mécanisme sécuritaire mis en place à l’entrée de l’Esplanade des mosquées (Mont du Temple pour les Juifs), en l’occurrence, faire passer les fidèles sous les portiques électroniques, lors de leur entrée sur le site. Deux jours plus tôt, le 21 juillet 2017, Israël a limité l’accès du site aux musulmans âgés de plus de 50 ans. Ces mesures visent à mettre un terme aux violences palestiniennes sur l’Esplanade des Mosquées (reprises le 14 juillet 2017), lorsque des palestiniens ont assassiné 2 policiers israéliens.

Pour en finir avec la stratégie du coucou, qui pond ses oeufs dans le nid d'un autre oiseau,  puis enlève les oeufs de l'autre et ne laisse que les siens.

Rappelons, pour mémoire, que les soldats assassinés dans l’enceinte de l’Esplanade sont des druzes israéliens, c’est-à-dire des personnes de confession musulmane, puisque leur système de foi est considéré comme une branche de la religion de Mahomet. Les palestiniens font, hélas, bien peu de cas de la vie humaine. Ils ont donc du l’oublier…

Shelly Ye'himovitz : J’ai passé 4 jours avec Mélenchon...

Nous sommes en pleine cérémonie de la rafle du Vel d’hiv à Paris. Jean Luc Mélenchon (comme Marine le Pen) s’en prend au discours prononcé par Emmanuel Macron. Ce dernier avait réaffirmé que c’était bien la France qui avait organisé la rafle. Mais pour le leader de la France insoumise,  « Vichy ce n’est pas la France. Déclarer que la France est responsable de la rafle du Vel d’Hiv est là encore un franchissement de seuil d’une intensité maximale », s’indigne-t-il.

Retour en Israël. Nadav Eyal, journaliste de la 10e chaine (Aroutz 10) évoque l’affaire. Il cite les propos de Mélenchon. Et il obtient sur Twitter une réponse de Shelly Ye'himovitz qui ne laisse aucune place au doute.

« Il y a quelques années, j’ai dû le supporter pendant 4 jours, au cours d’un colloque à Naples et il faisait preuve d’un antisémitisme qui suscitait l’écœurement et l’effroi », écrit la députée israélienne.

Lutte contre l'antisémitisme : le pas en avant du Parlement européen

Douze intellectuels saluent la résolution adoptée par le Parlement européen en faveur de la lutte contre l'antisémitisme et l'antisionisme. 
 
Nous attendons à présent que le Parlement européen se conduise en accord avec ce texte fondamental et essentiel.
Le 1er Juin 2017, le Parlement européen a adopté une résolution visant à définir les cadres de la lutte contre l'antisémitisme. Cette résolution prend appui sur la définition de l'antisémitisme qui a été proposée par l'Alliance Internationale pour la Mémoire de l'Holocauste (AIMH). La définition de l'antisémitisme inclut le ciblage de l'État d'Israël, c'est-à-dire l'antisionisme.

Depuis plusieurs décennies, l'antisionisme est la forme mutante de l'antisémitisme, il en est la dernière expression historique. En raison de cet état de fait, le Parlement européen a raison d'inclure dans sa définition de l'antisémitisme, l'expression de l'hostilité structurée et systématique à l'égard de l'État d'Israël. Cette hostilité discrimine non seulement tous les habitants d'un pays, mais encore expose à la violence toute personne qui témoigne d'un lien affectif ou culturel avec ce pays.

L'initiative louable du Parlement européen a le mérite d'actualiser la définition de la haine doctrinale des Juifs, qu'ils soient citoyens des pays de la Diaspora, ou citoyens de l'État d'Israël. Depuis la Seconde Guerre mondiale, le motif antisioniste a servi d'alibi au nazisme, au stalinisme, au tiers-mondisme, à l'islamisme pour assurer le recyclage de l'antisémitisme. A cause de l'extermination de la moitié du peuple juif, l'antisémitisme est devenu tabou, et l'on se dit ‘'antisioniste''.

La résolution adoptée par le Parlement européen marque une évolution salutaire dans la prévention des différentes formes de la judéophobie: l'antisémitisme dirigée contre les personnes, comme l'antisionisme compris comme nouvelle forme de discrimination collective, sous prétexte de ‘'critique du gouvernement israélien''.

Nous pensons que cette évolution permet d'en finir avec le clivage pervers d'une pseudo-critique politique qui consiste d'un côté à sanctuariser les ‘'Juifs'', par définition survivants du génocide hitlérien, et de l'autre côté, à diaboliser l'État d'Israël et ses sympathisants, sous prétexte d'une ‘'critique de la politique de son gouvernement''.

Nous pensons que cette évolution permet d'en finir avec la lecture unilatérale du conflit palestino-israélien, en ouvrant le spectre de la critique sur les responsabilités historiques du mouvement national palestinien, de ses dirigeants et de ses sympathisants.

Nous pensons que la critique politique est incompatible avec le refus de la connaissance historique, et plus encore avec la complaisance coupable de ceux qui articulent la critique de l'Etat d'Israël sur le refus de l'histoire. Cette position constitue un dévoiement de la critique politique, contribue à empoisonner l'opinion, et ne sert qu'à entretenir ou à reproduire le préjugé judéophobe.

C'est cette même discrimination qui fait le lit de la désinformation et de l'ignorance. Pour rappel: ce sont les Palestiniens qui ont refusé le partage de la Palestine mandataire en deux États, l'un juif l'autre arabe, en 1947. C'est le Fatah palestinien qui a inventé le terrorisme international, à la fin des années 60. Après 1993, c'est l'Autorité Palestinienne qui a subverti les Accords d'Oslo. Depuis le milieu des années 2000, c'est l'Autorité Palestinienne qui refuse de reconnaître le caractère juif de l'État d'Israël. Depuis son entrée en diplomatie, c'est l'Autorité Palestinienne qui cultive le double discours, encourage l'assassinat de civils, et sanctifie les assassins en persistant à rétribuer leurs familles.

Corrélativement, c'est l'antisionisme qui contribue à la subversion des institutions internationales (conseil de sécurité de l'ONU, votes négationnistes de l'Unesco). Corrélativement, c'est l'antisionisme qui relaye dans le monde une propagande haineuse et simpliste, accusatrice et homicide ; c'est l'antisionisme manié comme une arme, sous prétexte de critique de la politique du gouvernement d'Israël, qui appelle illégalement au boycott, en empêchant les exigences d'une critique authentique de se faire entendre.

Pascal Brückner, journaliste et écrivain
Gilles Clavreul, ancien délégué à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT
Denis Jeambar, journaliste et écrivain
Serge Klarsfeld, avocat et historien
Marc Knobel, historien et essayiste
Joël Kotek, professeur à l'université libre de Bruxelles
Eric Marty, écrivain et universitaire
Simone Rodan, politologue
Georges-Elia Sarfati, Professeur des Universités[NDLR
Pierre-André Taguieff, philosophe et historien des idées
Jacques Tarnero, essayiste et documentariste
Stéphane Wahnich, professeur associé à l'UPEC

[NDLR : j'attends à présent que le Parlement européen se conduise en accord avec ce texte fondamental et essentiel.]
 

Quatre personnages en quête de hauteur, par Gilles-William Goldnadel

Le premier s'appelle Castaner. Il est censé porter la parole gouvernementale. Selon lui, le général de Villiers serait un “poète revendicatif”. Je ne sais si le porte-voix du pouvoir ne se prend pas un peu pour son porte flingue. Était-il guidé par Zeus ou par Bacchus ? Curieuse expression, un rien barbare. Et si M. Castaner n'était pas plutôt un barde vindicatif ? Toujours est-il que je lui accorderais bien 2 points sur les 10 perdus par son chef ce dernier mois.
 
Affiche sur le thème ‘Abattre la Bande des Quatre’ ( 打'四人帮'), septembre 1978

Au lendemain de la démission fracassante autant que grandissante de notre chef d'état-major, la très discrète et docile ministre des armées avait sagement choisi d'en rester là. C'était compter sans notre porte-parole manifestement frustré de ne pas avoir pu régler son compte à un général courageux qui n'a fait que rappeler une nouvelle fois ce qu’il jamais cessé de dire : clochardisée, l'armée française n'est plus en mesure de faire la guerre qu'elle doit mener contre le danger islamiste du dedans et du dehors. Il ne suffit pas de mettre un treillis, en le payant avec une traite de cavalerie, pour se prendre pour un grand militaire.

24 juil. 2017

Détecteurs de métaux et mensonges palestiniens, par Bassam Tawil

La controverse née de la décision des autorités israéliennes d'installer des détecteurs de métaux à l'entrée du Mont du Temple rappelle le fameux proverbe arabe : « il m'a battu, s'est mis à pleurer, puis il est venu me plaindre ». Cette inversion de la réalité est fréquente quand les agresseurs tentent de se faire passer pour des victimes.

Les détecteurs de métaux ont été installés au Mont du Temple en réponse à l'assassinat de deux policiers israéliens par des terroristes arabes le 14 juillet dernier. Les trois terroristes -- des Arabes du village israélien d'Umm al-Fahm -- étaient armés d'une mitraillette et de couteaux. Les armes ont été introduites sur le Mont du Temple d'autant plus facilement que les policiers stationnés aux portes n'avaient pas pour mission de fouiller les fidèles qui se rendent à la mosquée et qu'ils ne disposaient pas de détecteurs de métaux.

Le 19 juillet 2017, environ 4 000 musulmans palestiniens ont prié à l'entrée de la vieille ville de Jérusalem, pour protester contre les détecteurs de métaux placés aux entrées du Mont du Temple. (Photo de Ilia Yefimovich / Getty Images)

Aussi invraisemblable que cela paraisse, les Palestiniens manifestent désormais quotidiennement contre la sécurisation du Mont du Temple : ils exigent que les détecteurs de métaux soient retirés. Les dirigeants palestiniens ont exhorté les fidèles à refuser les détecteurs de métaux et à prier à l'entrée des lieux saints. L'Autorité palestinienne, la Jordanie et d'autres pays arabes et musulmans accusent Israël d'avoir violé le statu quo politique qui prévaut au Mont du Temple en installant les détecteurs de métaux.

On attend encore qu'ils dénoncent les terroristes qui ont assassiné les deux policiers israéliens : car ce sont eux qui ont porté atteinte au caractère sacré du site.

Ils n'ont pas condamné non plus le meurtre des policiers qui appartiennent à la communauté Druze et qui avaient pour mission de préserver la loi et l'ordre sur le Mont du Temple. Les policiers assassinés étaient là pour assurer la sécurité des fidèles musulmans.

Portiques de sécurité et horreur indicible, par Vic Rosenthal

Vendredi soir, des membres d'une famille juive ont été massacrés par un terroriste qui est entré chez eux alors qu'ils finissaient leur dîner de Shabbat. Vous pouvez lire ici les détails qui sont familiers à toute personne qui connaît un tant soit peu les relations judéo-arabes des 100 dernières années.

 
Elad Salomon 36 ans, ז"ל, et sa femme qui a réussi à sauver ses cinq petits enfants en les enfermant dans une chambre puis à donner l'alerte.
Le terroriste de 19 ans s'attendait à mourir lors de l'attaque, malheureusement il n'est pas mort mais il avait écrit un article d'adieu sur son compte Facebook dans lequel il expliquait son acte en raison de la profanation de la mosquée Al-Aqsa par les Juifs. [comme le dit ici Mahmoud Abbas ]

Tandis que j'écris ces lignes, les émeutes continuent au Mont du Temple et à d'autres endroits à Jérusalem et en Judée-Samarie. Au moins 4 Arabes ont été tués. Malgré ce que vous pouvez lire dans les journaux comme Ha'aretz [Le Monde, Nouvel Observateur et la plupart des media occidentaux], cela se produit généralement parce qu'ils lancent des bombes incendiaires ou mettent la vie des policiers en danger, il ne s'agit pas de manifestations pacifiques non-violentes !
[Voir l'article de l'AFP : "à Abou Dis, un autre, âgé de 18 ans, est mort lorsque le cocktail Molotov qu’il voulait lancer sur les forces israéliennes a explosé sur lui"]
 
Elad z"l, sa femme et 3 de leurs 5 enfants
Tout cela parce que la police israélienne a mis en place des détecteurs de métaux aux entrées du Mont du Temple utilisées par les musulmans en réponse au meurtre de deux policiers druzes la semaine dernière avec des armes qui avaient été introduites dans la mosquée al-Aqsa. Signalons que la seule entrée autorisée aux Juifs pour entrer sur le Mont du Temple / Esplanade des mosquées est équipée d'un portail de sécurité depuis des années, par lequel tous les Juifs sont obligés de passer !

Le Waqf musulman, qu'Israël a autorisé stupidement à administrer le site, a annoncé qu'il interdisait aux musulmans de passer à travers les portiques de sécurité, a fermé les mosquées de Jérusalem et a invité tous les musulmans à venir prier à Al-Aqsa. Les médias officiels de l'Autorité palestinienne et du Hamas ont appelé à "protéger Al-Aqsa", exactement comme l'avait fait le Grand mufti de Jérusalem, Al-Husseini pour déclencher les pogroms de 1929, et comme l'ont fait Yasser Arafat et Mahmoud Abbas chaque fois qu'ils ont décidé de semer le chaos et la mort. Cette méthode a toujours fonctionné comme on le voit aujourd'hui encore.

Voici quelques observations :

23 juil. 2017

Massacre de Juifs, par Dry Bones


Abou Mazen demande la fin des mesures de sécurité israéliennes.

Le Mufti de Jérusalem a précisé par un édit que la prière rendue par les musulmans sur l’esplanade du Temple, atteinte en traversant les détecteurs à métaux « sionistes », n’est pas valable et ne sera pas acceptée par Allah. Le plus renversant est que ça fonctionne dans les têtes vides et mal faites de la rue. 
Comme rien ne l’arrête, le sultan Erdogan parle même d’un « crime contre l’humanité » !

La crise des mosquées : une vieille recette, par Alain Rajchman

La crise des mosquées : une vieille recette pour refaire l’unité sur la haine des Juifs !


Le mouvement falastinien est à bout de souffle. Les divisions au sein de la sphère arabo-musulmane minent leurs soutiens et surtout la « cause » ne cesse de perdre de son poids dans la géopolitique de la région.


Dès lors, la tentation de relancer une vieille recette était grande, celle de refaire l’unité autour des mosquées de Jérusalem en provoquant une nouvelle guerre, une guerre de religion ! Ce que Moshe Dayan souhaitait écarter en confiant les clés de l’esplanade aux dignitaires musulmans.

Il était loin de se douter que plusieurs décennies plus tard, des armes seraient apportées et cachées dans l’enceinte même des mosquées pour assassiner deux policiers israéliens. L’enchaînement de violences qui a suivi la fermeture du site et la mise en place de portails [NDLR : les mêmes qu’à La Mecque, au Vatican, dans n'importe quelle banque ou aéroport, dans les bureaux du bitoua'h léoumi = assurance nationale où les Arabes israéliens viennent percevoir la manne que l'abjecte entité sioniste leur octroie en allocations familiales, de vieillesse, etc.] après la découverte d’autres armes, a été orchestré avec le soutien des autorités religieuses pour dresser le monde musulman contre le monde juif et sioniste.

[NDLR : Le Mufti de Jérusalem a précisé par un édit que la prière rendue par les musulmans sur l’esplanade du Temple, atteinte en traversant les détecteurs à métaux « sionistes », n’est pas valable et ne sera pas acceptée par Allah. Le plus renversant est que ça fonctionne dans les têtes vides et mal faites de la rue. 
Comme rien ne l’arrête, le sultan Erdogan parle même d’un « crime contre l’humanité » ! 
Il y a (heureusement) des portiques (et des physionomistes, et des soldats) au kotel sans que cela ne pose le moindre problème. C’est uniquement un prétexte pour, une fois encore, se victimiser sans raison valable et soulever l’indignation des idiots utiles.
Et certains refusent toujours de voir le projet politique totalitaire derrière le camouflage religieux, dans le monde musulman, comme en Israël, comme en France, comme dans le monde entier.]

Nous connaissons chaque rouage de cette mécanique bien huilée. Elle s’étend jusqu'au Conseil de Sécurité qui pourra s’appuyer sur les désordres pour mettre une nouvelle fois Israël au ban des nations.

Il faut dénoncer avec la plus grande force cette instrumentalisation des foules arabes attisées par la haine des juifs qui est activée pour refaire une unité de façade du monde musulman.

La seule bonne nouvelle est que ce recours à la violence religieuse est la marque d’un essoufflement politique certain de la cause palestinienne.

[NDLR : pendant ce temps, plus d'une centaine de Juifs ont bénéficié ce matin d'une visite calme et agréable au Mont du Temple, comme aux bons vieux temps d'avant la paix, sans harcèlement des Waqfis, en étant passés par les détecteurs du " pont " des Maghrébins.]





Merci à Max, Bibi (l'autre) et Allegra.
http://www.desinfos.com/spip.php?article58287 

Le Merkava 4 : Pourquoi le Hezbollah devrait avoir peur, très peur, par Ari Liebermann

Avec au moins 1/3 de sa force de combat stationnaire en Syrie, la probabilité que le Hezbollah lance une guerre contre Israël dans un proche avenir est faible. Même en l'absence du conflit syrien, le Hezbollah n'oubliera pas de sitôt la raclée qu'il a prise des mains des FDI lors de la campagne de 2006. Néanmoins, la plupart des experts conviennent que la prochaine guerre du Liban n'est pas une question de si, mais de quand, et lorsque cela commencera, le vénéré Merkava 4, la dernière variante du Merkava d'Israël, sera effective.
Les soldats sur le théâtre ou les plates-formes aériennes planant au-dessus sont instantanément informés de la position de l'ennemi et peuvent rapidement engager les belligérants quelques secondes plus tard, permettant une élimination rapide de l'ennemi.

Le Merkava 4 intègre de nombreuses fonctionnalités de conception sophistiquées, y compris une électro-optique avancée qui garantit une capacité de destruction à 100 % du premier coup de son formidable arme à canon lisse de 120 mm. Le Merkava dispose également d'un mortier de 60 mm à action interne pour faire face à l'infanterie armée de missiles. Le Merkava est également capable de tirer au laser de troisième génération de LAHAT, le missile guidé de son arme principale, un avantage qui manque aux contemporains du Merkava. Une autre caractéristique possédée par le Merkava mais qui manque à ses concurrents c'est la capacité d'accueillir jusqu'à huit soldats d'infanterie ou trois malades.

Mais parmi ses caractéristiques les plus remarquables, il met l'accent sur la sécurité de l'équipage et sa capacité à annuler les menaces des armes antichar. Le char, dont l'armure bien incliné est composé de matériaux avancés espacés et composites, est probablement doté de la meilleure protection au monde.