25 août 2017

Cancer : le bilan accablant des médecines alternatives, par Anton Suwalki

Dans plusieurs pays avancés, dont la France (1) et les États-Unis (2), l’incidence globale du cancer est en baisse sensible chez les hommes (mais pas chez les femmes) ,  et la mortalité due au cancer a diminué de manière importante (davantage pour les hommes que pour les femmes).  

A peu près tout, et surtout n’importe quoi, du moment que les preuves que cela marche n’existent pas.

Malgré ces résultats plutôt encourageants, cela reste un fléau.   385 000 nouveaux cas estimés en 2015 pour la France métropolitaine, près de 1,7 millions attendus aux USA en 2017. Dans  un contexte de défiance (3) envers la médecine conventionnelle, c’est-à-dire scientifique, il est donc important de rappeler que celle-ci est la seule à étudier sérieusement les causes du cancer de manière à en réduire l’incidence (les cancers évitables), et à proposer des traitements qui permettent parfois la guérison ou au minimum augmentent l’espérance de vie des patients, comme en témoignent les résultats évoqués plus haut.  

Or, sur le terrain du cancer comme dans les autres domaines, les partisans des médecines dites « alternatives » sont à l’affut. D’autant plus qu’elles ont fait progressivement leur entrée dans les hôpitaux (français, entre autres) sous forme, dit-on, de « médecine complémentaire » .  « Alternatives », « douces », « traditionnelles », autant de termes qui ne signifient rien d’autre qu’à l’opposé de la médecine conventionnelle,  leur efficacité n’a pas été scientifiquement démontrée. Quelle qu’elle soit, une thérapie dont on peut établir qu’elle marche (avec un rapport  bénéfice-risque acceptable) cesse d’être « alternative ».