15 août 2017

«Yolocaust», le projet qui ridiculise les selfies pris au mémorial de la Shoah de Berlin, par Arthur Dubois

Shahak Shapira, un artiste satirique Israélien vivant en Allemagne, a lancé un site de
photomontages composé de clichés inappropriés, voire indécents pris sur le site du souvenir de l'Holocauste. Il les transforme pour rappeler aux gens qu'ils sont dans un lieu grave qui honore la mémoire de six millions de juifs assassinés.



Le selfie a dû déjà permettre à certains d'entrer au panthéon des prix Darwin , ces récompenses attribuées aux personnes mortes de manières ridicules. Pourtant, cela n'empêche personne de continuer à en prendre sans conscience. Les clichés postés depuis le mémorial de la Shoah, à Berlin, en sont un criant exemple.



Et Shahak Shapira, un artiste satirique d'origine israélienne vivant en Allemagne, a
trouvé un moyen de ridiculiser ces sottises. Avec une touche de cynisme, une pointe de dénonciation et de l'humour noir, le jeune homme de 28 ans transporte ces selfies dans un autre univers en noir et blanc appelé Yolocaust, contraction des mots «holocauste» et de YOLO ( « You Only Live Once », « On ne vit qu'une fois »), l'acronyme anglais synonyme d'excès, de stupidité. Les gens se retrouvent à sourire au milieu des cadavres. Ils sont assis sur un tas de macchabées dans un chariot et on peut encore voir un homme qui jongle dans une fosse.
On pourrait appeler ça du mauvais goût, certes, mais se prendre en photo sur ces lieux l'est aussi selon l'auteur de ces montages. Shahak Shapira semble juste dénoncer l'absurdité du phénomène. On peut lire sur le site de Yolocaust une FAQ particulièrement caustique. « Je suis un de ceux qui sont sur une photo et soudain je regrette de l'avoir mise en ligne. Peux-tu la retirer ? Oui, envoie-moi juste un mail à undouche.me@yolocaust.de » qui veut littéralement dire dédébilise.moi@yolocaust.de. On peut lire ensuite : « N'est ce pas irrespectueux pour les victimes de la Shoah ? Oui, le comportement de certains au mémorial est effectivement irrespectueux. [...].» 

Près de 10.000 personnes visitent chaque jour le mémorial. Parmi elles, certaines sautent de pierre en pierre, skatent, font du vélo et prennent des photos « d'abrutis »
pour reprendre les mots de Shahak Shapira. Il rappelle que « c'est à vous de décider comment se comporter sur un site qui marque la mort de 6 millions de personnes. » Peut-être suggère-t-il aux personnes qui se photographient d'opter pour plus de sobriété la prochaine fois.




 






 




















Violences policières israéliennes : désinformation, par Jewishpress

L’ONG de gauche B’tselem accuse la police israélienne d’avoir violé les droits des patients et des médecins de l’hôpital Al-Makassad de Jérusalem, en entrant dans le bâtiment à la recherche d’un terroriste musulman, Mohammed Abu Ghannam, qui avait été abattu et qui mort plus tard à l’hôpital. L’incident s’est produit le 21 juillet 2017.
Un médecin arabe à l’hôpital a déclaré à Haaretz (!) que la police était pernicieuse et que les policiers avaient perdu le contrôle [d’eux-mêmes] : « Ils étaient vicieux », a déclaré Husseini en parlant de ceux qui ont perpétré le raid de vendredi dernier.
« Je pense qu’ils ont perdu le contrôle et cela aurait pu conduire à un massacre. Nous n’avons jamais eu de raid de la police des frontières ici.  C’étaient toujours de simples policiers qui intervenaient ceux qui sont en bleu ou en noir. La police des frontières n’a aucun respect pour la population civile. Qu’est-ce qu’ils cherchaient ? Des armes ? Des terroristes armés ? La police aurait pu venir à moi et me dire qu’il y avait une personne blessée qu’ils cherchaient, et me demander des renseignements sur son état d’une manière civilisée, et ne pas entrer dans les salles d’opération avec leurs bottes contaminées. Une chose pareille n’arriverait jamais à l’Hôpital  Hadassah . »

Mais les images vidéo que nous venons d’obtenir par Channel 10 montrent une image complètement différente de la situation.


Dans le parking de l’hôpital se trouvent des blocs et des pierres utilisés par les violents émeutiers musulmans pour attaquer la police, et les images montrent au moins un Arabe sur le toit de l’hôpital qui jette des blocs de béton sur la police. [à partir de 1:18]
 
La chaîne 10 affirme que les blocs ont été placés dans l’enceinte de l’hôpital à l’avance pour être utilisés contre la police israélienne [comme dans le lieu " le plus saint de l'islam " al-Aqsa].

La police dit qu’ils sont entrés à l’hôpital, principalement pour arrêter des émeutiers violents qui utilisaient à dessein l’hôpital comme sanctuaire [vieille tactique falastinienne, comme lors des guerres de Gaza].

Les émeutes étaient motivées parce qu’Israël avait placé des détecteurs de métaux à l’entrée du Mont du Temple après l’assassinat de deux policiers israéliens  par trois terroristes musulmans.

Le Kurdistan : un rempart contre l’ingérence turco-iranienne, par JNi-Media

La semaine dernière, le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a déclaré devant une délégation de 33 membres Républicains du Congrès qu’il soutient la création d’un Etat kurde indépendant dans ce que l’on considère encore aujourd’hui comme le nord de l’Irak. Netanyahu n’est pas seul à favoriser l’idée de donner son Indépendance à la région de l’Irak non-arabe la plus prospère et démocratique : Joe Biden, le vice-Président d’Obama avait défendu ce projet lorsqu’il se présentait à la nomination du candidat présidentiel démocrate en 2008, avant de se raviser dès qu’il est entré dans l’équipe d’Obama à la Maison Blanche.



Le Kurdistan Irakien, dirigé par le Gouvernement Régional du Kurdistan (GRK), est situé dans le nord de l’Irak et il constitue la seule région autonome du pays et une démocratie parlementaire. Les Kurdes le considèrent comme l’une des quatre grandes régions du Grand Kurdistan souhaité, qui comprendrait également le sud-Est de la Turquie, le Nord de la Syrie et le nord-ouest de l’Iran.

Et, sur ce point, dans les régions de Turquie et d’Iran que revendiquent les Kurdes, réside la valeur la plus cruciale du Kurdistan, pour la politique étrangère et sécuritaire israélienne : l’existence même d’un Etat indépendant officiel, qui disposerait inévitablement d’un titre de membre de l’ONU, constituerait une véritable gifle pour les deux puissances islamiques qui sont en lice pour étendre leur hégémonie sur le Moyen-Orient : la Turquie et l’Iran.

Pour aider la hasbara internationale, Latma revient !

Un des personnages mémorables de la bande satirique de Latma revient dans un nouveau sketch. Le but : contribuer à la promotion des droits des Juifs en Judée Samarie auprès des Américains.

 

 

Merci à Hanna  Boker Tov Yerushalayim   בוקר טוב ירושלים

Musulmans de France, l’enquête qui fait peur, par Elisabeth Lévy

Alain Finkielkraut a défini un jour le politiquement correct comme le fait de ne pas voir ce qu’on montre. Le traitement de l’étude sur les musulmans de France réalisée par l’Institut Montaigne sous la direction de Hakim El Karoui et publiée hier par le JDD nous en a fourni un exemple éclatant. On dirait que les médias se sont concertés pour tenter de planquer la réalité sous des titres lénifiants. « Musulmans de France, l’enquête qui surprend », annonçait le JDD à sa « une ». « L’enquête qui terrifie » aurait été un titre plus adapté.

28 % des musulmans de France estiment que la charia prévaut sur la loi de la République. Vous avez bien lu : près d’un tiers des musulmans vivant dans notre pays vivent mentalement dans une tout autre contrée.

28% de fans de la charia


C’est la première fois, à ma connaissance, qu’un travail aussi sérieux tente d’établir un portrait idéologique et culturel des musulmans de France (trois quarts de Français, un quart d’étrangers). On se disait bien qu’une partie d’entre eux avait quitté le monde commun – ou n’y avait jamais résidé – mais on pouvait encore espérer qu’il s’agissait d’une infime minorité. Or, on apprend que 28 % des musulmans de France estiment que la charia prévaut sur la loi de la République. Oui, vous avez bien lu : près d’un tiers des musulmans vivant dans notre pays vivent mentalement dans une tout autre contrée. Un tiers sur une population estimée (à la baisse) entre 3 et 4 millions, ça fait un million de personnes, souvent jeunes. Combien seront-ils, dans dix ans, à être passés de la charia au djihad ? Seulement 1 %, soit « seulement » 10'000 ? Voilà qui rassurera certainement les 70 à 80 % de Français que l’islam inquiète.

 

La réalité se révèle pire que les fantasmes

 

On pourrait se réjouir de ce que 70 % des musulmans vivant dans notre pays soient devenus des laïques comme les autres. « Deux tiers des musulmans pensent que la laïcité permet de vivre librement sa religion », affirme Hakim El Karoui. Alors, il doit y avoir maldonne sur le sens du mot laïcité.  En effet, douze ans après le vote de la loi interdisant les signes religieux à l’école, 60 % des personnes interrogées estiment que les filles devraient pouvoir porter le voile à l’école ; 48 % pensent qu’on doit pouvoir affirmer son identité religieuse au travail ; 58 % des hommes et 70 % des femmes sont favorables au port du voile – hijab. Autrement dit, même au sein de la majorité que l’on dit intégrée, on n’entend pas renoncer à ce signe de rupture avec le modèle français qu’est la dissimulation du corps féminin.

Les promoteurs de l’étude espéraient sans doute que la réalité scientifiquement établie permettrait de trancher le cou des fantasmes sur l’islam. Or, la réalité se révèle pire que les fantasmes. Comment « déradicalisera-t-on » les 20 % de musulmans et 28 % de musulmanes qui, dans notre pays,  approuvent le port de la burqa ? Combien de générations faudra-t-il pour les convaincre qu’une femme libre n’est pas souillée par le regard d’un homme ?

Ces questions ne seront évidemment pas posées, comme le montre le titre hilarant du Monde sur le sujet : « Les musulmans de France, une population jeune et diverse ». Les perroquets du tout-info et tous les autres fossoyeurs du réel s’emploient déjà à expliquer qu’on a mal compris : l’intégration progresse. Quant à ceux pour qui elle ne progresse pas, ils sont révoltés plus que musulmans. Fort bien. Et qu’est-ce qu’on fait, avec tous ces révoltés ?

Charlottesville : comparer l’Europe et les Etats-unis n’a pas de sens, par Aurélien Marq

Méfions-nous des vérités partielles qui conduisent à des conclusions hâtives. L’actualité de ces derniers jours oblige, notamment, à rappeler qu’en ce qui concerne l’islam, la situation aux Etats-Unis n’a rien à voir avec la situation de l’Europe en général, ni de la France en particulier. En résumé, une minorité de 1 % n’est pas une minorité de 7,5 % !
 
Comme trop souvent en France, l’antiracisme officiel sert de masque au racisme anti-blancs.

Soyons clairs. Les violences de Charlottesville sont condamnables, et rien ne doit nuancer cette condamnation. J’ignore si la manifestante tuée, qualifiée d’antiraciste par la presse, est effectivement une militante antiraciste – ce qui est une noble cause – ou si, comme trop souvent en France, l’antiracisme officiel sert de masque au racisme anti-blancs. Dans tous les cas, son meurtre est un acte odieux et inacceptable.

 

Récupérations politiques

 

Il convient pour autant d’être rigoureux dans l’analyse de ces faits, et dans les conclusions que l’on peut en tirer. Ainsi, lorsque Le Figaro republie aujourd’hui un article initialement écrit en juin 2015, qui affirme que « aux Etats-Unis, les extrémistes blancs tuent plus que les djihadistes », on se doute des récupérations très politiquement correctes qui peuvent en être faites, et quelques précisions s’imposent.
  1. Depuis la publication initiale de l’article du Figaro, il y a eu 6 attentats islamistes reconnus comme tels aux Etats-Unis, faisant 68 morts. En revanche, Charlottesville serait le second attentat d’extrême-droite, pour un total de 2 morts. De ce fait, les chiffres de l’article mériteraient d’être mis à jour. Il n’est plus vrai que « 26 personnes sont mortes par le fait de djihadistes auto-proclamés, tandis que 48 personnes ont été assassinées par des extrémistes non-musulmans », aujourd’hui ce ne serait plus 26/48 mais 94/50.
On voit donc que même le titre de l’article, qui est ce que beaucoup de lecteurs vont retenir, est devenu faux !
  1. La situation de l’islam aux Etats-Unis n’a rien à voir avec ce qu’elle est en Europe. Il y a bien sûr des différences sociologiques, qu’il serait trop long de développer ici, même si on peut rappeler l’importance de l’islam afro-américain, bien plus influent que ne l’est chez nous l’islam des populations d’origine sub-saharienne.

 

Malhonnêteté intellectuelle

 

Toujours d’après le Pew Research Institute, en 2050 les musulmans représenteraient environ 2 % de la population des Etats-Unis, mais 10 % de la population de l’Europe. Or, une minorité de 7,5 ou 10 % a sur la cohésion de l’ensemble un impact (positif ou négatif) sans commune mesure avec celui d’une minorité de seulement 1 ou 2 % !

Il est notamment beaucoup plus simple d’octroyer un régime dérogatoire à un groupe très minoritaire qu’à un groupe représentant une proportion notable du total. Autrement dit, le multiculturalisme n’est relativement sans danger que si la majorité est très majoritaire et les minorités suffisamment minoritaires pour que leur poids ne remette pas en cause la vision collective de « ce qui est normal ». En ce qui concerne les musulmans, c’est peut-être le cas aux Etats-Unis, ça ne l’est clairement pas en Europe.

Il n’est pas question de nier la réalité du racisme violent d’extrême-droite, ni d’excuser sa brutalité criminelle. Mais l’utiliser, à coups de comparaisons imprécises et incomplètes, pour minimiser la dangerosité de l’islam politique est intellectuellement malhonnête, et collectivement suicidaire.