20 juil. 2017

Soit le CSA ne fait rien, soit il en fait trop, par Gilles William Goldnadel

Le 14 juin, le CSA a pris une très grave décision, attentatoire aux libertés publiques, qui n'a suscité évidemment aucune réaction chez les défenseurs autoproclamés de la liberté d'expression conforme à leurs idées.
Ce jour là , les prétendus sages membres du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel ont estimé que RTL avait manqué aux obligations de sa convention. Cette dernière stipule que la radio doit veiller « à promouvoir les valeurs d'intégration et de solidarité » et « contribuer aux actions en faveur de la cohésion sociale et à la lutte contre les discriminations ».
 
S'en prenant désormais aux idées elles-mêmes et non à leur forme, le CSA s'arroge le droit d'être arbitre de leur licéité.
Or, le 2 février, Éric Zemmour, consacrait son éditorial radiophonique à la nomination d'un nouveau juge de la Cour Suprême par Donald Trump. L'occasion pour le chroniqueur, que le CSA ne porte pas particulièrement dans son cœur, de vitupérer une nouvelle fois un gouvernement des juges : « Les juges se sont substitués au législateur alors qu'ils ne sont pas élus. Ils ont imposé leur idéologie progressiste au peuple américain. Ce putsch judiciaire a un nom qui s'appelle : « non-discrimination » le juge interdit toute discrimination… La non-discrimination est présentée abusivement comme un synonyme de l'égalité alors qu'il est devenu au fil du temps une machine à désintégrer la nation, la famille, la société au nom des droits d'un individu roi… La Cour Européenne des Droits de l'Homme, le Conseil Constitutionnel et le Conseil d'État ont fait exactement la même chose que la Cour Suprême, le même putsch judiciaire, le même fétichisme de la non-discrimination, la même déclaration des droits de l'homme tordue dans tous les sens, les mêmes juges qui s'arrogent une mission quasi prophétique ».
Pour le CSA, le chroniqueur aurait prononcé ici l'éloge de la discrimination « sans contradiction ni mise en perspective ».
Vous avez bien lu.
Ce que veut dire Zemmour, à tort ou à raison peu importe, c'est qu'au nom du principe sacro-saint de non-discrimination, le juge, peut contre la volonté de l'exécutif élu agissant au nom du peuple souverain, empêcher la protection de ce dernier. C'est ainsi que, par exemple, un juge peut empêcher, au nom de ce principe sanctifié, la discrimination naturelle entre un citoyen bénéficiant, par essence, de droits et un étranger. Autre exemple : en matière sécuritaire, entre un individu n'ayant fait l'objet d'aucune condamnation et un criminel multirécidiviste qui pourrait être discriminé au nom du principe de précaution.
Et bien pour le CSA, de telles idées ne peuvent être désormais tenues et diffusées librement sur une antenne de radio nationale.

Les mensonges et la réécriture de l’Histoire sur le quartier des Maghrébins à Jérusalem, par Lenny Ben-David et Nathaniel Belmont

Pour marquer l’anniversaire de la guerre des Six Jours, certains organes de presse ont préféré souligner « la souffrance des Palestiniens » lors de cette guerre éclair, et « l’atroce occupation israélienne qui dure depuis plus de cinquante ans ». 

Des paras ont libéré Jérusalem... les mêmes quelques années plus tard.

Rien n’a été dit sur les causes de la guerre, ni sur l’étau serré des armées arabes.

Rien sur la détermination haineuse d’assiéger et d’anéantir le minuscule et fragile Etat juif. Rien non plus du contexte international, au moment où Israël voyait la mort en face, isolé et lâché par le monde entier, et notamment par la France et même par les Etats-Unis.     

Incroyable mais vrai, durant plusieurs semaines de nombreux articles condamnant sévèrement Israël furent publiés, notamment par Reuters et le New-Yorker, sur « l’histoire d’un quartier qui a été rayé de la carte de Jérusalem. »

Le quotidien français Le Monde écrit le 30 juin 2017 : « la guerre des Six-Jours n’a pas encore livré ses secrets. Lorsque, en juin 2017, les troupes israéliennes s’emparent de Jérusalem-Est et de la Vieille Ville, une euphorie et une atmosphère mystique règnent dans les rangs. Or, il se passe un drame au cours du week-end des 10 et 11 juin, largement ignoré ensuite d’un point de vue historiographique : un quartier entier de la Vieille ville est livré aux bulldozers, ses habitants sont expulsés. Il s’agit de plusieurs centaines de Maghrébins, des pèlerins qui se sont installés au fil des siècles malgré le dénuement des lieux ».

Et pour renforcer cette thèse, Le Monde publie une interview d’un historien, et publie une photo montrant plusieurs chars… Or, chaque enfant résidant à Jérusalem sait qu’aucun char ne peut pénétrer dans les ruelles étroites de ce quartier… et que ce sont bien les paras et l’infanterie qui ont envahi, à pied, l’Est de la ville, ripostant ainsi aux tirs nourris de la Légion jordanienne. Le roi Hussein avait rejeté la requête israélienne transmise par l’observateur de l’ONU, lui demandant de ne pas intervenir dans la guerre qui fut déclenchée par l’Egypte et la Syrie. Pire encore, certains journaux ont publié la célèbre photo des paras devant le Kotel précisant que « la vision mystique du sionisme ignore et écarte complètement la présence des Palestiniens dans le pays.»

Pour certains commentateurs, « la démolition du quartier est une violation flagrante de la Quatrième Convention de Genève de 1949 et elle est définie, selon eux, comme « crime de guerre. » Bien entendu, la vérité historique est bien différente que celle décrite par ces organes de presse. Rappelons donc les faits :
  • En 1887, le célèbre baron Edmond de Rothschild offre au pacha ottoman la somme de 74'000 F pour l’achat du terrain qui jouxte le Mur des Lamentations. Rappelons qu’à l’époque l’accès au Kotel était très difficile et dangereux, en raison justement de ces bidonvilles installés pêle-mêle, sans aucune hygiène ni eau courante, où vivait une population misérable, écartée de toute aide de la part des autorités locales. Tandis que l’esplanade du Mont du Temple s’étendait sur plus de 144'000 mètres carrés, « l’espace juif » pour les nombreux fidèles se limitait à 120 mètres carrés seulement. Malgré l’acceptation de l’offre du baron Rothschild par les Turcs, le Mufti rejette la proposition généreuse.
  • Dans les années 1960, les autorités jordaniennes avaient décidé selon les directives du Premier ministre, Wasfi al Tal, de démolir tous les bidonvilles de la ville et de transférer leurs habitants dans des camps de réfugiés. En 1965, deux ans avant la guerre, 1000 palestiniens sont transférés, notamment par la force, vers le camp de réfugiés de Shoafat, au nord de Jérusalem.
  • Suite à la guerre de 1948-49, les autorités jordaniennes ont détruit toute présence juive de la Vieille ville. Ils ont expulsé tous les Juifs, profané des cimetières et détruit 58 synagogues sans qu’ils ne versent un seul dédommagement, ni aucune compensation ou indemnité à ce jour.
  • Au lendemain de la guerre, les autorités israéliennes découvrent qu’il ne restait que 650 habitants arabes entassés dans des conditions déplorables dans le quartier des Maghrébins. Leurs baraques étaient numérotées, prévues d’être démolies par les autorités jordaniennes, comme ce fut le cas avec le quartier juif voisin.
  • Le maire de Jérusalem Teddy Kollek, accompagné de l’ancien Premier ministre David Ben Gourion, et d’une délégation d’experts municipaux, visite les lieux. Devant cet enchevêtrement de désolation, et les décombres, ils décident d’évacuer les habitants en leur proposant des indemnités pour pouvoir retrouver un logement. Une grande partie accepte. Ce quartier était inhabitable et aucune municipalité dans un pays moderne et démocratique n’aurait accepté de laisser vivre des pauvres gens venus du Maghreb, arrivés à Jérusalem comme pèlerins, mais démunis de tout, pour pouvoir prier dans ces conditions à la mosquée al Aqsa. Ce n’est qu’après avoir pris toutes les dispositions et notamment l’application des normes juridiques et les lois internationales que l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Yossef Tekoah, informe le Secrétaire général de la décision gouvernementale.
  • Cette décision était légitime et inévitable sur le plan humanitaire et sécuritaire. Rappelons qu’au lendemain de la guerre, des dizaines de milliers d’Israéliens et des Juifs du monde entier étaient venus à Jérusalem pour prier pour la première fois devant le Kotel, le lieu le plus saint du judaïsme qui fut jusqu’à lors interdit d’accès. Il était donc quasiment impossible de les accueillir sur le plan sécuritaire et religieux surtout au moment où on célébrait la fête de Shavouot (Pentecôte).
  • La démolition de ces affreux bidonvilles a été faite par des bulldozers d’une société civile municipale en prenant toutes les précautions nécessaires. L’évacuation du chantier s’est faite sans incidents majeurs ni victimes. Aucun char ni soldat n’a participé à ce délogement légal. Sur cette esplanade, il ne reste que le pont des Maghrébins, qui relie jusqu’à ce jour, le Kotel au Mont du Temple.
Il est à souligner que tous ces articles sont sans fondement réel et toutes ces allégations tombent au moment où les Palestiniens lancent une campagne de délégitimation et de désinformation à l’UNESCO, et nient tout lien du peuple Juif avec Jérusalem et Hébron.

Il est triste et bien regrettable que certains médias et " historiens " suivent avec complaisance le faux et mensonger narratif palestinien.
 

Mont du Temple : priorité absolue à la sécurité et sagesse face aux fidèles, par Freddy Eytan

Les affrontements sur le Mont du Temple se poursuivent depuis plusieurs jours, suite aux nouvelles mesures de sécurité prises par les autorités israéliennes après l’attaque de trois terroristes qui a couté la vie à deux policiers.

Les deux policiers druzes (l'adjudant Kamil Shnaan, à gauche, et l'adjudant Haiel Sitawe) assassinés par les terroristes
Malgré les tensions et les actes de terreur et d’incitation à la haine, le statu quo est respecté minutieusement, et le gouvernement n’a nulle intention de le modifier.

Pourtant, des extrémistes palestiniens, des fanatiques religieux au sein du monde musulman et de pays comme la Turquie ou le Qatar, souhaitent focaliser l’attention internationale sur « la libération d’al-Aqsa de l’occupant israélien ». 

Contrairement à la Jordanie, qui a bafoué jusqu’en 1967 les lois internationales en détruisant et en saccageant synagogues et cimetières, depuis plus de cinquante ans, les Lieux saints demeurent ouverts et libres pour toutes les religions et toutes les communautés.