7 sept. 2017

Premières décisions sionistes du nouveau directeur de Galei Tsahal, par Shraga Blum

Après cinq ans et demi de « bons et loyaux services », Yaron Dekel a cédé sa place à Shimon Alkabetz à la tête de la station de radio militaire Galei Tsahal. A l’actif du directeur sortant, ses efforts pour rééquilibrer la ligne éditoriale de la station, très à gauche, notamment en introduisant davantage de diversité idéologique dans l’engagement des journalistes et animateurs d’émissions.

Shimon Alkabetz : " tout chanteur ou artiste qui a refusé d’effectuer son service militaire ou qui appelle ouvertement au refus de servir pour des raisons politiques ne sera plus inclus dans la playlist de la station "
Son successeur a déjà derrière lui une longue carrière dans la presse écrite comme radiophonique. Il a notamment dirigé Radio Jérusalem et Kol Israël et été parmi les fondateurs de Radio Darom et Galei Israël. Pour lui, il s’agit aussi de la fermeture d’une boucle puisqu’il avait commencé sa carrière comme correspondant de Tsahal dans le sud et la bande de Gaza.

Jeudi dernier à Jaffa, lors de la cérémonie de passation de commandement, Shimon Alkabetz avait exprimé son désir de redonner une place prépondérante aux soldats sur cette chaîne pour que Galei Tsahal redevienne « la maison des soldats ». Il avait aussi indiqué son intention de donner la priorité à la chanson israélienne et hébraïque ainsi qu’à la littérature et la tradition juives.

Et une semaine à peine après son entrée en fonction, Shimon Alkabetz a lancé une petite « bombe » quant à l’esprit qu’il compte insuffler dans la station militaire. Il a annoncé son intention de transférer le siège de la station de Jaffa à Jérusalem, mais surtout, il a pris une décision courageuse qu’aucun autre commandant de cette station n’avait osé ou voulu prendre auparavant : tout chanteur ou artiste qui a refusé d’effectuer son service militaire ou qui appelle ouvertement au refus de servir pour des raisons politiques ne sera plus inclus dans la playlist de la station : « Que chaque objecteur de conscience sache désormais qu’il ne peut pas appeler au refus de servir dans Tsahal le soir lors d’un concert à Césarée et passer le lendemain sur les ondes de Galei Tsahal », tranche Shimon Alkabetz. Il a également fait savoir aux journalistes et animateurs d’émissions de la station que cette interdiction inclut les interviews dans des émissions à thèmes politiques ou culturels sur Galei Tsahal comme sur sa « soeur » musicale Galgalatz.

Le nouveau directeur de la station réfute l’argument de limitation à la liberté d’expression en expliquant que l’appel au refus de servir dans Tsahal est une prise de position extrême qui est aux antipodes de la raison d’existence de Galei Tsahal et de l’intention du Premier ministre et ministre de la Défense de l’époque David Ben-Gourion qui avait ordonné sa création en 1950. Cette station avait été créée notamment pour motiver la jeunesse à servir dans les meilleures unités de Tsahal et elle ne doit en aucun cas être le porte-voix d’artistes post-sionistes qui servent de modèles à beaucoup de jeunes et les démotivent pour des raisons idéologiques ou des pertes de repères identitaires.

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