29 sept. 2017

Les Iles Salomon admises à INTERPOL (la Palestine aussi) par InfoEquitable

L’admission de l’archipel du Pacifique a moins intéressé les médias que celle de la Palestine ; ils n’ont cependant pas développé les raisons des inquiétudes israéliennes face à cette dernière décision.

INTERPOL vient d’accueillir en son sein deux nouveaux membres. Voici quelques uns des titres de la presse pour annoncer cette nouvelle :

Le Figaro



Le Monde








Libération
 





L'Express 
 



Il faut ouvrir les articles pour apprendre qu’un deuxième membre a été accueilli par l’organisation, qui a annoncé les adhésions dans un tweet : « L’Etat de Palestine et les îles Salomon sont désormais pays membre d’INTERPOL ».
Mais l’ensemble de la presse a, suivant les dépêches de l’Agence France-Presse et de Reuters, adopté la même approche : seule la Palestine est citée dans les titres.
Certains, comme L’Obs, auraient eu la place de mentionner les Iles Salomon dans le titre, mais ont préféré commenter les conséquences de l’accueil de la Palestine :

Israël a des craintes à nourrir de l’accueil, au sein d’une organisation dont l’un des buts est « d’aider ses pays membres à protéger leurs citoyens contre le terrorisme sous ses multiples formes », d’une entité semi-étatique qui incite les écoliers au terrorisme et rémunère ceux qui passent à l’acte.


« Ça ne plaît pas à Israël ! » Et si c’était là la raison de cette emphase unanime mise sur la Palestine ?

L’un des buts de l’offensive diplomatique menée par l’Autorité palestinienne pour se faire admettre comme un Etat au sein des organisations internationales est de légitimer un « peuple palestinien », création des années 60 pour se substituer au peuple juif et à son Etat, Israël. On en voit les effets délétères dans les organisations où la Palestine a été admise, comme l’UNESCO qui falsifie l’histoire en « palestinisant » le patrimoine millénaire juif. On notera qu’INTERPOL n’a pas annoncé l’adhésion de l’Etat des Iles Salomon, alors que l’archipel est un Etat reconnu par l’ONU depuis 1978 ; la Palestine, elle, n’est pas reconnue comme Etat par l’ONU, seule organisation habilitée à conférer ce titre.

Il y a cependant plus gênant encore que ces enjeux symboliques. L’Autorité Palestinienne pourra accéder à des informations sensibles mettant en cause la sécurité d’Israéliens. Même si la liste des autres pays déjà membres contenait déjà certains pays peu exemplaires, Israël a des craintes à nourrir de l’accueil, au sein d’une organisation dont l’un des buts est « d’aider ses pays membres à protéger leurs citoyens contre le terrorisme sous ses multiples formes », d’une entité semi-étatique qui incite les écoliers au terrorisme et rémunère ceux qui passent à l’acte.

Tous les bords de l’échiquier politique israélien ont d’ailleurs condamné l’adhésion de la Palestine, sans que les médias étrangers ne fassent état de leurs réactions, à l’image du président Reuven Rivlin qui a déclaré :
Cette décision nuira à la capacité d’INTERPOL de combattre le terrorisme international. C’est une décision politique qui n’est pas fondée sur un besoin professionnel. Il est très triste que les Palestiniens utilisent à nouveau un organisme professionnel à des fins politiques, dans le cadre de leur campagne pour saper les négociations de paix et délégitimer l’Etat d’Israël.

Des îles au nom biblique

 

Les Iles Salomon furent ainsi nommées par le navigateur espagnol Álvaro de Mendaña, dont on dit qu’en les visitant en 1568 il pensa y trouver Ophir, région mentionnée dans la Bible comme source de richesses parmi lesquelles l’or qui permit notamment au roi Salomon d’orner le Temple de Jérusalem.

Ces îles, certes peu peuplées et situées aux antipodes, peuvent remercier la Palestine : grâce à son admission, la presse a informé les lecteurs qui ont fait l’effort d’aller au-delà des titres de leur adhésion à INTERPOL. Sans cela, la nouvelle aurait peut-être bien été complètement ignorée.

source

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire