27 sept. 2017

L’AFP minimise les pertes israéliennes à Jénine en 2002, par InfoEquitable

L’Agence France-Presse a minimisé dimanche le nombre de soldats israéliens tués à Jénine en avril 2002.

L’article du 24 septembre, repris par France Info (« Israël : la ministre Miri Regev exige une enquête sur le réalisateur arabe israélien Mohammed Bakri ») et en anglais par le Daily Mail (« Israel minister wants probe of Arab filmmaker over Lebanon remarks ») mentionnait de manière erronée que le réalisateur israélien Mohammed Bakri « avait provoqué un scandale en Israël avec son film « Jénine, Jénine » sur les affrontements d’avril 2002 au cours desquels 52 Palestiniens et 13 Israéliens avaient été tués dans la ville palestinienne de Jénine en Cisjordanie occupée. »

L'Agence Palestinienne de Propagande fidèle à son habituelle désinformation.


Comme l’AFP elle-même l’avait rapporté de manière répétée à l’époque, 23 soldats israéliens avaient été tués lors de ces combats. Un article du 30 avril 2002 rapportait par exemple : « Israël dément, affirmant avoir tué à Jénine une majorité de « terroristes » et rappelant y avoir perdu 23 hommes, pendant les combats acharnés du 3 au 12 avril. » L’article donnait aussi des détails sur les 52 Palestiniens tués, par la voix du président israélien Shimon Peres : « il n’y a eu que sept civils palestiniens tués et 45 hommes armés (palestiniens) qui ont trouvé la mort, alors que nous avons perdu 23 soldats durant les combats ».


Les chiffres totaux d’un rapport ultérieur de l’ONU concordaient : « au moins 52 Palestiniens, dont jusqu’à la moitié pourraient avoir été des civils, et 23 soldats israéliens sont morts ». Le rapport mettait fin aux accusations de « massacre » portées contre Israël à l’époque : « Un haut responsable de l’Autorité palestinienne a affirmé mi-avril qu’il y avait environ 500 morts [NDLR : pourquoi seulement 500 ? Quelques milliers aurait été une approximation aussi crédible.], un chiffre qui n’a pas été confirmé à la vue des témoignages qui ont émergé ».

CAMERA a repéré l’erreur et notifié la rédaction de l’AFP lundi 25 septembre. Le 26 en milieu de journée, l’agence n’avait pas encore émis de correction, malgré le fait que la première de ses « Dix lignes directrices » indique : « Les journalistes de l’AFP fournissent une couverture exacte, équilibrée et impartiale de l’actualité. Ils corrigent leurs erreurs rapidement et dans la transparence. »

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