16 août 2017

À Doha, une boutique à la gloire d'Hitler, apr Ian Hamel

Croix gammées, casques de SS, moulages à l'effigie du führer : une échoppe du souk de Doha, au Qatar, est dédiée au culte du nazisme.

A Doha, dans une boutique du souk. © Ian Hamel

C'est une échoppe située dans le souk à proximité du prestigieux musée d'art islamique de Doha. À l'extérieur, elle ne propose que des cartes postales et des tee-shirts à l'effigie de Tamim ben Hamad Al Thani, l'émir du Qatar. Mais à l'intérieur, derrière de grandes vitrines, des dizaines de souvenirs du IIIe Reich. Des livres, mais aussi des brassards ornés de croix gammées noires sur fond blanc, des collections de casques de SS ou avec des têtes de mort, des documents datant des années 1930-1940, des portraits d'Adolf Hitler, de face ou de profil. Ces objets sont-ils à vendre ? Le vendeur se montre très embarrassé. En l'absence de son patron – actuellement en Europe –, il ne peut pas répondre. Il ne s'agit, selon lui, que d'un musée dédié à des reliques nazies. Un simple musée, étrangement planté au milieu de magasins pour touristes et de restaurants…

Surprise. Quel est le salaire d’un combattant de Tsahal ? par Israelvalley desk

Drôle de pays. Les soldats israéliens gagnent bien moins que la moitié du salaire minimum en Israël (le salaire israélien moyen a atteint un niveau record en mars 2016 en s’élevant à 10,128 shekels (2.329,43 euro). Les combattants ont un salaire mensuels de 387 euros/mois et les non-combattants gagnent 281 euros/mois.
 
En comparaison, les salaires des raclures auteurs d'actions terroristes sont largement au-dessus des salaires du marché. Ils s'échelonnent de 2'400 à 12'000 shekels par mois (565 euros à plus de 2'900 euros) et sont acquittés pendant toute la durée de la peine de prison.

Le salaire moyen d’un soldat israélien qui ne sert pas dans des unités combattantes (« Jobnik ») s’élève en moyenne à 4'500 euros/an. (Un soldat chinois gagne 1'600 dollars/ mois). Un soldat de Tsahal dispose donc de moins d’une poignée de shelkels par jour pour s’acheter un paquet de cigarettes.

Quatorze mille soldats sur les 150.000 d’appelés que compte Tsahal  passent chaque année par la case prison. 70 % d’entre eux sont condamnés pour désertion. Tsahal admet que la plupart des cas de désertion s’expliquent par la nécessité impérieuse de travailler pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Il faut savoir que 50 % des soldats d’origine éthiopienne sont incarcérés chaque année dans les prisons militaires.

Dans Telavivre : « La plupart des parents s’indignent contre la somme symbolique que leurs enfants reçoivent lors de leur service militaire. La compensation salariale est tout simplement insuffisante pour couvrir leurs dépenses mensuelles tels que l’habillement ou la nourriture par exemple.

 « Un soldat sert l’Etat et cela lui coûte de l’argent. C’est juste inadmissible », a déclaré un membre de la knesset,  également ancien chef du département des ressources humaines de Tsahal .

Elazar Stern fait partie de ces législateurs  qui sont derrière une proposition  de loi pour accorder un bonus aux soldats dans le dernier tiers du service national , en fonction de la nature du service rendu : un soldat en service dans le pays recevrait 1,500 shekels ; un soldat dans un rôle de soutien au combat recevrait 2,000 shekels , et un soldat au combat recevrait 3.000 shekels . « Les frais de subsistance que les soldats reçoivent aujourd’hui est insultant . Pour le moment nous profitons de leur service » , a t-il déclaré. « Même si cette proposition coûte plusieurs centaines de millions de shekels par an, c’est un petit prix à payer. Ce sont les soldats de la nation. »

La caricature antisémite a droit de cité sur un site grand public, en 2017, en France, par François Heilbronn

Regardez bien ce dessin-montage, oui regardez-le, paru le 30 juillet, c’est l’un des « dessins de la semaine » du site d’Alain Soral, Egalité et Réconciliation.
Regardez-le et décryptons-le.

Caricature publiée sur le site "Egalité et réconciliation" dans la rubrique "Dessins de la semaine". A quand l’interdiction d’Egalité et Réconciliation ?
Le Président de la République, Emmanuel Macron, transformé en cancrelat (synonyme de cafard) est «en marche» avec d’autres «cancrelats» qui sont tous Juifs : Jacques Attali, Bernard-Henri Lévy, Jack Lang, Alain Finkielkraut, Julien Dray.

Et pour être sûr de leurs origines juives, « cancrelat en chef » Attali porte une médaille avec une étoile de David et un ruban rayé bleu et blanc comme les tenues de déportés.

Enfin, pour qu’il n’y ait aucune équivoque, ils sortent tous de toilettes avec les sigles du CRIF et de la LICRA et non pas des toilettes voisines au sigle de la République Française.

Donc la France doit faire « gare à elle » car les « cancrelats », tous Juifs sauf le Président qui serait leur instrument, sortent des « toilettes » d’organisations juive et antiraciste.

Le terme « cancrelat » n’est pas neutre. Pour délégitimer les Tutsis, les Hutus les ont appelé, dès les années 60, de « Inyenzi » [cancrelat ou cafard]. Trente ans plus tard, les Hutus massacrèrent près d’un million de Tutsis, pour eux des « cancrelats ».

C’est une vieille technique génocidaire que d’animaliser ses futures victimes (généralement en animaux nuisibles, les « rats » pour les Juifs, les « cancrelats ou cafards » pour les Tutsis) avant de les mettre à mort.

L’auteur de cette caricature sur le site de Soral, XAV, n’en est pas à son coup d’essai, c’est lui qui avait représenté Macron avec un haut de forme capitaliste, une faucille communiste et un nez crochu dans un tweet que Les Républicains avaient dû retirer et s’en excuser.

Je reviens sur ce site nauséabond qui devrait être interdit, ce croquis qui a gagné le concours du dessin de la semaine du 30 juillet a eu près de 25.000 vues.

Nous avons là une caricature antisémite, tel qu’il en fleurissait légalement dans les années 30. Aujourd’hui nous disposons d’un dispositif juridique pour faire interdire ces appels à la haine des Juifs et à leur déshumanisation.

A quand l’interdiction d’Egalité et Réconciliation ?

Des suprémacistes blancs américains scandent « Juifs, vous ne nous remplacerez pas ! » par Kathy Scott

Des suprémacistes blancs américains scandent « Juifs, vous ne nous remplacerez pas ! »

Un rassemblement de plusieurs groupes prônant la suprématie de la « race blanche » a conduit à de violents affrontements samedi en Virginie (Etats-Unis).
Lors de ce rassemblement, des suprémacistes ont scandé « Juifs, vous ne nous remplacerez pas ! » et « Heil Hitler ».


L’acteur américain Arnold Schwarzenegger a fait don de 100.000 dollars (plus de 85.000 euros) au Centre Simon Wiesenthal, qui combat le racisme et l’antisémitisme, à la suite du rassemblement d’extrême droite à Charlottesville, en Virginie.

« J’ai été horrifié par les images de nazis et de suprémacistes blancs marchant dans Charlottesville et j’ai eu le cœur brisé lorsqu’un terroriste national a pris une vie innocente », a-t-il écrit sur son compte Facebook.

« Vous ne gagnerez pas. Nos voix sont plus fortes et plus puissantes. Il n’y a pas d’Amérique blanche – il n’y a que les Etats-Unis d’Amérique. Vous n’êtes pas nés avec ces visions de haine – vous pouvez changer, grandir et évoluer, et je vous suggère de commencer immédiatement », a-t-il ajouté.

L’acteur a également appelé le public à faire un don à une association qui lutte contre la haine. « Mon rêve est que vous tous me rejoigniez pour aider votre association philanthropique préférée comme vous le pouvez « , explique-t-il. Il a, de son côté, « envoyé 100.000 dollars » au Simon Wiesenthal Center, avec laquelle il « travaille depuis des dizaines d’années ».


Le naïf journaliste, par Dry Bones

-- Y a-t-il un autre mot pour une colonie illégale de Cisjordanie ?
-- Ça dépend, si des Arabes y vivent, appelle-la une ville ou un village.
-- D'accord. Et si des Juifs y vivent ?
-- Ça s'appelle un obstacle à la paix.
-- Pigé.

Les droits de l’homme en terre d’islam, par André Versaille

On se souvient que dans la foulée du droit à la différence, l’invention des droits culturels fut accueillie comme un progrès : il s’agissait, dans un esprit de tolérance et d’ouverture, d’équilibrer la prépondérance de la culture occidentale par la défense les cultures non-occidentales, et de refuser toute hiérarchie entre elles. Du côté des États décolonisés arabes, cependant, ce principe d’égalité se mua bien vite dans un mouvement de concurrence féroce, allant jusqu’au rejet de la culture humaniste occidentale plus que jamais regardée comme dominante et non dépourvue – cela va sans dire – de racisme. À partir de là, plus d’universalité qui tienne : la revendication de « l’identité culturelle » servira aux dirigeants à justifier la censure de l’information et l’exercice de la dictature, tandis que s’opposera une culture licite à une culture illicite et que s’instaurera le relativisme culturel comme un absolu imperméable à toute remise en cause. Quant à la langue française, elle sera maudite au Maghreb par une propagande qui, écrit Hélé Béji, a « préparé la persécution et le massacre des intellectuels francophones en Algérie, qui avaient pourtant servi avec tant d’éloquence la cause nationaliste[1] ».
 
La police a dispersé (12 juillet 2016) à Nouakchott une manifestation de militants anti-esclavagistes qui protestaient contre de récentes arrestations dans leurs rangs.
Quel intérêt peut avoir un anti-occidentalisme qui ne débouche sur rien sinon sur une affligeante incapacité d’autoanalyse. « On a fait déchoir sa culture dans le ressentiment, écrit encore Hélé Béji ; on a développé une authenticité artificielle contre l’étranger ; on a pratiqué la discrimination culturelle en criant contre la discrimination raciale ; on a détruit la tolérance par des idées intolérables ; […] on a nourri des valeurs d’extrême droite en se prétendant d’extrême gauche ; on a préféré être des partisans plutôt que des humanistes, et des esprits fanatiques plutôt que des esprits philosophiques. Superstition, fétichisme, croyances, réflexes bigots, instincts raciaux, […] censure, tous les préjugés qui avaient été combattus par l’humanisme ont resurgi en masse. […] On dirait que l’homme ne croit plus à son semblable. Oui, la condition humaine ne nous intéresse plus. » Et d’ajouter : « Le commerce des autres n’est plus un itinéraire d’apprentissage et de compréhension, mais une posture d’intimidation et d’arrogance[2]. »