31 juil. 2017

Loi de moralinisation, par Elisabeth Lévy

Si quelqu’un veut instaurer une dictature en France, qu’il s’y prenne entre le 20 juillet et le 15 août, il a toutes les chances d’y parvenir. Personne ne troublera ses vacances pour si peu. À l’exception d’un édito par-ci et d’une tribune par-là, nul ne s’est ému de la disposition scélérate adoptée par l’Assemblée dans la nuit de vendredi à samedi, avec le reste de la stupide loi « confiance ». 

 

Jamais les Encyclopédistes n’auraient existé dans ce climat de pudibonderie idéologique où on brandit son juge dès qu’on se sent offensé ou choqué.

Que dire, en effet, d’un texte par lequel les députés acceptent de se placer sous une tutelle infantilisante parce que le moloch de l’opinion exige de voir leurs notes de frais et que puisque je suis obligé de le faire pourquoi pas eux gnagnagna, et qui leur interdit de surcroît de travailler avec les personnes en lesquelles ils ont le plus confiance, parce que le Canard et Mediapart sont aux aguets ? Cette loi manifeste en vérité un consternant asservissement à l’air du temps et aux vaches sacrées d’une époque qui ne tolère plus que l’on ait quelque chose à cacher. On dira que, si les députés veulent se mettre à poil, c’est leur problème. Pardon, mais vu qu’ils me représentent, moi le peuple souverain, c’est un peu le mien.

Plaidoyer pour un judaïsme accessible, par Shoshanna Keats-Jaskoll

Le rav David Stav constate la déconnexion de l’establishment religieux en Israël par rapport à la société et propose des solutions pour y remédier. 

 

David Stav, rabbin de la ville de Shoham, est aussi président de Tzohar, une association visant à rendre la vie juive accessible aux laïques, à travers le développement d’un leadership rabbinique modéré et d’initiatives politiques ciblées. Le rav Stav considère la distance ressentie par un certain nombre de Juifs par rapport à leurs racines et à l’establishment religieux comme tragique. Il s’agit pour lui du problème le plus dangereux auquel le peuple juif est aujourd’hui confronté. Convaincu que le pouvoir religieux en place est en grande partie responsable de cette situation, il souhaite plus que tout y remédier. Mais avant de s’étendre sur ces points plus en détail, le rav Stav a insisté pour que nous commencions par mentionner des choses positives.