19 août 2017

Dégénerescence du parti du déni


La seconde photo a été censurée par Facebook.
(Merci à Max)

L’empreinte indélébile d’un complexe de supériorité (dhimmis3) par Mireille Vallette

Supprimer le statut de dhimmi au profit de l'égalité, comme le décrètera l'Empire ottoman, conduit les populations musulmanes à une colère noire. Il est interdit de contredire "la loi bénie", "la religion glorieuse".

«Ce système d’avilissement et d’oppression couvrit des espaces et des périodes immenses. Le mépris pénétra les mœurs, modela les traditions, la conscience collective et les comportements.» (Bat Ye’or)

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Il est difficile d’imaginer que l’on haïsse un type d’êtres humains au point de vouloir l’exterminer. Et plus encore de comprendre cette condition qui protège, subordonne et avilit. Dans ce monde de la dhimmitude, des ordonnances d’éminents juristes ont réglé dans leurs moindres détails l’organisation sacralisée des humiliations.

Énigmatique aussi l’incroyable permanence de ce statut, même allégé. Jean-Pierre Péroncel Hugoz montre que le même mépris ancestral demeure à l’égard des coptes d’Egypte, et que les Frères musulmans l’ont réactivé, pogroms à la clé, dès les années 80 (2). Le visage le plus barbare de cette condition fait un retour en force aujourd’hui.

Contre la violence, la bigoterie et les mariages précoces: l’école (dhimmis 2) par Mireille Vallette

Les archives de l’Alliance israélite universelle dessinent la condition des juifs, leurs mœurs archaïques et la lente évolution des mentalités.

L’Alliance israélite universelle (AIU) qui créera de nombreuses écoles dans les pays arabes, est fondée en 1860 au même moment que d’autres organismes de soutien occidentaux. Envoyés à Paris, les rapports mensuels de ses maîtres constituent de très riches archives. Elles décrivent la condition des juifs, et en particulier des femmes à cette époque.
Dans le dernier tiers du XIXe siècle, les enseignants comme la plupart des voyageurs et témoins Juifs_allaince_anni.jpgoccidentaux soulignent le fanatisme des pratiques, le degré élevé d’intolérance religieuse, tant chez les juifs que chez les musulmans, en particulier en Perse, au Maroc et au Yémen. En 1912, un professeur de l'Alliance assure que le «juif de Marrakech représente bien le type du fanatique (qui) étouffe tout esprit de progrès ».(1)

L’arrogance n’épargne pas les bonnes âmes: «En fait, l’Occident émancipateur voit dans les juifs d’Orient des populations arriérées, à sauver de l’oppression, voire de l’abrutissement. » Il existe une vision coloniale : «C’est le frère archaïque que l’on méprise, mais qu’il faut aider.»

L’ouverture d’écoles représente un espoir d’amélioration des conditions de vie autant qu’un désir de savoir. L’Alliance est humaniste et elle œuvre à combattre la misère et la bigoterie. Elle sera très mal vue des rabbins, souvent bornés. Durant des décennies, le combat contre l’obscurantisme est un leitmotiv: mariages précoces, violences contre les épouses, situation des femmes en général, châtiments corporels sur les enfants. Dans les écoles de l’AIU, les coups et les brimades physiques sont interdits.

La condition de dhimmis dans le monde arabe (1) par Mireille Vallette

Les juifs ont subi la dhimmitude durant des siècles. Payer un impôt spécial n'était qu'un aspect de leur condition. De nombreuses humiliations s'y ajoutaient.

Encore un peu d'histoire. En quoi consistait le statut de dhimmi? Éclairage (republié) en trois parties qui traite de la situation des juifs dans les pays arabes sur laquelle on dispose d’une abondante littérature. La dhimmitude, ce n’est pas l’antisémitisme, les pogroms et les massacres, comme en Europe. C’est la conviction que l’islam, religion supérieure, doit mépriser toutes les autres.
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Que signifie concrètement pour les chrétiens et les juifs la condition de «dhimmi»?  Lucarne sur ce vaste thème qui dura un millénaire sur trois continents.(1)

J’emprunte les exemples donnés ci-dessous à la période 1850-1920 environ, tirés sans mention contraire, de même que les citations, de l’ouvrage de Georges Bensoussan «Juifs en pays arabes, le grand déracinement, 1850-1975». (2) Bensoussan traite surtout de cinq pays: Maroc (la communauté juive était la plus nombreuse et c’est pour ce pays que les sources sont les plus riches), Libye, Irak, Yémen, Egypte.

C'est quoi Israël ? par Ephraim Kishon

Les cinq soldates ayant fini avec succès le dernier cours de l'Académie de pilotage de l'armée de l'air (photo Tsahal)
C'est le seul pays où si l’on demande à une fille dans quelle unité elle a servi à l'armée, on découvre qu'elle était officier parachutiste alors que vous n'aviez été que caporal à la cantine militaire.       
C'est le seul pays où les chômeurs font la grève.
C'est le seul pays qui a deux ministres du Trésor et pas un rond.
C'est le seul pays où chaque mère a le numéro de portable du sergent de son fils à l'armée.
C'est le seul pays qui importe de l'eau par bateaux citernes au moment où le pays est inondé par les pluies.
C'est le seul pays qui a envoyé un satellite de communications dans l'espace, où on ne vous laisse jamais terminer une phrase.
C'est le seul pays où sont déjà tombées des fusées de l'Irak, des katyouchas du Liban, des Qassam de Gaza et où un appartement trois pièces coûte plus cher qu'à Paris.
C'est le seul pays où un repas Israélien est composé d'une salade arabe, d'une pita irakienne, d'un kebab roumain et d'une crème bavaroise.
C'est le seul pays où le gars avec la chemise pleine de taches est le ministre et le gars au complet gris, son chauffeur.
C'est le seul pays où des musulmans vendent des articles religieux aux chrétiens en échange de billets portant l'effigie du Rambam (Maïmonide).
C'est le seul pays où les jeunes quittent la maison à l'âge de 18 ans pour revenir y habiter à l'âge de 24.
C'est le seul pays où aucune femme n'est en bons termes avec sa mère mais où elles se parlent néanmoins trois fois par jour - généralement pour parler de vous.
C'est le seul pays où on vous montre des photos des enfants alors qu'ils sont présents.
C'est le seul pays où on peut connaître la situation sécuritaire selon les chansons à la radio.
C'est le seul pays où les riches sont à gauche, les pauvres sont à droite et la classe moyenne paie tout.
C'est le seul pays où on peut obtenir en dix minutes un logiciel pour diriger des véhicules spatiaux, où il faut attendre un mois pour réparer la machine à laver.
C'est le seul pays où si l’on demande à une fille dans quelle unité elle a servi à l'armée, on découvre qu'elle était officier parachutiste alors que vous n'aviez été que caporal à la cantine militaire.
C'est le seul pays où le décalage entre le jour le plus heureux et le jour le plus triste n'est souvent que soixante secondes.
C'est le seul pays où lorsque vous détestez les hommes politiques, les fonctionnaires, les taxes, la qualité du service et la situation en général, vous prouvez que vous aimez le pays et qu'en fin de compte c'est le seul pays dans lequel vous pouvez vivre.


Traduction française de Hesi Carmel

« Face à une idéologie fanatique, nous devons réenchanter la nation républicaine » par Frédéric Encel et Yves Lacoste

L’islamisme radical, avec l’Etat califal islamique (dit Daech) comme fer de lance, mène une guerre implacable au peuple français. Dans ce contexte grave, il convient de se ressouder autour des mots, valeurs et symboles de la Nation et de la République en évitant les accusations faciles et autres inepties argumentaires. Hélas, trois d’entre elles se sont récemment exprimées.

 

La première est provenue des rangs de la droite dans la foulée du massacre de Nice, via des formules à l’emporte-pièce du style « si tous les moyens avaient été pris, le drame n’aurait pas eu lieu » (Alain Juppé). Quels moyens ? L’expulsion des Maghrébins, l’enfermement à vie des maris violents, l’interdiction de louer des camions pour les repris de justice ? Absurde. Face à la vague terroriste, le gouvernement Valls va aussi loin que l’y autorise l’État de droit, même s’il sera sûrement amené à renforcer en quantité et en qualité le dispositif général ; en attendant, que le premier ministre soit attaqué est d’autant plus injuste qu’il fut parmi les tout premiers à gauche à nommer courageusement et dès le 11 janvier 2015 l’ennemi, à savoir « le terrorisme, le djihadisme et l’islamisme radical », impulsant de nouvelles mesures relayées par un Bernard Cazeneuve dont tous les responsables politiques s’accordent à reconnaître le même sérieux.

La seconde ineptie provient justement de cette gauche angélique ou complaisante qui stigmatise la prorogation de l’état d’urgence sous le double prétexte fallacieux qu’il serait à la fois inefficace et liberticide. Or non seulement celui-ci a déjà permis aux forces de l’ordre et à la justice de gêner ou d’entraver la perpétration d’actes délictueux ou criminels liés au terrorisme, mais encore il n’a manifestement dérangé ni le mouvement Nuit debout des mois durant, ni des dizaines de manifestations syndicales, ni la tenue de l’Euro, et moins encore la libre expression de positions contestataires dans les médias et en place publique. Décidément, on aura connu sous d’autres latitudes ou en d’autres temps nationaux des états d’urgence plus contraignants…

UNRWA : la fin de la supercherie ? par Alan Baker

L’UNRWA a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1949 comme une entité distinctement temporaire pour aider à la réinsertion, au rapatriement ou à la réinstallation des réfugiés, et en vue de favoriser la paix.

Roquettes installées ans une école de l’UNRWA à Gaza en 2014 (photo Tsahal)

L’UNRWA demeure la seule agence onusienne régionale qui s’occupe exclusivement des réfugiés palestiniens installés dans des camps en Jordanie, au Liban, en Syrie, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Certes, l’UNRWA a accompli d’importants projets en apportant de l’aide humanitaire aux réfugiés en détresse dans un contexte géopolitique complexe et des conditions difficiles d’incertitude politique et d’insécurité physique. Néanmoins, au cours de ces dernières décennies, sous l’impulsion d’une machine bien huilée et politisée, l’UNRWA est devenue un acteur actif et un outil efficace dans la manipulation palestinienne de l’opinion publique mondiale. Cette organisation s’implique profondément dans le conflit israélo-arabe et mène ses actions dans un cadre hostile à l’Etat juif. L’UNRWA est donc devenue un acteur très actif dans la politique de la communauté internationale au Proche-Orient et un puissant instrument dans la campagne de propagande anti-israélienne. En soulignant les difficultés humanitaires des Palestiniens, l’UNRWA participe à leur cause politique. Elle accepte indirectement le climat de haine et de violence dans ses écoles et favorise ainsi les activités terroristes.

Nous devons arrêter Raed Salah et mettre fin à son personnage, par Ben-Dror Yemini

Alors que les événements récents semblent montrer que les Arabes israéliens sont l'ennemi de l'intérieur, les professionnels de la haine ne sont qu'une forte minorité. Nous devons soutenir la majorité saine et modérée et prendre la main ferme contre les instigateurs et les incitateurs violents.
 
Salah et ses copains terroristes soutenus par " les forces de progrès ".
Le cheikh Raed Salah a été arrêté de nouveau mardi. Ce sont ses meilleurs jours. Il réussit. Trois de ses partisans ont mené une attaque de terreur sur le Mont du Temple et ont causé une explosion de violence ; les funérailles des meurtriers sont devenues une solidarité avec les shahids (martyrs), contrairement aux rassemblements antisémites du Hamas ; un jeune homme arabe a été tué à Jaffa et un journaliste de Channel 2 a été presque lynché en couvrant les funérailles alors que les entreprises à proximité refusaient de le mettre en sécurité. L'impression que nous ressentons est que les citoyens arabes d'Israël deviennent l'ennemi de l'intérieur.  

Mais il faut faire attention à ne pas donner aux combattants et aux barons de l'incitation -- les Salahs et les Zoabis du monde -- plus de crédit qu'ils ne le méritent. Il y a des Hamasniks parmi eux, c'est certain. Mais avant que les blessures ne deviennent maladie incurable, il faut se rappeler que les sondages menés ces dernières années montraient que la plupart des Arabes israéliens se trouvaient réellement dans un endroit différent -- quelque part beaucoup moins violent et enragé.