8 sept. 2017

Tsahal frappe les armes chimiques d’Assad, par Marc Brzustowski

Selon le Général-Major Ya’acov Amidror, l’ancien Conseiller à la Sécurité Nationale d’Israël et ex-directeur de l’AMAN, les Renseignements Militaires, il existe une forte probabilité que cette frappe ait eu lieu, à peine une semaine après le déplacement d’Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, venu tout spécialement à Damas pour exiger de Bachar el Assad qu’il lui offre cette installation de fabrication de missiles et d’armes chimiques, comme gage de reconnaissance au Hezbollah (et à l’Iran) d’avoir sauvé son régime criminel. Autrement dit, ce Centre de « recherches et d’expérimentation » sur cobayes humains de Masyaf (Al Talaï) devait, non plus approvisionner le Hezbollah en missiles y compris non-conventionnels, mais être directement un centre de production managé par le Hezbollah en Syrie

Image satellite du CERS, centre d’exploitation du Gaz chimique à des fins militaires et génocidaires, près de Masyaf, dans la province d’Hama.
Des médias d’actualité de l’opposition syrienne révèlent, tôt jeudi matin, que quatre chasseurs de l’aviation militaire israélienne ont frappé mercredi soir, plusieurs cibles du régime syrien d’Assad. L’une de ces installations concerne le centre de « recherche » sur les gaz chimiques empoisonnés, le Scientific Studies Researchers Center, or Centre D’Etudes et de Recherches Scientifiques (CERS), près d’Hama, dans le centre de la Syrie, touché à 2h42 selon l’armée syrienne. Cet endroit produit également des missiles. L’armée syrienne reconnaît la perte d’au moins deux de ses hommes présents autour de cette cible.

Ce site, qui entrepose toutes sortes de substances chimiques et de missiles, est au centre de l’axe de développement irano-nord coréen et il est interdit aux inspections des observateurs internationaux de l’ONU, sans que cette organisation n’ait jamais émis la moindre protestation pour se faire respecter. Le Président Trump a, néanmoins, fait voter un train de sanctions frappant directement un certain nombre d’employés et dirigeants de cette installation de Masyaf.


L’Iran envisage actuellement d’étendre et de transformer ce Centre de recherche pour en faire une des principales bases de ressources en vue de la livraison d’armes (dont armes chimiques) au Hezbollah, selon Ron Ben Yishaï (Ynet). Selon le Général-Major Ya’acov Amidror, ancien Conseiller à la Sécurité Nationale, cela va même plus loin, puisque l’Iran souhaite que ce soit le Hezbollah qui dirige directement ce centre de fabrication de missiles et de gaz, à ses propres fins de lancement sur Israël.

Les forces de l’opposition syriennes affirment qu’au cours de ces tous derniers mois, la Syrie développe de nouveaux cocktails sous l’entière supervision des ingénieurs chimiques iraniens. Ces projets nuisibles visent à améliorer les capacités de ces armes pour les missiles.

Les reportages font état de nombreuses victimes syriennes et du Hezbollah. Ces incidents ne sont pas confirmés par les responsables officiels syriens. On a encore mentionné plusieurs autres sorties aériennes israéliennes après minuit, contre des convois d’armes se dirigeant vers les bastions du Hezbollah au Liban. Ce que dément, évidemment, le Hezbollah.

Le Général de Brigade (res) Nitzan Nuriel, s’exprimant lors d’un sommet à l’Institut International de Contre-terrorisme, déclarait que le CERS fournit des armes au Hezbollah au Liban et au Hamas à Gaza et il a appelé la communauté internationale à se ressaisir et à cibler ce centre, si elle ne veut pas finir comme soutien du terrorisme.

Un rapport de l’ONU publié en début de journée mercredi, a déterminé que la Syrie du criminel de guerre Assad avait bien fait usage d’armes chimiques contre des zones détenues par les rebelles près de 30 fois depuis l’éclatement de la guerre civile en Syrie, en 2011, dont l’attaque du 4 avril dernier dans la région d’Idlib, à Khan Cheikhoun, lancée depuis la base de Shayhat, qui a tué près de 90 personnes civiles et fait des centaines d’autres blessés.

Mercredi, c’était aussi le 10e anniversaire de l’attaque israélienne qui a détruit un réacteur nucléaire syrien construit par la Corée du Nord à Al Khibar (province de Deir ez Zor).

DEBKAfile

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