29 août 2017

Poutine installe l’Iran et le Hezbollah à Quneitra, par Debkafile

Moscou a testé les « lignes rouges » d’Israël en amenant des officiers iraniens et du Hezbollah à Quneitra, samedi et dimanche. On les a repérés à 2 kms de la frontière du Golan israélien.

 


Moins d’une semaine après que le Premier Ministre Binyamin Netanyahu ait mis en garde Vladimir Poutine à Sotchi qu’Israël posait des lignes rouges à l’installation permanente iranienne en Syrie – en particulier près de ses frontières, Moscou soumet l’avertissement du Premier Ministre au test.


Les sources des renseignements militaires de Debkafile révèlent en exclusivité que, samedi et dimanche, (26-27 août), les forces russes ont délibérément installé des officiers des Gardiens de la Révolution Iranienne et du Hezbollah au sein d’un « centre administratif » conjoint qu’ils ont mis sur pied dans la ville de Quneitra.

Les guetteurs de surveillance les ont vus se déplacer à environ 2 km de la frontière du Golan, le point le plus près où se sont jamais avancées des troupes hostiles iraniennes et du Hezbollah vers la frontière d’Israël avec la Syrie. Ils ont été amenés depuis leur base de Khan Arnaba, à 6 kms à l’est du Golan.

Nos sources expliquent que ce « centre administratif » est un organisme militaro-civil établi par les Russes pour administrer la zone de désescalade de Quneitra, l’une des quatre sur lesquelles les Présidents Trump et Poutine se sont entendus d’établir en Syrie lorsqu’ils se sont rencontrés à Hambourg  le 7 juillet.

Israël a répété ses objections à cet accord sur sa frontière, de manière véhémente, mais Moscou comme Washington ont fait la sourde oreille. Ils ont assurés Israël qu’il n’y avait rien à craindre puisque les observateurs russes garderaient le contrôle dans cette zone et personne d’autre.

Durant le mois de juillet, les forces russes ont commencé à prendre pied sur le Golan syrien, puis y ont installé leur Centre de Commandement et relié entre eux dix postes d’observation le long de la frontière syro-israélienne. Mais tout d’un coup, samedi, tout a changé.

On a repéré les officiers russes en vêtements civils conduisant les officiers iraniens et du Hezbollah, également vêtus d’habits civils, dans la ville de Quneitra pour les installer dans le bâtiment qui abrite le « centre administratif ». Afin de masquer cette intrusion comme s’agissant d’un événement d’ordre purement « civil », les Russes ont aussi amené avec eux pour la promenade, les anciens gouverneurs syriens de Quneitra et de Dera’a, la ville frontalière avec la Jordanie.

Depuis au moins quatre ans, divers groupes rebelles syriens locaux ont été soutenus par Israël, grâce à une aide médicale et logistique. Cependant, immédiatement à leur arrivée, les officiers russes, iraniens et du Hezbollah ont contacté ces chefs de milice par Skype et leur ont donné trois options :
1. Jouer le jeu avec leur « centre administratif » de Quneitra et faire ce qu’on leur dit de faire, en échange de quoi la protection russo-syrienne leur serait garantie, ainsi que des approvisionnements réguliers de nourriture, d’eau et de soins médicaux.
Ils seraient alors dans l’obligation de rompre tout lien avec Israël.
2.  Déposer les armes devant l’armée syrienne et se disperser volontairement.
3. S’ils rejettent les points 1 et 2 , ils seraient libres de se réimplanter dans toute autre localisation syrienne de leur choix en bénéficiant d’un sauf-conduit et de garanties pour eux et leurs familles.

Nos sources insistent sur le fait qu’il importe peu de savoir laquelle des 3 options exactement les chefs rebelles du Golan choisiront, il n’empêche qu’Israël perd peu à peu sa zone de sécurité sur la frontière du Golan avec la Syrie et la voit être remplacée par des forces iraniennes et du Hezbollah à sa place, sous les auspices des Russes.

DEBKAfile  Reportage Exclusif 27 août 2017, 8:40 PM (IDT)
Adaptation : Marc Brzustowski

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire