21 août 2017

Vidéo : Kids par Clarion


Comment un jeune enfant peut être transformé en terroriste.

Dans la Fabrique de la Terreur (Inside the Terror Factory) plonge en profondeur dans le monde des organisations terroristes pour mettre à jour une vérité non connue qui brise le coeur. Le film raconte les angoissantes histoires d'enfants endoctrinés et manipulés -- utilisés et abusés -- pour les inciter à la violence et au radicalisme.

Barcelone la tolérante… tient à le rester, par Mireille Vallette

Le cirque habituel accompagne les réactions au terrorisme. Pleurs, plaintes, places fleuries… Mais surtout pas rage. Des bons sentiments jusqu’à la nausée. L'aveuglement jusqu'au dégoût.

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« Et de nouveau les Ramblas se sont emplies de fleurs, d'amour dans toutes les langues, de bravos: le kilomètre d'avenue barcelonaise endeuillé était bondé comme jamais samedi, avant même de recevoir la visite du roi, deux jours après l'attentat. »

Eh oui, c’est reparti ! Fleurs, couronnes, messes, solidarité, pleurs, amour de tous avec tous. On ne se sent plus seul, on souffre ensemble.

C’est tellement beau que nous, dans notre petite Suisse étriquée et individualiste, on les envierait presque d’avoir l’occasion d’exprimer ce qu’il y a de mieux dans l’humanité. 
« Nous n’avons pas peur », clament-ils en cœur. Et de prendre dans leurs bras les pauvres musulmans qui se plaignent déjà d’être les principales victimes des carnages. Les pauvres musulmans qui n’ont jamais levé le petit doigt pour dénoncer le radicalisme qui infuse dans leurs communautés.

Barcelone : l'angélisme, allié des djihadistes, par Ivan Rioufol

Pour qui en doutait, Emmanuel Macron est l’incarnation du politiquement correct et de sa couardise pacifiste. Là est sa faiblesse. Le macronisme en marche est un grand bond en arrière. Car l’islam conquérant et obscurantiste bénéficie de cette posture hypocritement " humaniste ". Elle rend l’islam, qui se veut un tout (religion, société, état), étranger au terrorisme qui applique une lecture guerrière du Coran. 
 
Confusion à tous les étages : l'arme préférée des pervers.

Relire les récents tweets présidentiels révèle un aveuglement qui est aussi celui des nombreux dirigeants soucieux d’apaisement. Après la mort, aux Etats-Unis, d’une contre-manifestante écrasée à Charlottesville (Virginie) par la voiture qu’un militant d’extrême-droite avait lancée dans la foule des opposants au suprémaciste blanc, Macron a tweeté, le 17 août : " Au côté de ceux qui combattent le racisme et la xénophobie. Notre combat commun, hier comme aujourd’hui. " Le même jour, il a tweeté également, après l’attentat islamiste sur les Ramblas à Barcelone (13 morts, 80 blessés) : " Toutes mes pensées et la solidarité de la France pour les victimes de la tragique attaque de Barcelone. Nous restons unis et déterminés ". Suivront d’autres messages semblables disant sa " solidarité " avec la Finlande (2 morts, assassinés par un demandeur d’asile marocain, à Turku) puis avec " les victimes de Sourgout " (sept blessés, lors d’une attaque au couteau dans cette ville de Russie). Le 14 août, le président avait aussi assuré le Burkina Fasso de sa " solidarité " après une attaque terroriste ayant fait 18 morts. Mais si Macron n’éprouve aucune gêne pour revendiquer son combat contre le racisme et la xénophobie, il reste paralysé à l’idée de désigner de la même manière le suprémacisme islamique. Ce refus persistant d’engager l’épreuve de force, au nom d’une " bienveillance " historiquement munichoise, conforte la stratégie gagnante des djihadistes.
 
N’en déplaise à Macron et à ses excuses saugrenues, ce n’est pas le réchauffement climatique qui est à l’origine de la tuerie de Barcelone ni, un peu plus tard, du mort de Cambrils. L’enquête fait apparaître que les terroristes avaient pour objectif initial de s’en prendre à la Sagrada Familia, la basilique de Barcelone. Plus de cent bonbonnes de gaz ont été découvertes. Le commando, constitué de jeune tueurs locaux issus de trois familles d’origine marocaine, semble avoir été endoctriné par un imam de Ripoll, commune de 11.00O habitants d’où proviennent la majorité des djihadistes. Cet homme, Abdelbaki Es Satty, était connu pour son salafisme sans avoir été jamais inquiété par les autorités catalanes. Ceux qui persistent, le président français en tête, à nier tout lien entre l’islam et le terrorisme s’interrogeront-ils sur le rôle de cet imam et sur la cible catholique ? Une évidence apparaît clairement : l’angélisme occidental est compris comme une faiblesse par l’islam politique. Il ne respecte que la force. La maire d’extrême gauche de Barcelone, Ada Colau, a été la première à lancer cette année un " plan d’Etat " contre " l’islamophobie ". 

La ville, plaque tournante du djihadisme, avait également rassemblé en février 180.000 personnes pour l’accueil des réfugiés. Ces derniers jours, l’extrême gauche s’y mobilisait encore sur le thème : " Tourists go home ! Refugiees welcome !  ". Mais aujourd’hui, c’est le grand rabbin de Barcelone Meir Bar-Hen qui appelle les Juifs à quitter la ville pour rejoindre Israël. " L’Europe est perdue ", va-t-il jusqu’à dire. 

En attendant, les pays de l’Europe de l’Est, qui refusent de se plier aux oukases de l’union européenne sur l’accueil des migrants et qui désignent l’islam colonisateur comme un problème civilisationnel, semblent à l’abri du terrorisme islamique. Il galope partout ailleurs, criant victoire au nez des naïfs qui, comme Anne Hidalgo à Paris, parlent d’amour et de tolérance. Plus l’islam leur fait la guerre, plus ils lui déclarent la paix

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Imams en France : la politique de l'autruche, par Sophie Coignard

La mise en cause d'un imam dans l'attentat de Barcelone jette une lumière crue sur l'immobilisme des autorités en France après les attentats de l'été 2016.

L’école de la confiance : du slogan à la réalité, par René Chiche

La loi du 8 juillet 2013, disant de l’école qu’elle est un « service public » destiné à « garantir la réussite de tous », est aussi vaine que celle qui déciderait que deux et deux font cinq. Celui sous les auspices duquel se déroulent les travaux du Conseil supérieur de l’éducation, Condorcet, ne l’eût certainement pas approuvée.
 
Va-t-on encore longtemps distraire les professeurs de leur tâche essentielle, qui est d’instruire, en les accablant, à la faveur des lubies de tel ou tel, de tâches périphériques dont l’efficacité est plus que douteuse ?

L’école pour « garantir » la réussite de tous ?

Non, l’instruction n’est pas et ne peut pas être un « service » rendu à des usagers dont la satisfaction ou l’insatisfaction serait, de l’institution, le critère de mesure ! Elle est un devoir ; celui de la société envers ses membres, et celui de l’État envers les citoyens ; l’obligation de procurer à tous, comme le dit précisément Condorcet, « les moyens d’acquérir les connaissances auxquelles la force de leur intelligence et le temps qu’ils peuvent employer à s’instruire leur permettent d’atteindre » afin qu’à l’aide de ses propres lumières, nul ne soit dorénavant contraint de dépendre d’un autre pour pouvoir jouir de ses droits. L’instruction est donc au fondement de l’égalité, si bien que tout recul en la matière favorise les inégalités.

La guerre se décide en petit comité, par Giora Eiland

On a annoncé cette semaine que le Premier Ministre Binyamin Netanyahu cherche à faire modifier la loi, de telle façon que ce soit le Cabinet de Sécurité, et pas le gouvernement tout entier, qui décide s’il faut entrer en guerre. Certains se sont précipités pour attaquer le premier ministre sur cette tentative. Certains adversaires politiques patentés ont prétendu que son initiative n’était censé que faire de la diversion et détourner l’attention de ses diverses affaires de supposée corruption, -comme si c’était le plus important engageant l’avenir du pays – et d’autres ont encore prétendu que par cet acte, Netanyahu tentait de s’accorder encore et encore plus de pouvoir, dans un processus à la Erdogan.
Le Cabinet de Sécurité, réuni dans le Golan, 17 avril 2016.(Photo: Kobi Gideon/GPO)
J’ai un avis différent. Les Premiers Ministres et Ministres ont plus d’intérêt à des actes d’autorité, lorsqu’il s’agit de contrôler les budgets, de régulations contraignant les nominations.

L’islam semble engagé sur une pente suicidaire, par Pascal Bruckner

LE FIGARO.- Que vous inspirent les attaques survenues en Catalogne ?

Pascal BRUCKNER.- Il y a un effet de ressassement, comme une horreur qui ratiocine. Mais, en même temps, nous sommes toujours étonnés que les prédictions se réalisent avec une telle exactitude. C’est le caractère à la fois prévisible et abominable de la chose qui est frappant. L’anesthésie est un réflexe très humain. Mais les djihadistes sont là pour nous faire une piqûre de rappel. Chaque semaine, un coin du monde est frappé.

Le gouvernement catalan s’est illustré par une politique anti-israélienne très virulente et pro-arabe. Il y a quelques années, il s’était distingué en invoquant une offensive à Gaza pour annuler la cérémonie de commémoration de la journée internationale de l’Holocauste.
Après la France et le Royaume-Uni, c’est l’Espagne qui est touchée…

Personne n’est à l’abri. L’image qui me vient est celle de La Peste de Camus : un fléau qui s’abat sur une ville innocente. Il n’y a plus d’îlots d’insouciance en Europe. Les lieux de la vie quotidienne, de la salle de concert à la terrasse de café, en passant par l’église et la rue commerçante, sont frappés d’une malédiction potentielle. L’extension du domaine de la lutte djihadiste est universelle. Les terroristes font payer au monde entier le constat de leur propre échec. Il y a trois jours, c’était Ouagadougou, aujourd’hui, c’est Barcelone, demain, ce sera Rome. Ils frappent là où ils peuvent frapper.

En Belgique et en France, il y a eu une prise de conscience, alors ils s’attaquent aux villes dont les défenses sont encore faibles. Rappelons que le gouvernement catalan s’est illustré par une politique anti-israélienne très virulente et pro-arabe. Il y a quelques années, il s’était distingué en invoquant une offensive à Gaza pour annuler la cérémonie de commémoration de la journée internationale de l’Holocauste. Les djihadistes nous frappent non pour ce que nous faisons, mais parce que nous sommes. Essayer de leur complaire est vain, c’est notre existence même qui leur est insupportable.