5 sept. 2017

Tsahal : victoire totale sur le Hezbollah, par Marc Brzustowski

Mardi 5 septembre, Tsahal s’est lancée dans ses plus grandes manœuvres militaires contre le Hezbollah depuis 19 ans, avec une mission radicalement révisée, face à un ennemi grandement renforcé (tanks et drones,ainsi que 140.000 roquettes et missiles), qui est actuellement embarqué en Syrie,pas seulement depuis le Liban.
 
L’opération défensive mise à part, Tsahal est résolue à infliger à l’ennemi des pertes intolérables en vie humaine, en territoire et en infrastructures, de telle sorte que le Hezbollah (donc le Liban) renvoyé à l’âge de pierre ne se relève jamais.
Des dizaines de milliers d’hommes de troupes terrestres, aériennes, navales et d’unités des renseignements, dont des réservistes – la totalité des forces du territoire du Nord – vont simuler une percée du Hezbollah à travers la frontière, visant à occuper deux localités israéliennes en Galilée et sur le Golan. Ils mèneront des opérations défensives et offensives simultanées en profondeur derrière les lignes ennemies. Le plan de ces jeux de guerre n’est pas du tout de viser un cessez-le-feu et un répit suffisant pour que l’ennemi se prépare au prochain cycle de violence, comme cela a été le cas quand la 2ème guerre du Liban s’est terminée en 2006.

Cette fois, les stratèges israéliens se sont fixés le but de vaincre le Hezbollah de façon suffisamment convaincante pour lui briser définitivement le moral et son infrastructure et mettre un terme à ses croyances selon lesquelles il serait en mesure de détruire Israël la prochaine fois.


Les trois objectifs de ces manœuvres sont clairement établis :
1. Deux secteurs sont définis pour repousser une percée en profondeur du Hezbollah à travers le nord d’Israël (voir la carte)
(a)  On envisage que le Hezbollah pourrait se déployer le long du secteur Metulla-Misgav sur la frontière libanaise, ainsi que sur la « route Fatma » reliant les collines de Galilée au nord de Kiryat Shmona, le long de la frontière israélo-libanaise.
(b)  Deuxième axe possible : Zarit-Shetula,en Galilée occidentale, auy nord de Nahariya (9km de la frontière), qui est suffisamment proche de la frontière libanaise pour permettre à des troupes du Hezbollah de l’atteindre par voie terrestre et à travers des tunnels.
Les forces israéliennes vont pratiquer le fait de chasser l’ennemi des villes et villages occupés, souvent en employant l’effet de surprise.

2.Une deuxième force considérable de Tsahal déferlera à travers la frontière à l’intérieur du Liban, dans un effort visant à vaincre rapidement et de façon décisive le Hezbollah sur son propre territoire. L’opération défensive mise à part, Tsahal est résolue à infliger à l’ennemi des pertes intolérables en vie humaine, en territoire et en infrastructures, de telle sorte que le Hezbollah (donc le Liban) renvoyé à l’âge de pierre ne se relève jamais.

Cette stratégie de combat pour la victoire décisive a tiré lourdement les leçons douloureuses et négatives de la guerre de 2006, révèlent les sources des renseignements militaires de Debkafile. A l’époque, l’excès de confiance de Tsahal dans la puissance aérienne pour gagner la guerre s’était avérée contre-productive. Au moment où les forces terrestres ont été déployées pour traverser la frontière et remonter vers le fleuve Litani (à 50 km de profondeur vers le nord) pour y défier le Hezbollah, elles étaient trop peu nombreuses et arrivaient trop tard.

Cette fois, les forces aériennes joueront un rôle différent dans le conflit, en coordination avec les défenses anti-aériennes et anti-missiles à paliers multiples, fortement améliorées. Elles ne seront pas seulement adaptées pour parer au vaste arsenal de 140.000 roquettes et missiles du Hezbollah, mais aussi, pour la première fois, dotées d’une formidable flotte de drones de toutes sortes, qui sont conçus pour mener sur l’ennemi des missions multiples et très diversifiées : recueil de renseignements, largage de roquettes et drones guidés chargés d’explosifs.

Egalement pour la première fois, Tsahal sera préparé à l’ordre d’évacuation des civils, jusqu’à 75.000, des villes et villages à portée des tirs de barrage du Hezbollah. Leur évacuation devrait se dérouler par les routes qui sont situées dans le périmètre de ces attaques potentielles de l’ennemi.

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