9 août 2017

Orthographe : l’idéologie du genre contre la langue française, par Marie-Hélène Verdier

Le bleu et le rose ne sont plus ce qu’ils étaient. Un vent de « gender » venu des Amériques a balayé la vieille Europe. Que n’avons-nous un neutre comme cette Allemagne si performante pour désigner la vie ?! Le nombre aussi en prend un coup. Après les « écrivaines » et les « auteures », voici le règne de « celles et ceux ». Et nos politiques de nous infliger, à jet continu, leurs discours besogneux, avec « les Françaises et les Français ». On rêve de Belges et de Belges. Avec la parité politique, cela promet.

Discours de réception d’Alain Finkielkraut à l’Académie française. Sipa. Numéro de reportage : 00739943_000074.

L’enterrement du genre grammatical

 

Il est temps de revenir à la raison. Certains rappels linguistiques et historiques s’imposent. Ouvrons un dictionnaire. Tant s’en faut que les noms terminés par un e soient féminins. On dit : le sexe, du fromage, une rue, un meurtre, un homme et une femme (dans le même bateau, merci mon Dieu), et vertige pour tous. Nos mots viennent du latin déformé par les indigènes colonisés par les Romains. Le « » est la lettre la plus commune pour terminer un nom. Et il n’y a pas équivalence entre genre grammatical et genre naturel. Le mâle est masculin. Les arbres latins étaient féminins. Ronsard voyait couler le sang des nymphes sous le bras meurtrier du bûcheron ou de la bûcheronne (le féminin se trouve dans le Dictionnaire de l’Académie)  Est-ce à cause de la mort du paganisme que les arbres français sont masculins ?

Tout est venu des âmes trop zélées voulant venir en aide « au sexe faible » comme on disait jadis. En 1984, le gouvernement socialiste, sous l’égide d’un « ministère des Droits de la Femme », prend une initiative en faveur « de la féminisation des titres et des fonctions et, d’une manière générale, du vocabulaire concernant les activités des femmes. » A la suite de cet acte politique, l’Académie française demande à Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss de rappeler le rôle des genres grammaticaux dans la langue française. Cette même année, l’Académie adopte à l’unanimité un texte qui rappelle « la contrainte interne que constitue, dans la langue française, l’existence de deux genres et la valeur non marquée, « générique, du masculin pour neutraliser la différence entre les sexes ».

En octobre 1998, un rapport remis, à la demande du Premier ministre Lionel Jospin, par « la Commission générale de terminologie et de néologie », déconseille formellement « la féminisation des noms de titres, grades et fonctions par distinction avec les noms de métier dont le féminin s’impose naturellement par l’usage » et complète utilement les déclarations de l’illustre Compagnie : « L’indifférence juridique et politique conférée par le genre masculin doit être préservée dans la réglementation, dans les statuts et pour la désignation des fonctions. Ce n’est pas, en effet, Madame X qui signe une circulaire mais le ministre qui, pour un temps, se trouve être une personne de sexe féminin. Mais la circulaire restera en vigueur alors même que Madame X ne sera plus titulaire du portefeuille ». De cette distinction, d’une importance capitale, le pouvoir en place fait fi.

L’Académie humiliée

 

An 1999 : abolition d’un privilège de l’Académie. Le CNRS et l’Institut national de la Langue Française dont les membres sont composés d’« ingénieures » publie, avec une préface du Premier ministre, « un catalogue de métiers, titres et fonctions » systématiquement et arbitrairement féminisés. Les médias font un large écho à cette publication, abusivement présentée comme une directive régalienne et légale. Contre cette dérive du politique (le Premier ministre ne reconnaît-il pas à chacun « le droit démocratique d’utiliser la langue comme il l’entend » ?), l’Académie française adopte, le 21 mars 2002, à l’unanimité, une déclaration rappelant qu’ « aucun texte ne donne le pouvoir de modifier de sa simple autorité le vocabulaire et la grammaire du français. » Du rapport d’octobre 1998, l’Académie française déplore que le gouvernement n’ait pas tenu compte. Pas plus que de l’analyse « scientifique » jugée « irréfutable » de Dumézil et Levi-Strauss.

Octobre 2014 : le feu est mis aux poudres. Un incident oppose, à l’Assemblée nationale le député Julien Aubert à « la présidente de séance ». S’ensuit un échange un peu vif, et une demande de réparation, à défaut de repentance, faite à l’outragée. L’attention du grand public est alertée. Le 10 octobre 2014, l’Académie française refait une mise au point : fidèle à la mission qui lui a été confiée depuis 1635 de veiller à l’intégrité de la langue, elle rappelle les règles qui s’imposent pour la formation et l’usage des mots.

Certains mots légitimement féminisés

 

Résumons. Le masculin a une valeur non marquée, générique, venue de l’héritage latin. On dit « extensive » c’est-à-dire qu’il a la capacité, à lui seul, de représenter les éléments relevant de l’un et l’autre genre. Le français ne dispose pas non plus d’un suffixe unique permettant de féminiser automatiquement les substantifs. Le « » sert à féminiser beaucoup d’adjectifs sur le modèle laborieux et laborieuse. Pas systématiquement : il suffit de voir les adjectifs formés sur le suffixe -ilis : habile, facile, utile. L’Académie propose régulièrement des listes de mots féminisés, à condition que cette féminisation soit justifiée et de formation correcte comme les noms boulanger et boulangère, postier et postière. Des noms peu familiers sont même entrés dans le Dictionnaire. Ainsi la bûcheronne que l’on ne rencontre pas souvent au coin des rues. Ce sont les mots en –eur qui sont source de discorde. Le nom de métier, professeur, est un mot masculin. C’est paresse de dire « professeure ». Pourquoi pas «  professeuse » comme danseuse ? Professeur est aussi un titre : on ne dit que : professeur de Médecine. Le mot ingénieur pourrait aussi être féminisé en « ingénieuse » : on voit le problème. Procureur qui désigne une fonction ne peut être féminisé. Le mot auteur peut être féminisé en « autrice ». D’ailleurs, certaines « auteures » veulent être « autrices ». Le suffixe latin -tor, a un correspondant en -trix. Vous suivez, n’est-ce pas ?

Pas de « sapeuse-pompière » !

 

On dit : factrice, compositrice, éditrice. « Recteure » est illogique. Ou bien on dit rectrice,  comme dans « la rectrice des études » ; ou alors c’est un titre, et sa féminisation n’est pas admise. Et que dire de « la cheffe » d’orchestre ? » Cheftaine, sur le modèle de capitaine, on comprend pourquoi ce n’est pas possible : trop connoté scout. Mais pourquoi pas chèfe, comme trèfle, plus léger, musical? Par tous ces exemples, on voit  l’incohérence linguistique qu’entraîne une féminisation systématique par la lettre « ». Or l’usage impose une uniformité reconnue par tous. La désignation : Madame le Procureur  est satisfaisante (à moins de dire « la Proc » comme dans les séries télévisées). Quant à la féminisation du mot « sapeuse-pompière » revendiquée par une catégorie de femmes très répandue, le sapeur désigne un soldat de l’arme du génie : le mot composé  ne peut être féminisé. Jusqu’à présent, car on ne sait plus qui va monter en première ligne pour mettre et éteindre le feu. Comme dit joliment l’Académie, « libérons l’usage ». Ce même usage nous enseigne que l’on peut dire par commodité, dans l’information : « La professeur de français du collège Brassens » ou « la Ministre de… »  Avouons-le : si l’oreille n’est pas outre mesure blessée, l’œil sera sensible à la familiarité voire la vulgarité, à tout le moins l’inélégance de cette désignation. Basta ! Mieux vaut garder l’usage générique du masculin. « Madame le Ministre » s’impose dans une lettre officielle. Pour le reste, ne soyons pas plus royaliste que le roi. Sans nous cacher que « libérer l’usage », c’est autoriser les fautes d’orthographe ou de grammaire ! On le voit dans les échos d’une « réforme » qui tendrait à admettre une confusion d’accords au bénéfice d’une bonne « intention plurielle » ! O Mysterium Grammaticae ! Ce n’est pourtant pas en écrivant « auteure » qu’on rendra à ce mot l’autorité de l’acte créateur, confisquée depuis toujours, c’est-à-dire avant la Révolution, par le mot racine masculin, le mâle dominant, l’homme ! De grâce, Mesdames « les auteures, les professeures, » et vous, ô mes soeurs écrivaines ! Ne soyez pas des Bélise ou des Trissotin ! Enlevez ce e mollasson que l’on ne saurait voir !

La langue est un instrument politique

 

C’est bien la langue qui entérine le sens nouveau que l’on donne aux mots pour changer les choses. Sur une photographie officielle récente des « Premières dames » des chefs d’Etat européens figure un homme. A quand une père et un mère ? Ecrire « écrivaine » c’est soutenir la cause des femmes. Etre galant à la française. Les mêmes qui « défendent » les femmes ne dénoncent pas le commerce utérin. Et tout le monde de déposer une gerbe, au temps fixé, sur la tombe de l’esclave inconnu. Cette mode voyelle traduit une maladie du siècle d’en finir avec un héritage biologique et linguistique. Hystérie féministe ? Au masculin est conférée une valeur générique qui neutralise la différence entre les sexes. Une femme devrait être heureuse d’être auteur ! Eh bien non ! Chassez le genre ou le sexe, ils reviennent au galop. Les féministes américaines trouvent qu’on est sexiste avec Dieu. Notre Père ? On devrait dire : Notre Mère. Dans un magazine récent, une photographie montrait des évêques se tenant la main autour d’un globe terrestre. Les écologistes purs et durs célèbrent le culte de la Terre Mère. Abolition du droit romain et paganisme de l’écologie totale, même combat. Le masculin est le genre « qui l’emporte », apprenait-on jadis. L’adjectif « extensif » pour  le qualifier devrait être une pomme de concorde.

… mais cessons de barbariser !

 

L’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 est toujours en vigueur qui garantit l’unité du pays. Régulièrement, tel parti veut inscrire les langues régionales dans la Constitution. Rien de nouveau sous le soleil de France. Quant à l’Académie française, fondée en 1634, elle a pour fonction de veiller sur la langue, de la normaliser et de la perfectionner. Quoi que vous fassiez et écriviez, le Dictionnaire de l’Académie fait autorité. Après cela, faites comme bon vous semble. Nous sommes en France où règne, Dieu merci, la liberté d’expression. Montez au créneau. Ecrivez ce que vous voulez. « Viva la Libertà », comme dit l’autre !

Cessons de barbariser à tout bout de discours. La lettre « » ne fera pas changer le regard des hommes sur les femmes ou inverser la courbe du chômage féminin. « La langue n’est pas un outil malléable et utilisable, modifiable au gré des désirs et des projets politiques », rappelle l’Académie. Ni littéraires, d’ailleurs. Pensons à tous ceux qui ont œuvré à la Défense et Illustration de la Langue Française. Que de mots, forgés, artificiellement, à partir du latin ne sont pas restés dans notre langue ! Que les Françaises et les Français veillent à s’exprimer correctement, avec un vocabulaire toujours plus riche et précis, au lieu de s’adonner à la paresse ardente de mettre des « » partout. Qu’on redevienne plutôt sensible au « » tantôt muet tantôt non muet des mots français, une des beautés de notre langue. Et que l’on fasse, à l’écrit comme à l’oral, les accords obligés du participe passé après l’auxiliaire avoir en disant : « Les vacances que j’ai prises furent agréables » ainsi que les liaisons, au lieu de blesser l’oreille en disant : « quan on » et « aprè avoir » . Ce serait un sacré grand pas en avant de fait.

La Suède est-elle un état failli ?par Judith Bergman

La situation sécuritaire de la Suède a atteint un tel seuil critique que le chef de la police nationale, Dan Eliasson, a lancé un appel à l'aide à la population. Comme si la police paraissait incapable de répondre seule aux problèmes qui sont de son ressort. Le rapport de police intitulé « Utsatta områden 2017 », (« Zones vulnérables 2017 », plus couramment appelées « no-go-zones » ou « zones de non droit ») publié en juin, révèle en effet que le nombre de ces zones est passé de 55 à 61 en un an.

En 2015, 14 % seulement des délits commis en Suède ont été résolus. En 2016, 80 % des policiers ont envisagé de changer de métier. Néanmoins, le Premier ministre Stefan Löfven (photo ci-dessus) a refusé de parler de crise. (Photo de Michael Campanella / Getty Images)

En septembre 2016, le Premier ministre Stefan Löfven et le ministre de l'Intérieur Anders Ygeman sont restés sourds aux signaux d'alerte : en 2015, 14% seulement des délits commis en Suède ont été résolus et, en 2016, 80 % des policiers se sont posé la question de changer de métier. Les deux ministres ont refusé de considérer ces données comme une crise.

Restrictions de budget: L’armée de l’air adapte l’entrainement de ses pilotes, par Capitaine Caserne

La nouvelle de la restriction des budgets de la Défense, révélée par le Ministre Jean-Yves le Drian, a été diversement appréciée par les forces armées mais l’Armée de l’Air, dont les missions au sein des récents conflits extérieurs est cruciale pour la survie des combattants au sol, a décidé de prendre le problème à bras le corps et d’adapter l’entrainement des futurs officiers pilotes à leur nouveau matériel à budget restreint.
 
C’est avec des maquettes d’avion en bois et en carton, mais en tenue de vol, que les pilotes récemment badgés ont effectué les présentations et les démonstrations de combat aérien.

Le Chef d’État-Major de l’Armée de l’Air, le Général Denis Mercier, est venu assister aux premiers tours de roues de cette nouvelle organisation sur la base de Salon-de-Provence où sont stationnées les jeunes recrues, futurs pilotes de chasse. Habituellement, cette parade traditionnelle donnait lieu à quelques vols des divers appareils de l’école et des passages de plusieurs escadrons des bases environnantes, Orange et Istres, ainsi que la présentation en vol du fleuron de l’aviation militaire française, le Rafale. 

Cette année-ci, à cause des restrictions et des coupes sombres dans le budget voté par le Parlement, les expositions d’appareils étaient effectuées en statique mais le commandant de la base 701 de Caritat a quand même voulu montrer que, malgré l’adversité, tout était fait pour maintenir le niveau d’entrainement et la caractère opérationnel de ses troupes. C’est donc avec des maquettes d’avion en bois et en carton, mais en tenue de vol, que les pilotes récemment badgés ont effectué les présentations et les démonstrations de combat aérien. Un passage à très basse altitude de tout beauté, qui fit frissonner le public ayant répondu nombreux à l’appel, a donné lieu à des prises de vues époustouflantes. Un exercice de bombardement avec des œufs durs a été également mis au programme afin de démontrer la virtuosité des pilotes à toucher une cible, un chariot de supermarché simulant un véhicule taliban, même dans les pires conditions de vol. 

Le Général Mercier a ensuite remercié tous les participants et salué leur courage et leur abnégation. En privé, alors que plusieurs officiers supérieurs s’inquiétaient du spectacle offert et craignaient le ridicule d’une telle prestation où les bruits d’avions et de bombes étaient faits par les pilotes eux-mêmes, le Général leur a dit de ne pas s’inquiéter. En deux mois d’opérations en Irak, les Rafales sur place n’avaient volé que deux fois en missions de bombardement et que l’on ignorait encore quand et si, une troisième aurait lieu.

Rencontre Abdallah II – Mahmoud Abbas : les explications de Dr. Mordekhaï Keidar

Rien n’a filtré sur les entretiens « urgents » qu’ont eu lundi à Ramallah le roi de Jordanie Abdallah II et le chef de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, si ce n’est que le point central a été la question du Mont du Temple. A l’issue de leur rencontre ils n’ont pas souhaité donner de conférence de presse. Le Dr. Mordekhaï Keidar, spécialiste de l’Islam et du monde arabe, très fin observateur de la situation et des phénomènes qui traversent le Proche-Orient a tenté d’apporter des explications à cette rencontre. Il dresse aussi un sévère constat sur l’attitude indulgente israélienne vis-à-vis du royaume hachémite.



Pour le Dr. Keidar, l’objet principal de la visite du roi Abdallah II a été d’amplifier la victoire obtenue sur Israël dans la crise du Mont du Temple afin d’arracher d’autres concessions à l’Etat juif en vue de la création d’un Etat arabe palestinien en Judée-Samarie. En effet, explique le Dr. Keidar, le roi de Jordanie voudrait coordonner une action avec Mahmoud Abbas et le président américain Donald Trump car il craint plus que tout l’éventualité de « l’option jordanienne » qui consisterait à transformer la Jordanie en Etat ‘palestinien’ au cas où le processus de ‘paix’ était voué à l’échec, comme cela semble être le cas.

Le Dr. Keidar met en garde contre la création d’un Etat arabe palestinien en Judée-Samarie car il constituerait une menace stratégique pour Israël, du nord au sud du pays.

C’est là que l’orientaliste pointe du doigt une conception erronée selon lui qu’ont adopté tous les dirigeants israéliens, et qui voudraient que la Jordanie soit considérée comme un allié d’Israël. Il souligne que le fait que la frontière israélo-jordanienne soit la plus calme des frontières « endort » les gouvernants israéliens qui ne prêtent pas assez d’attention à tout ce que fait la Jordanie contre Israël sur la scène internationale. Il cite notamment l’activisme hostile du royaume hachémite contre Israël à l’Unesco et dans d’autres forums internationaux.

Dr. Keidar dit aussi ne pas comprendre par exemple pourquoi le gouvernement israélien a accepté que la Jordanie alloue dernièrement 1,4 millions de shekels supplémentaires au Waqf : « Le gouvernement actuel reproduit la même erreur tragique que ceux qui étaient au pouvoir en 1993-1994 et qui ont accordé aux Jordaniens un statut privilégié sur le Mont du Temple. Quel est le pays qui accorde ainsi un pouvoir à un Etat voisin dans sa capitale et sur le lieu le plus sacré pour lui ? »

Le lobby antiraciste fait des ravages au Québec, par Jérôme Blanchet-Gravel

Il s’est récemment constitué au Québec un véritable lobby antiraciste dont la mission est de convaincre les différents paliers de gouvernement d’œuvrer à la reprogrammation complète de la société conformément à ses revendications identitaires pour les immigrants. Il faudrait que le Canada français devienne une page blanche, un Éden entièrement vierge dont les habitants devraient obligatoirement rendre un culte à la déesse Diversité.
 
Manifestation pro-migrants à Montréal, Canada, août 2017. SIPA. AP22087169_000005

[NDLR : Extension du domaine de la cucuterie bien-pensante : ce brave homme a bien assimilé les nouveaux mots d'ordre. Non seulement il convient d'accueillir " comme il se doit " les réfugiés, mais il faut obéir aux diktats cotonneux du néoféminisme victimaire qui ne se résout pas assimiler (désolé pour le gros mot) que le masculin détermine une valeur non marquée, générique, et que la grammaire n'a strictement rien à voir avec le machisme.]

Surtout composé de militants anti-laïques, d’universitaires, de journalistes et de fonctionnaires, ce nouveau lobby est parvenu à persuader le gouvernement provincial de mettre en place une grande commission sur le racisme dit « systémique ». Le 20 juillet dernier, le gouvernement du Parti libéral (un parti plutôt favorable à l’immigration massive) annonçait donc officiellement que des séances de consultation sur le sujet allaient se tenir à l’automne.

« Négationnisme », idéal diversitaire et « islamophobie »

 

Les instigateurs de cette grande mascarade se montrent si radicaux dans leurs prises de position qu’il est facile de prévoir les conclusions qui seront tirées de l’exercice. En mars dernier, le Premier ministre du Québec, Philippe Couillard, affirmait que nier la réalité du racisme au Québec relevait du « négationnisme ». Voilà de quoi donner le ton.
Premièrement, nous apprendrons que les Québécois « de souche » forment un peuple fondamentalement « raciste », en raison, notamment, de son rapport conflictuel à la religion. Il faut préciser que, dans leur ensemble, les Québécois n’ont jamais été très favorables à l’idée de se voir imposer des croyances religieuses dont ils ne partagent aucunement les principes. Le Canada français est longtemps resté catholique, mais à partir des années 1960, il est rapidement devenu hostile au dogmatisme religieux, peu importe sa provenance. Cette méfiance légitime envers la religion semble toutefois s’atténuer chez les jeunes générations qui ont été gavées à l’idéal diversitaire par le système d’éducation au cours des deux dernières décennies.

Deuxièmement, nous apprendrons que les musulmans font partie des principales victimes du racisme systémique. Bien évidemment, il sera beaucoup question de l’« islamophobie », cette nouvelle épidémie populaire dont il faudrait collectivement guérir. L’islamisme a beau n’avoir jamais fait autant d’adeptes et surtout, de victimes, des associations musulmanes viendront publiquement faire le procès des Québécois sans jamais remettre en cause aucune de leurs pratiques. Pendant ce temps, rien ne sera dit au sujet des communautés asiatiques (chinoise, vietnamienne, indienne, etc.) qui sont pourtant très importantes. Il faut croire que certaines communautés culturelles maîtrisent mieux que d’autres l’art de la victimisation.

Du racisme, où ça ?

 

Le Barreau du Québec définit le concept de racisme systémique comme une « production sociale d’une inégalité fondée sur la race dans les décisions dont les gens font l’objet et les traitements qui leur sont dispensés. L’inégalité raciale est le résultat de l’organisation de la vie économique, culturelle et politique d’une société. » Cette définition serait cohérente avec la réalité si cette inégalité raciale existait vraiment. Avant le développement de cette schizophrénie sociologique, le Québec avait toujours été considéré comme l’une des terres les plus accueillantes au monde.

Il est toujours utile de rappeler que le racisme est une idéologie qui croit en la supériorité d’une race sur une autre. Apparu au XIXe siècle en Europe avec l’essor des sciences naturelles et du darwinisme social, le racisme repose sur des fondements pseudo-biologiques. Ainsi il faut vraiment être de mauvaise foi pour ne pas constater que cette idéologie est devenue extrêmement marginale, sinon inexistante.

La gauche multiculturaliste introduit le doute et la méfiance

 

En revanche, ce qui persiste encore dans tous les pays du monde, ce sont certaines formes de solidarité naturelle, autant dire de xénophobie, qui ne pourront jamais être totalement éradiquées. Claude Lévi-Strauss a montré qu’à moins d’instaurer un régime totalitaire, aucune société ne deviendra parfaitement conforme aux standards xénophiles du multiculturalisme. À moins, bien sûr, que cette société ne souhaite sa propre disparition.

Le débat entourant le racisme systémique au Québec est complètement artificiel. Un peu comme en France, où elle fait aussi bien des ravages, la gauche multiculturaliste invente des problèmes de toutes pièces, elle alimente des tensions réelles qui étaient au départ imaginaires. Là où tout allait bien, elle introduit le doute et la méfiance. Ce serait bien qu’on le réalise, avant de détruire ce qu’il reste du « vivre-ensemble ».

Pour un Mémorial-Musée, consacré à l’histoire et à la culture des Juifs des pays arabes et musulmans, par Jean-Loup Msika et Alexandre Feigenbaum

Les prédicateurs islamiques prétendent qu'Israël ne serait qu’une création coloniale de l’Europe, une sorte de compensation pour la shoah. Israël est ainsi présenté comme le dernier État « colonial »Pour la propagande anti-israélienne, les vraies victimes de la shoah seraient donc les Palestiniens. Ce discours outrancier est pourtant répandu dans les opinions occidentales. Les résolutions catastrophiques du Conseil de sécurité et de l’UNESCO, qui nient tout lien historique des Juifs avec la Terre Sainte, Jérusalem ou Hébron sont applaudies par les nations … 
 
Le futur modèle du Mémorial-Musée proposé, appelé « Musée des Juifs des pays arabes » (Beit Yehudei Artzot Arav)
Il est temps de créer, dans la capitale, Jérusalem, un lieu majeur, un Mémorial-Musée, consacré à l’histoire et à la culture des Juifs des pays arabes et musulmans. Les Chefs d’état étrangers, les dignitaires et diplomates en visite y seraient informés sur les racines anciennes du peuple juif, peuple autochtone authentique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.