26 août 2017

Silence on tue, par Bernard de La Villardière

[NDLR : Bernard de La Villardière fait parfois son travail de " journaliste d'information ". Désolé pour cette redondance, mais depuis que la presse française se contente d'être propagandiste, il est bon de le préciser quand ce n'est pas le cas. A Sevran, le journaliste avait été pris à partie par une bande de " jeunes hostiles " (on mettra ce qu'on voudra derrière cette litote) lors d'un reportage accablant pour la diversitude. Le texte ci-dessous est fondé, pertinent et irrécusable. On aurait aimé qu'il fît preuve de la même bonne foi lors de son reportage infâme sur Israël. Cela lui aurait évité de sombrer dans le révisionnisme et le psittacisme propre aux roquets d'Orsay.]

Une des techniques empruntées par les Arabes à Siloé pour empêcher les fouilles susceptibles de révéler le passé est la construction de fausses tombes musulmanes verrouillant le terrain. Une des nombreuses " omissions " de l'émission révisionniste du journaliste.
Chaque heure qui passe nous en apprend un peu plus sur les attentats en Catalogne. L’imam de Ripoll a trouvé la mort lors de l’explosion d’Alcanar. On le soupçonne d’avoir lavé le cerveau des jeunes terroristes. L’un d’eux n’avait que 17 ans. Au risque de choquer, je le considère comme une victime. Comme lui, des centaines de milliers de jeunes Européens sont des proies potentielles pour les prêcheurs de haine. Ils œuvrent impunément dans certaines mosquées, des écoles musulmanes et dans des associations. Ils prônent un mode de vie en rupture avec les règles et les valeurs des sociétés occidentales. Tout procède de Dieu et de sa volonté. Un totalitarisme à part entière. Certains parlent d’islamo-fascisme. C’est une oxymore employé pour mieux frapper les esprits, le fascisme étant l’alpha et l’oméga du mal absolu. Du coup, l’autre grand totalitarisme du 20e siècle apparaissait plus acceptable. Il a eu ses irréductibles. Que l’on se souvienne du débat très franco-français sur les 80 millions de morts du communisme. De belles âmes prises de bouffées de chaleur staliniennes soupçonnaient ceux qui avaient abouti à ce triste bilan de vouloir relativiser les méfaits du nazisme. Islamo-fascisme ? L’expression « islamo-communisme » ne serait-elle pas tout aussi opérante ? Car l’islamisme est aussi un collectivisme où l’individu s’efface au profit de l’Oumma.

C'est une histoire belge mais ne riez pas : des djihadistes dans des bacs à sable ! par Benoît Rayski

Aux âmes bien-nées, la valeur n'attend point le nombre des années. Ils, elles, ont entre 4 et 5 ans. 
 

L'histoire se passe à Renaix, une petite ville belge et flamande. Une commission de déradicalisation composée d'un médecin et d'enseignants, a enquêté dans une classe maternelle d'une école de la localité. Au grand dam du directeur de l'établissement, ses conclusions ont fuité dans la presse. Elles concernent 6 enfants âgés de 4 et 5 ans ! 

Pour employer un euphémisme non stigmatisant, leurs comportements posent problème. Pendant la récré, ils récitent des sourates du Coran. Refusent de serrer la main de leurs enseignants et celles de leurs petits congénères.

Ils traitent les autres enfants qui ne sont pas de leur confession d'" infidèles " et de " cochons ". En s'adressant à eux, il leur arrive de mimer le geste de l'égorgement. Une des fillettes, 4 ans, du groupe concerné est déjà fixée sur son avenir matrimonial : elle a déclaré qu'au Maroc, elle a un promis qui l'attend pour être son mari…

Cette affaire est largement abordée dans la presse belge. Ce n'est pas du goût du directeur de l'établissement. Il ne veut pas d'histoires. Il pense bien, et est " muslim-friendly ". Il s'agit, dit-il, d'" une tempête dans un verre d'eau ". Car, déclare-t-il, " ces enfants ne représentent que 1 % de l'effectif scolaire ". Pour les amoureux des mathématiques que nous sommes, si l'on rapporte en effet ces chiffres à l'échelle de la Belgique, ça donne un pourcentage beaucoup plus faible encore… De quoi faire plaisir au directeur de l'école.

Par rapport à la population européenne, voire mondiale, c'est une poussière infinitésimale. La preuve : la presse des Philippines ou de l'Ouganda n'en a soufflé mot. Pas plus qu'elle n'a parlé de Molenbeek. Pas de quoi faire un plat, donc, si l'on suit le directeur de l'école.

Il nous faut ici insister fermement sur le fait que ça se passe en Belgique, et pas en France. Chez nous, dans nos bacs à sable, aucun comportement de ce type n'a été signalé. Pourtant nous aussi, nous avons des équipes de déradicalisation. Mais elles laissent en paix les enfants de maternelle.

Peut-être qu'en cherchant bien, on trouverait chez nous quand même aussi des apprentis jihadistes. En son temps, l'abominable Sarkozy avait envisagé de faire détecter des signes de violences précoces chez les tout petits. Des hurlements unanimes balayèrent cette infâme suggestion.
Et puis, à lire certains commentaires des journaux, il faut raison garder. Ce n'est pas, paraît-il, parce qu'on joue au djihad qu'on va devenir djihadiste. Ce n'est pas -- n'est-ce-pas -- parce qu'on fait mine d'égorger qu'on va égorger.

Nous laisserons le dernier mot au directeur de l'école de Renaix. Les enfants, dit-il, " ne sont pas coupables ". Il a raison. Il ajoute qu'ils ne font que répéter " ce qu'ils entendent à la maison ". Il a également raison. Tout le problème est là : ils entendent quoi, à la maison, ces enfants-là ?