3 oct. 2017

Danièle Obono (France Insoumise) pense sans doute que les deux femmes tuées à Marseille ont été assassinées par un misogyne radicalisé… par Benoît Rayski

La députée de Paris Danièle Obono a une vision des choses qui ne se contente pas des apparences. C’est pourquoi elle lève le voile sur une vérité cachée.  Elle n’aime pas les mots « Islam », « islamisme », « musulmans », « Coran ». D’ailleurs, dès qu’on parle de ce dernier livre elle brandit l’Ancien Testament qui contient, selon elle, beaucoup d’horreurs. Ainsi on sait enfin pourquoi les Juifs égorgent au couteau et assassinent à la kalachnikov.
 
D’après la « jurisprudence Obono », l’homme qui a tué deux femmes à Marseille était à l’évidence un misogyne.

Oui, ces mots-là sont pour Danièle Obono des noms tabous, des mots interdits. Tout comme le mot « France » qu’elle ne supporte qu’accompagné du verbe « niquer ».
Il y a quelques années, elle a signé une pétition pour défendre un groupe poursuivi par la justice pour avoir chanté « Nique la France ». Ces éléments de langage sont donc parfaitement originaux. Ils font souffler une brise rafraichissante sur un monde de mots discriminants fréquemment et méchamment utilisés. Saluons la performance de cette infatigable défricheuse.
Elle vient de donner la preuve de son savoir-faire innovant dans une interview accordé à BFM-TV. Une journaliste l’embêtait en lui demandant ce qu’elle pensait du cas d’un agent de la RATP qui avait refusé de conduire un bus après qu’une femme se soit assise derrière le volant. Elle s’est énervée : « Et alors, c’est pas du terrorisme ça !  ». Mais la journaliste a insisté : « Vous ne trouvez pas que ce chauffeur est radicalisé ? ». Danièle Obono a haussé le ton : « Radicalisé ? Mais c’est quoi la radicalisation ? Vous voulez qu’on perquisitionne chez lui ? ». Puis elle a expliqué le comportement du chauffeur par une hypothèse à laquelle nous autres, simples d’esprit, n’avions pas pensé.

« Il avait un préjudice (sic) contre les femmes. » Oui elle a dit préjudice ». Ce qui constitue un indéniable attentat contre la langue française. Mais ce terrorisme-là n’est pas puni par la loi. Le chauffeur du bus, à suivre le raisonnement de Mme Obono, était simplement misogyne ! Les misogynes il y en a de toutes les religions. Mais il y a qu’une seule religion où toucher un volant souillé par les mains impures d’une femme est haram.

D’après la « jurisprudence Obono » (j’emprunte cet expression à l’excellente Fatiha Boudjahlat), l’homme qui a tué deux femmes à Marseille était à l’évidence un misogyne comme l’agent de la RATP. Et lui, pour le coup, c’était un misogyne très radicalisé… Ce terme étant très à la mode, nous éprouvons le besoin de crier que nous sommes radicalement contre la connerie.

Radicalement contre la bêtise. Radicalement contre la haine. Radicalement contre le chauffeur de bus et son pote de Marseille. Mais nous n’avons rien contre Danièle Obono. Car elle est une femme et elle est noire. Ce qui constitue un excellent bouclier protecteur. En effet, à chacune de ses éructations, son patron, Jean-Luc Mélenchon, accuse ses contradicteurs de « racisme », et de « misogynie ». Il nous faut protéger notre réputation déjà bien vacillante.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire