11 sept. 2017

Le nouvel antisémitisme, échec des antiracistes, par Ivan Rioufol

Cette fois, les mouvements antiracistes ont condamné " l'acte odieux ". En diront-ils autant des auteurs quand ils seront identifiés ? Dans la nuit de jeudi à vendredi, une famille juive de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) a été séquestrée, violentée et menacée de mort par trois voyous " d’origine africaine ", selon Le Parisien. " Vous êtes Juifs et nous savons que les Juifs ont beaucoup d’argent. Vous allez nous donner ce que vous avez sinon on va vous tuer ", ont expliqué les agresseurs à Mireille et Roger Pinto.
 
Roger Pinto, président de l’association Siona " de défense du peuple juif et de l’Etat d’Israël ".
La canaille était armée d’un couteau et d’un tournevis. Le couple a donné ce qu’il avait. Roger Pinto est le président de l’association " de défense du peuple juif et de l’Etat d’Israël ". Cette relation entre le Juif et l’argent avait conduit, en 2006, à la séquestration et à la torture mortelle du jeune parisien Ilian Halimi, victime du " gang de barbares ", conduit par Youssouf Fofana. Le 4 avril dernier, dans le quartier de Belleville, à Paris, c’est une femme juive, Sarah Halimini, qui s’étaient retrouvée séquestrée dans son appartement de la rue de Vaucouleurs, par son voisin, Kobili Traoré. Aux cris d’Allah Akbar, il s’était acharné sur sa proie avant de la défenestrer. 

Cet assassinat n’avait d’autant moins mobilisé les belles âmes qu’une omerta médiatique de quelques semaines avait été respectée afin de ne pas " faire le jeu " du FN, alors en campagne. On se souvient, en comparaison, de l’émoi causé en février 2016 par le chat Griffin, brûlé et jeté du 7 e étage d’un immeuble de Nice…

Haine du Juif – Haine d’Israël, par Olivier YPSILANTIS

C’est vrai, être sioniste vous condamne à un relatif isolement. Mais qu’on se le dise, je préfère avoir quelques amis que des hordes de potes. La chaleur du troupeau m’incommode, sans parler des odeurs, les haleines surtout. (Olivier Ypsilantis)

Shmuel Trigano souligne à raison que le « nouvel antisémitisme » active un dédoublement de la figure juive qu’a rendu possible la création d’un État juif, l’État d’Israël. Ainsi cet antisémitisme « nouvelle cuvée » oppose : le sioniste / le Juif ; l’Israélien (le Juif souverain) / la victime de la Shoah ; la mémoire juive de la Shoah / l’universel de la Shoah. J’avais fait ce constat bien avant de prendre connaissance de l’analyse de Shmuel Trigano, aussi l’ai-je lue en manière de confirmation.

Citoyenneté, nationalité : un enjeu pour l’Etat juif, par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

Le 29 août 2017, la Cour Suprême israélienne a validé le principe de l’expulsion des migrants africains en direction d’un pays tiers non identifié. Toutefois, elle a refusé leur maintien en prison pour une durée supérieure à 60 jours, lorsqu’ils refusent leur départ. Cette décision a attiré les foudres de la Ministre de la Justice Ayalet Shaked pour qui, la Haute Cour ne prend pas « en considération la préservation d’une majorité juive en Israël » et qui cherche « à imposer une vision du monde utopique et universelle sans prendre part à la guerre pour l’existence même de l’Etat ». 



Cette analyse est également partagée par la vice-ministre des Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, pour qui : « le système judiciaire a abandonné les valeurs de l’Etat juif au profit des valeurs de l’Etat démocratique ». Israël est confronté depuis quelques mois (tout comme le sont les pays européens) à une immigration importante des populations africaines, susceptible, à terme, de modifier l’équilibre démographique. Pour Israël, ce problème se double d’un autre : faute d’avoir mis en place une « nationalité juive » aux côtés de la « citoyenneté israélienne », c’est la catégorie de citoyens la plus nombreuse qui décide de l’avenir de l’Etat, non la nation juive.

La réalité, ce n’est pas l’islamophobie, mais l’occidentophobie, par Chantal Delsol

Pour la philosophe, il est vain de chercher des causes économiques ou psychiatriques au terrorisme. La matrice idéologique des djihadistes est la haine de la civilisation occidentale. Le problème est que nous non plus ne nous aimons pas.

Le déni de réalité est tel qu’on voit ces jours-ci des Espagnols défiler contre le terrorisme aux cris de « non à l’islamophobie », comme si la raison de tout cela n’était pas, évidemment, l’occidentophobie. Qu’on le croie ou non, l’aveuglement des ex-communistes vis-à-vis des crimes de Lénine/Staline est encore dépassé par l’aveuglement de nos contemporains devant les meurtres de masse auxquels nous sommes habitués…

Le terrorisme qui nous frappe s’impose à nous comme un objet non identifié. Nous sommes capables de mettre en place l’état d’urgence, de détenir des services secrets performants qui sans aucun doute nous évitent bien d’autres attentats. Mais nous sommes incapables de mettre le doigt sur les causes. Au début, à partir du 11 Septembre, on a commencé par prétendre que des raisons économiques poussaient ces jeunes garçons au meurtre de masse et au suicide. L’empreinte marxiste est déterminante dans les sociétés occidentales du tournant du siècle : on pense encore que le crime ne provient que du chômage et du mal-être social. Puis on s’est rendu compte qu’il n’en était rien, puisque les coupables étaient parfaitement intégrés et instruits. 

Macron soutient le terrorisme islamique et se vend à l’Iran, par Guy Millière



C’est une chose entendue, Emmanuel Macron est un imposteur, et je m’étonne encore que des gens m’écrivent me demandant de lui laisser du temps avant de juger son action. 
 
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En pâmoison devant Mohammad Zarif, le ministre des Affaires Etrangères
du pays qui déclare vouloir rayer Israël de la surface du monde
   
Sur le plan intérieur français, il est d’ores et déjà clair que Macron ne fera rien, sinon des opérations cosmétiques, et que chômage et pauvreté resteront ce qu’ils sont aujourd’hui. Ni la minuscule réforme du code du travail, ni les quelques changements en matière d’impôts ne sont à même d’imprimer le sursaut qui serait nécessaire pour qu’un redressement s’amorce. Sur le plan extérieur, l’imposture est plus flagrante encore. Et son summum est constituée par la prétention, récemment affirmée par Macron, de vouloir lutter contre le terrorisme islamique.
 
La réalité est que la France finance le terrorisme islamique. Elle le fait de quatre manières au moins.
 
D’abord, elle continue à consentir des avantages fiscaux et réglementaires au Qatar, qui est un pays qui finance le terrorisme islamique et, entre autres, les Frères Musulmans et le Hamas, la branche “palestinienne” des Frères Musulmans. (Les fans de football parisiens se réjouissent des investissements qatari en France, je sais, mais le football ne peut couvrir toutes les infamies du monde).
 
Ensuite, la France continue à proclamer vouloir aider le Liban : Emmanuel Macron l’a redit récemment et va bientôt recevoir à Paris des dignitaires de ce pays. Aider le Liban, dans le contexte actuel, et dès lors que le Liban est entièrement sous la coupe d’une organisation terroriste islamique appelée Hezbollah, c’est aider le Hezbollah. Michel Aoun, président du Liban, et Saad Hariri, Premier ministre, ne sont pas membres du Hezbollah, mais sont des potiches. Emmanuel Macron ne peut l’ignorer.
 
La France continue par ailleurs de soutenir financièrement l’Autorité Palestinienne, laquelle finance le terrorisme et incite sans cesse au meurtre d’Israéliens juifs, dont elle rémunère les assassins lorsqu’ils sont en prison en Israël ainsi que leurs familles. Soutenir financièrement l’Autorité Palestinienne, c’est évidemment soutenir le terrorisme islamique. Et des déclarations de Macron, telles celles effectuées il y a quelques semaines, affirmant que Mahmoud Abbas est un apôtre de la non-violence, sont d’une obscénité répugnante.
 
Enfin, et c’est le plus grave, au sein de cet ensemble déjà peu ragoutant, la France signe des contrats avec le régime des mollahs iraniens. Et Macron, en entérinant ces contrats, fait comme s’il ignorait ce qu’il n’ignore pas du tout : à savoir que l’Iran des mollahs ne cesse d’ourdir un projet génocidaire à l’encontre du peuple d’Israël, en se targuant de ce dessein. Le président français feint également de ne pas savoir que l’Iran des mollahs est aujourd’hui le principal financier du terrorisme chiite, travaillant de concert avec le dictateur nord-coréen Kim Jong-Un pour se doter de l’arme atomique et se sanctuariser. 

Lire la suite sur Menapress : http://www.menapress.org/macron-soutient-le-terrorisme-islamique-et-se-vend-l-iran-info-011009-17.html

Le dictateur de gauche est-il plus acceptable que le dictateur de droite ? par Nathalie MP

J’ai parfois eu tendance à penser que certaines mises au point, certains combats, n’avaient plus vraiment lieu d’être menés car avec le temps, les avancées de la recherche historique et la diffusion de l’information dans le public ont fait leur œuvre d’éclaircissement et ont permis de remettre définitivement et indiscutablement à leur place criminelle certains tyrans sanguinaires, trop longtemps adulés auparavant comme des sauveurs de l’humanité.
 
Je ne peux que constater que cet état d’esprit particulièrement bienveillant à l’égard des dictatures communistes, en dépit des faits avérés les plus cruels, est toujours aussi prégnant. À se demander si le simple examen des faits, si le simple constat des résultats pitoyables pourront jamais parvenir à entamer ce que Revel appelait avec sa verve coutumière « la clause du totalitarisme le plus favorisé ».
Staline, Mao et Hitler, auteurs ô combien performants des plus vastes purges jamais réalisées par des hommes contre des hommes, sont dûment rangés sur les sombres étagères de l’horreur politique. Depuis le tournant de l’an 2000, il me semblait qu’il en allait de même des Pol Pot, Pinochet, Che Guevara et consorts.

Il me semblait même que « l’illusion lyrique » de la Révolution, qui donnait une aura particulière aux « figures » de gauche, avait perdu de son attrait pour ne plus être jugée qu’à sa valeur intrinsèque, à savoir pénurie généralisée, pauvreté galopante, libertés individuelles lourdement entravées, enfermement des dissidents et exécutions en nombre.

Seuls quelques irréductibles rêveurs isolés et peu nombreux pouvaient encore soutenir de tels régimes criminels. Et encore, en fermant très fort les yeux (voir Mélenchon et ce qu’il nomme les « faiblesses » du Venezuela actuel).
Eh bien, j’avais tort.

St Martin : la faillite totale de l’État français, par H16

La semaine dernière, l’ouragan Irma est passé sur les Antilles françaises, provoquant des destructions comme on n’en avait que très rarement vues de mémoire d’Homme. En revanche, ce qui se passe depuis ressemble beaucoup trop à ce qu’on connaît déjà des pires faillites de l’État français. 


On doit déjà redouter que cet ouragan soit notre « 11 septembre » français, non pas sur le plan météorologique (encore que sa puissance soit largement suffisante à le classer dans les phénomènes historiques) mais sur le plan médiatique, politique et surtout humain. 

Sur le plan médiatique, toute la nullité de notre presse s’exprime maintenant avec une vigueur et une obstination qui confinent à la pathologie lourde. Entre le lien, débile et répété avec une insistance pathologique, que certains scribouillards s’emploient à faire entre cet ouragan et le réchauffement climatique (lien que même le GIEC n’ose pourtant pas faire) et les reportages, avant et après l’ouragan, qui – on va le voir – frisent la bêtise aux fers chauds, on se demande exactement pourquoi les Français continuent de chérir les subventions et les redevances payées à ces organes. 

René Goscinny : au-delà du rire, exposition au mahJ

À l’occasion de la commémoration des quarante ans de la disparition de René Goscinny, le mahJ, en partenariat avec l’Institut René Goscinny, présente la première rétrospective consacrée au cocréateur d’Astérix et du Petit Nicolas. L'exposition rassemble plus de 200 œuvres, dont des planches et scénarios originaux, et de nombreux documents inédits issus des archives Goscinny.



Conjuguant approches chronologique et thématique, elle retrace le parcours de ce fils d’émigrés juifs originaires de Pologne et d’Ukraine, né à Paris en 1926.

Cinq cents millions de livres et d’albums vendus dans le monde, des œuvres traduites en cent cinquante langues, une centaine d’adaptations cinématographiques… Malgré les chiffres impressionnants du succès de Goscinny, l'envergure de l'homme et l’ampleur de son œuvre sont encore relativement méconnues. L’exposition met ainsi en lumière la créativité géniale de celui qui a offert à la culture française l’une de ses plus belles révolutions culturelles, qui fit passer la bande dessinée du statut de « publications destinées à la jeunesse » au rang de « neuvième art ».


Parodies, calembours et traits d’union métaphysiques forment le versant le plus célèbre du style d’un écrivain pour lequel l’histoire, la langue française et l’enfance ont été des sources d’inspiration et des moteurs de création constants. Mais au-delà du rire fédérateur, l'exposition montre à quel point la culture goscinnienne, héritière du judaïsme d’Europe orientale, s’est enrichie au croisement des exils argentin et nord-américain, sans jamais cesser d’être nourrie par le pur classicisme de la tradition française.

L’exposition est accompagnée de conférences et de rencontres, ainsi que d’un programme pédagogique. Son catalogue est co-édité avec les éditions Hazan.


Du mercredi 27 septembre 2017 jusqu'au dimanche 4 mars 2018.

Chômage quasi-inexistant, Israël fait jeu égal avec l’Allemagne, par Coolamnews

Le taux de chômage en Israël continue à baisser. Alors qu’il atteignait encore 4,3 pour cent en juin dernier, il est tombé à 4,1 pour cent en juillet. Autant dire qu’Israël est en situation de plein emploi…

Ces chiffres, ventilés selon le sexe (4 % des hommes et 4,2 % des femmes sont en recherche d’emploi), ont été communiqués par le Bureau national des statistiques et montrent que le chômage a atteint son niveau le plus bas depuis 40 ans.



Comparé aux autres pays de l’OCDE, Israël se place dans le peloton de tête. En 2016, avec un taux de chômage de 4,4 %, le pays venait en septième position, derrière l’Allemagne (3,9 %) et surtout l’Islande (2,7 %) mais devant la Suisse (4,6 %).

Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, n’a pas caché sa satisfaction en déclarant : « Nous avons l’un des taux de chômage les plus bas au monde. Ceci prouve que notre politique économique fonctionne ».

Priorité aux exportations vers l’Asie

Sur le plan extérieur, M. Netanyahu a insisté sur la nécessité d’accorder la priorité aux exportations vers les pays asiatiques : « Nous avons commencé des discussions sur un accord de libre échange avec la Chine. Au même moment, nous discutons avec le Japon pour parvenir à un accord commercial sur la clause de la nation la plus favorisée. Tout le gouvernement œuvre pour ouvrir les marchés asiatiques. C’est un changement significatif et je dirais même historique », a-t-il ajouté.

La Chine est le troisième partenaire économique d’Israël, avec un volume de plus de huit milliards de dollars par an, selon M. Netanyahu.