25 juil. 2017

Mont du Temple : du règne jordanien à la souveraineté juive, par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

Le 23 juillet 2017, l’Etat hébreu a décidé de maintenir le mécanisme sécuritaire mis en place à l’entrée de l’Esplanade des mosquées (Mont du Temple pour les Juifs), en l’occurrence, faire passer les fidèles sous les portiques électroniques, lors de leur entrée sur le site. Deux jours plus tôt, le 21 juillet 2017, Israël a limité l’accès du site aux musulmans âgés de plus de 50 ans. Ces mesures visent à mettre un terme aux violences palestiniennes sur l’Esplanade des Mosquées (reprises le 14 juillet 2017), lorsque des palestiniens ont assassiné 2 policiers israéliens.

Pour en finir avec la stratégie du coucou, qui pond ses oeufs dans le nid d'un autre oiseau,  puis enlève les oeufs de l'autre et ne laisse que les siens.

Rappelons, pour mémoire, que les soldats assassinés dans l’enceinte de l’Esplanade sont des druzes israéliens, c’est-à-dire des personnes de confession musulmane, puisque leur système de foi est considéré comme une branche de la religion de Mahomet. Les palestiniens font, hélas, bien peu de cas de la vie humaine. Ils ont donc du l’oublier…

Shelly Ye'himovitz : J’ai passé 4 jours avec Mélenchon...

Nous sommes en pleine cérémonie de la rafle du Vel d’hiv à Paris. Jean Luc Mélenchon (comme Marine le Pen) s’en prend au discours prononcé par Emmanuel Macron. Ce dernier avait réaffirmé que c’était bien la France qui avait organisé la rafle. Mais pour le leader de la France insoumise,  « Vichy ce n’est pas la France. Déclarer que la France est responsable de la rafle du Vel d’Hiv est là encore un franchissement de seuil d’une intensité maximale », s’indigne-t-il.

Retour en Israël. Nadav Eyal, journaliste de la 10e chaine (Aroutz 10) évoque l’affaire. Il cite les propos de Mélenchon. Et il obtient sur Twitter une réponse de Shelly Ye'himovitz qui ne laisse aucune place au doute.

« Il y a quelques années, j’ai dû le supporter pendant 4 jours, au cours d’un colloque à Naples et il faisait preuve d’un antisémitisme qui suscitait l’écœurement et l’effroi », écrit la députée israélienne.

Lutte contre l'antisémitisme : le pas en avant du Parlement européen

Douze intellectuels saluent la résolution adoptée par le Parlement européen en faveur de la lutte contre l'antisémitisme et l'antisionisme. 
 
Nous attendons à présent que le Parlement européen se conduise en accord avec ce texte fondamental et essentiel.
Le 1er Juin 2017, le Parlement européen a adopté une résolution visant à définir les cadres de la lutte contre l'antisémitisme. Cette résolution prend appui sur la définition de l'antisémitisme qui a été proposée par l'Alliance Internationale pour la Mémoire de l'Holocauste (AIMH). La définition de l'antisémitisme inclut le ciblage de l'État d'Israël, c'est-à-dire l'antisionisme.

Depuis plusieurs décennies, l'antisionisme est la forme mutante de l'antisémitisme, il en est la dernière expression historique. En raison de cet état de fait, le Parlement européen a raison d'inclure dans sa définition de l'antisémitisme, l'expression de l'hostilité structurée et systématique à l'égard de l'État d'Israël. Cette hostilité discrimine non seulement tous les habitants d'un pays, mais encore expose à la violence toute personne qui témoigne d'un lien affectif ou culturel avec ce pays.

L'initiative louable du Parlement européen a le mérite d'actualiser la définition de la haine doctrinale des Juifs, qu'ils soient citoyens des pays de la Diaspora, ou citoyens de l'État d'Israël. Depuis la Seconde Guerre mondiale, le motif antisioniste a servi d'alibi au nazisme, au stalinisme, au tiers-mondisme, à l'islamisme pour assurer le recyclage de l'antisémitisme. A cause de l'extermination de la moitié du peuple juif, l'antisémitisme est devenu tabou, et l'on se dit ‘'antisioniste''.

La résolution adoptée par le Parlement européen marque une évolution salutaire dans la prévention des différentes formes de la judéophobie: l'antisémitisme dirigée contre les personnes, comme l'antisionisme compris comme nouvelle forme de discrimination collective, sous prétexte de ‘'critique du gouvernement israélien''.

Nous pensons que cette évolution permet d'en finir avec le clivage pervers d'une pseudo-critique politique qui consiste d'un côté à sanctuariser les ‘'Juifs'', par définition survivants du génocide hitlérien, et de l'autre côté, à diaboliser l'État d'Israël et ses sympathisants, sous prétexte d'une ‘'critique de la politique de son gouvernement''.

Nous pensons que cette évolution permet d'en finir avec la lecture unilatérale du conflit palestino-israélien, en ouvrant le spectre de la critique sur les responsabilités historiques du mouvement national palestinien, de ses dirigeants et de ses sympathisants.

Nous pensons que la critique politique est incompatible avec le refus de la connaissance historique, et plus encore avec la complaisance coupable de ceux qui articulent la critique de l'Etat d'Israël sur le refus de l'histoire. Cette position constitue un dévoiement de la critique politique, contribue à empoisonner l'opinion, et ne sert qu'à entretenir ou à reproduire le préjugé judéophobe.

C'est cette même discrimination qui fait le lit de la désinformation et de l'ignorance. Pour rappel: ce sont les Palestiniens qui ont refusé le partage de la Palestine mandataire en deux États, l'un juif l'autre arabe, en 1947. C'est le Fatah palestinien qui a inventé le terrorisme international, à la fin des années 60. Après 1993, c'est l'Autorité Palestinienne qui a subverti les Accords d'Oslo. Depuis le milieu des années 2000, c'est l'Autorité Palestinienne qui refuse de reconnaître le caractère juif de l'État d'Israël. Depuis son entrée en diplomatie, c'est l'Autorité Palestinienne qui cultive le double discours, encourage l'assassinat de civils, et sanctifie les assassins en persistant à rétribuer leurs familles.

Corrélativement, c'est l'antisionisme qui contribue à la subversion des institutions internationales (conseil de sécurité de l'ONU, votes négationnistes de l'Unesco). Corrélativement, c'est l'antisionisme qui relaye dans le monde une propagande haineuse et simpliste, accusatrice et homicide ; c'est l'antisionisme manié comme une arme, sous prétexte de critique de la politique du gouvernement d'Israël, qui appelle illégalement au boycott, en empêchant les exigences d'une critique authentique de se faire entendre.

Pascal Brückner, journaliste et écrivain
Gilles Clavreul, ancien délégué à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT
Denis Jeambar, journaliste et écrivain
Serge Klarsfeld, avocat et historien
Marc Knobel, historien et essayiste
Joël Kotek, professeur à l'université libre de Bruxelles
Eric Marty, écrivain et universitaire
Simone Rodan, politologue
Georges-Elia Sarfati, Professeur des Universités[NDLR
Pierre-André Taguieff, philosophe et historien des idées
Jacques Tarnero, essayiste et documentariste
Stéphane Wahnich, professeur associé à l'UPEC

[NDLR : j'attends à présent que le Parlement européen se conduise en accord avec ce texte fondamental et essentiel.]
 

Quatre personnages en quête de hauteur, par Gilles-William Goldnadel

Le premier s'appelle Castaner. Il est censé porter la parole gouvernementale. Selon lui, le général de Villiers serait un “poète revendicatif”. Je ne sais si le porte-voix du pouvoir ne se prend pas un peu pour son porte flingue. Était-il guidé par Zeus ou par Bacchus ? Curieuse expression, un rien barbare. Et si M. Castaner n'était pas plutôt un barde vindicatif ? Toujours est-il que je lui accorderais bien 2 points sur les 10 perdus par son chef ce dernier mois.
 
Affiche sur le thème ‘Abattre la Bande des Quatre’ ( 打'四人帮'), septembre 1978

Au lendemain de la démission fracassante autant que grandissante de notre chef d'état-major, la très discrète et docile ministre des armées avait sagement choisi d'en rester là. C'était compter sans notre porte-parole manifestement frustré de ne pas avoir pu régler son compte à un général courageux qui n'a fait que rappeler une nouvelle fois ce qu’il jamais cessé de dire : clochardisée, l'armée française n'est plus en mesure de faire la guerre qu'elle doit mener contre le danger islamiste du dedans et du dehors. Il ne suffit pas de mettre un treillis, en le payant avec une traite de cavalerie, pour se prendre pour un grand militaire.