18 juil. 2017

La complexe responsabilisation des palestiniens, par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

Pour responsabiliser les palestiniens, tout comme leurs dirigeants (à qui l’Etat d’Israël impute une part de responsabilité avec l’encouragement des assassinats résultant du versement de sommes aux terroristes incarcérés ou aux familles des terroristes éliminés), l’Etat hébreu envisage de saisir 280 millions de dollar, imputés sur les taxes qu’Israël collecte pour le compte de l’AP.

Glorification de la raclure du groupe terroriste FPLP ayant assassiné 4 officiers
sur la promenade d’Armon HaNatziv

Par ailleurs, un groupe de pression, proche d’Israël, doit introduire au Sénat américain, le 19 juillet 2017, un projet de loi visant à refuser toute aide à l’AP si elle ne cesse pas de financer le terrorisme. Ce mécanisme pourrait ainsi conduire l’AP à cesser d’apporter son soutien au terrorisme palestinien, d’autant que chaque famille dans les territoires contrôlés par l’AP compte un membre dans les prisons israéliennes ou éliminés par Tsahal.

Les Israéliens veulent la victoire, par Daniel Pipes

Que pense l'opinion publique juive israélienne de l'idée suivante : convaincre les Palestiniens qu'ils ont perdu la guerre séculaire contre le sionisme, bref, que la fête est terminée ? En d'autres termes, que pensent les Israéliens de la victoire ?

L'ambassade américaine à Jérusalem telle qu'imaginée par Ephraim Lior.
 Pour le savoir, le Middle East Forum a chargé le Smith Institute d'interroger 700 juifs israéliens adultes. Effectué les 27 et 28 juin avec une marge d'erreur de 3,7 %, le sondage révèle l'existence d'une conviction largement répandue selon laquelle le fait pour les Palestiniens d'admettre leur défaite se terminera par une reconnaissance d'Israël en tant qu'État juif, ce qui mettrait un point final au conflit.

France : le Jihad par les tribunaux, par Yves Mamou

Un jihad silencieux s'exerce actuellement en France. Des intellectuels, des médias en ligne, des hommes et femmes politiques, des souverainistes, des écrivains, des journalistes, des chercheurs, des laïcs, ... font l'objet de procès à répétition. A chaque fois qu'ils ont trouvé juste d'exercer leur droit à la critique publique de l'islam ou de l'islamisme, ils ont été poursuivis pour racisme, diffamation, racisme antimusulman. Ceux qui les assignent relèvent soit d'une nébuleuse d'organisations musulmanes (Collectif contre l'islamophobie (CCIF), Parti des Indigènes de la République (PIR), Indivisibles et même des organisations propalestiniennes...), soit les grandes associations antiracistes (non musulmanes) qui ont fait de la lutte contre « l'islamophobie » (Ligue des droits de l'homme, Licra, SOS racisme, MRAP) leur cheval de bataille. Parfois les deux groupes mettent leurs forces en commun pour mettre en péril la liberté d'expression.

Salah Abdeslam (gauche), membre du commando islamiste qui a assassiné 130 personnes le 13 novembre 2015 à Paris a intenté un procès au député (LR) Thierry Solère pour « atteinte à la vie privée ». Solère avait raconté à deux journalistes le détail des conditions de détention d'Abdeslam. (Source de l'image : Wikimedia Commons)

Ce jihad judiciaire n'est pas spécifique à la France. Valentina Colombo, professeur de géopolitique à l'Université européenne de Rome, spécialiste du monde musulman, a décrit le jihad des tribunaux comme une stratégie « moderne, non-violente, mais agressive (...) pour terroriser l'ennemi d'Allah ». Elle ajoute : « le jihad des tribunaux est l'outil favori des organisations et des personnes qui ont un lieu idéologique avec les Frères Musulmans dans les pays occidentaux ; il est régulièrement connecté à l'accusation d'islamophobie ».