3 oct. 2017

Malgré l’attentat islamiste de Marseille, le déni continue, par Jeannette Bougrab

LE FIGARO. – Un attentat a eu lieu, dimanche, à la gare Saint-Charles à Marseille. Deux femmes ont été tuées…

Il faut, au nom du principe de précaution, pouvoir priver de liberté toute personne liée de près ou de loin à une organisation terroriste.

Jeannette BOUGRAB. – L’horreur à l’état brut ! Viser les femmes par égorgement et éventration, comme dans les montagnes de Blida, en Algérie, dans les années 1990, n’est pas anodin. Cela a une signification politique. Selon Ali Harb, un philosophe libanais, la violence dans l’islam est démultipliée parce que sa doxa religieuse se structure autour de deux notions : la pureté et la souillure. Dans l’islam, les femmes sont considérées comme impures. S’attaquer aux femmes, c’est répondre à une lecture littérale du Coran. Lorsque la communauté internationale s’est indignée des viols commis par l’État islamique, leurs dirigeants ont objecté qu’ils répondaient à une prescription : « Chacun doit se rappeler que réduire en esclavage les familles kouffars et prendre leurs femmes comme concubines est un aspect fermement établi par la charia. Et qu’en le niant ou le moquant, on nierait ou on moquerait les versets du Coran. » Même une femme musulmane n’existe pas seule. Mariée, on la soupçonne d’exciter les instincts masculins. Aussi doit-elle se cacher sous des voiles plus ou moins intégraux. Quant à l’égalité à laquelle le droit français nous a habitués, elle n’existe pas dans les pays musulmans. La femme est par nature inférieure. Le plus inouï, c’est qu’il y a des féministes françaises pour le justifier. Comment leur prose peut-elle être publiée dans des journaux qui hissent la cause des femmes comme étendard ?

L'antifascisme exacerbé a ressuscité l'obsession de la 'race', par Gilles William Goldnadel

Le résultat le plus patent et le plus efficace de l'antiracisme factice qui sévit depuis 50 ans aura été la guerre des races. Je rappelle que celui-ci a interdit pendant longtemps l'utilisation du vocable de « race » sous peine d'excommunication. Aucune différenciation entre semblables n'étaient tolérables. 

« Mohamed Merah c'est moi. [...] Comme moi, il sait qu'il sera traité d'antisémite s'il soutient les palestiniens colonisés, d'intégriste s'il soutient le droit de porter le foulard. Mohamed Merah c'est moi et moi je suis lui.… Nous sommes des indigènes de la république. Je dis ce soir, je suis une musulmane fondamentale. »
Dans la réalité, et au fil des années, l'obsession du racisme aura abouti à l'obsession de la race, la couleur des uns étant systématiquement synonyme de souffrance, celle des autres tout aussi systématiquement synonyme de racisme monopolistique. Toute contestation de cet esprit de système étant ipso facto suspectée de racisme systémique.

Danièle Obono (France Insoumise) pense sans doute que les deux femmes tuées à Marseille ont été assassinées par un misogyne radicalisé… par Benoît Rayski

La députée de Paris Danièle Obono a une vision des choses qui ne se contente pas des apparences. C’est pourquoi elle lève le voile sur une vérité cachée.  Elle n’aime pas les mots « Islam », « islamisme », « musulmans », « Coran ». D’ailleurs, dès qu’on parle de ce dernier livre elle brandit l’Ancien Testament qui contient, selon elle, beaucoup d’horreurs. Ainsi on sait enfin pourquoi les Juifs égorgent au couteau et assassinent à la kalachnikov.
 
D’après la « jurisprudence Obono », l’homme qui a tué deux femmes à Marseille était à l’évidence un misogyne.

Oui, ces mots-là sont pour Danièle Obono des noms tabous, des mots interdits. Tout comme le mot « France » qu’elle ne supporte qu’accompagné du verbe « niquer ».
Il y a quelques années, elle a signé une pétition pour défendre un groupe poursuivi par la justice pour avoir chanté « Nique la France ». Ces éléments de langage sont donc parfaitement originaux. Ils font souffler une brise rafraichissante sur un monde de mots discriminants fréquemment et méchamment utilisés. Saluons la performance de cette infatigable défricheuse.

Dégagez, faux antiracistes, fausses féministes ! par Ivan Rioufol

Où sont les indignés ? Où sont les antiracistes, les féministes, les humanistes ? Dimanche après-midi, gare Saint-Charles à Marseille, deux jeunes femmes ont été assassinées au couteau, au cri d’Allah ou-Akbar, par un maghrébin en situation illégale. L’une a été égorgée, sa cousine éventrée. Pourtant cette barbarie islamiste laisse les tartuffes mutiques et les médias blasés. Le chef de l’Etat s’est contenté, une fois encore, de dénoncer " un acte barbare " sans préciser sa motivation djihadiste. L’Etat islamique a présenté le tueur comme un de ses " soldats ". Mais cela fait des décennies que la France officielle n’ose ouvrir les yeux sur les effets de la contre-société musulmane qui s’est installée dans les cités. Le refus de l’altérité se transforme, ici et là, en haine de tout ce qui n’est pas musulman. 
 
Les deux cousines, Laura (G) et Maurane, assassinées au couteau, au cri d’Allah ou-Akbar, par un maghrébin multirécidiviste en situation illégale.

L’antisémitisme qui s’y répand, depuis vingt ans, classe la France en tête des pays d’Europe dans l’exposition des Juifs à la violence, selon une étude de la Fondapol (Violence antisémite en Europe, 2005-2015, septembre 2017). Cette haine culturelle avait poussé Mohamed Merah à assassiner, notamment, trois enfants juifs dans la cour de leur école à Toulouse, en mars 2012. " Les juifs sont des sous-hommes, des singes, des porcs ", aurait expliqué Abdelkader Merah, dont le procès s’ouvre ce lundi devant une cours d’assises spéciale à Paris, à son frère Mohamed, qui trouvera la mort dans l’assaut final. C’est sur ce terreau, qui produit aussi sexisme et francophobie, qu’émergent ces délinquants (l’assassin de Marseille était multirécidiviste et sortait d’une garde à vue pour vol, à Lyon) enrôlés dans la " guerre sainte " contre l’Occident.