26 juil. 2017

L’Autorité palestinienne a augmenté son budget pour les salaires des terroristes et de leurs familles, par Yossi Kuperwasser

Au moment où le gouvernement israélien tente d’apaiser les esprits et d’éviter l’escalade, suite aux affrontements à Jérusalem et aux tensions en Jordanie, l’Autorité palestinienne publie son nouveau budget pour ses activités en 2017.

Soulignons que parmi les bénéficiaires de l’aide fournie aux familles des terroristes figurent les auteurs qui ont poignardé à mort, le 16 juin 2017, Hadas Malka, femme policière assassinée près de la porte de Damas. Figurent également les familles d’Arabes israéliens de la ville Oum al Fahoum, auteurs des assassinats de deux policiers israéliens druzes sur le Mont du Temple, le 14 juillet.

Malgré les promesses de Mahmoud Abbas faites notamment au président des Etats-Unis de mettre un terme à l’incitation à la haine et à l’encouragement de la violence et aux actes de terreur, le nouveau budget comprend toujours des allocations habituelles pour les salaires aux terroristes emprisonnés et libérés, ainsi qu’aux familles des Palestiniens « tués en martyrs, ou blessés dans la lutte armée contre le sionisme ».

Plus révélateur, en analysant le budget de l’Autorité palestinienne, nous constatons que les salaires des terroristes incarcérés et libérés s’élèveront en 2017 à 552 millions de shekels (153,4 millions de dollars), soit une augmentation de 13 % par rapport au budget initial de 2016 et de 11 % de plus que les dépenses réelles en 2016. L’argent sera transféré au Fonds national palestinien, le bras financier de l’OLP, désigné par Israël comme organisation terroriste pour son implication flagrante dans le paiement des salaires aux terroristes.

Le montant alloué aux familles des personnes tuées ou blessées dans la « lutte armée contre le sionisme » a augmenté de 4 à 8 % et il est fixé à 687 millions de shekels en 2017. Au total, les dépenses pour soutenir et encourager les actes de terreur représentent dans le budget de l’Autorité palestinienne en 2017, plus de 1, 240 milliard de shekels (344 millions de dollars). Cette somme représente 7 % du budget global comme lors des dernières années, mais elle représente 49,6 % de l’aide étrangère obtenue par l’Autorité palestinienne en raison des coupes budgétaires de l’aide extérieure prévue en 2017.

Le budget comprend, comme les années précédentes, le financement de divers avantages sociaux et financiers pour les familles des auteurs d’attentats tués ou blessés, ainsi que pour les familles des terroristes arrêtés et mis en prison. Parmi eux, on note 500 familles qui obtiendront les frais de pèlerinage au Hajj de la Mecque dans le cadre du don saoudien offert à l’Autorité palestinienne. Comme le budget de 2016, celui de 2017 souligne que plus de 20 000 familles reçoivent des paiements mensuels, de véritables salaires fixes, et 375 familles bénéficient d’une aide spéciale.

Le budget destiné au « affaires sociales » est de 762 millions de shekels (211,6 millions de dollars) en 2017, et le budget total pour l’aide sociale (y compris les dépenses administratives) est de 826 millions de shekels (229,4 millions de dollars). Il est utilisé pour payer 118 000 familles qui vivent sous le seuil de pauvreté, 750 à 1800 shekels (208 $ – 500 $).  80 000 enfants pauvres sont également exemptés de frais de scolarité et de manuels scolaires. Il est à noter que le montant alloué aux familles vivant sous le seuil de pauvreté est beaucoup plus bas que les salaires accordés aux terroristes et à leurs familles.

Ces chiffres que nous découvrons sont particulièrement problématiques à mesure que les actes de terreur et de violence se poursuivent ces jours-ci à Jérusalem.

Soulignons que parmi les bénéficiaires de l’aide fournie aux familles des terroristes figurent les auteurs qui ont poignardée à mort, le 16 juin 2017, Hadas Malka, femme policière assassinée près de la porte de Damas. Figurent également les familles d’Arabes israéliens de la ville Oum al Fahoum, auteurs des assassinats de deux policiers israéliens sur le Mont du Temple, le 14 juillet.

Notons que si les assassins avaient été arrêtés (et non tués), ils auraient reçu un salaire plus élevé que les terroristes palestiniens. Soulignons que  les Arabes-Israéliens reçoivent plus de 500 shekels par mois, probablement parce que le coût de la vie en Israël est plus élevé qu’en Cisjordanie. 

Ces nouveaux chiffres reflètent l’engagement continu des Palestiniens à verser des salaires aux terroristes et à leurs familles, malgré les condamnations internationales et les requêtes vigoureuses américaines et israéliennes de mettre un terme à ces scandaleux paiements.

Cet engagement révèle une fois encore que la politique palestinienne promulguée dans la constitution fait toujours référence aux terroristes dans le cadre d’un combat général de la société palestinienne. Cette vision, qui anime les dirigeants palestiniens sans aucune contrainte, est fortement en contradiction avec les engagements signés dans les Accords d’Oslo et avec toutes les lois et les conventions internationales. Il est aussi regrettable qu’aucune pression sur les Palestiniens pour arrêter les paiements n’ait été efficace à ce jour.

Rappelons qu’aux États-Unis, le projet de loi qui exige de réduire l’aide économique des États-Unis à l’Autorité palestinienne, connu sous le nom de « Taylor Force Act », n’a pas encore été approuvé par le Congrès américain. En Israël, le projet de loi pour déduire les sommes que l’Autorité palestinienne consacre au soutien de la terreur des taxes palestiniennes perçues par Israël est encore à l’étude par la Commission de la Défense et des Affaires étrangères de la Knesset, après avoir été approuvée en lecture préliminaire.


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