7 oct. 2017

Bruckner : « Ils haïssent la France, non parce qu’elle opprime les musulmans, mais parce qu’elle les libère »

« Ce que les agents d’influence de l’islamisme ne tolèrent plus des curés ou des pasteurs, ils l’acceptent des mollahs ou des imams. Et veulent imposer à tous ce point de vue », écrit le philosophe.

Les islamo-poujadistes, de Mediapart à Alain Soral, du Bondy Blog et du NPA à Dieudonné, se sont prosternés comme leurs prédécesseurs du XXe siècle face au nazisme et au communisme. Dans notre belle République, les collabos aiment à se parer du masque des rebelles.

Les uns par anticapitalisme, les autres par tiers-mondisme, les troisièmes par haine de la France, d’autres par aversion d’Israël ou des Juifs : autant de motivations qui structurent ce qu’on appelle l’islamosphère. Laquelle n’a rien à voir avec cette « fascination de l’islam » dont parlait l’orientaliste Maxime Rodinson et qui a touché les grandes figures de notre culture, Montesquieu, Voltaire, Napoléon ou Michelet, admiratifs de Mahomet ou éblouis par les fastes de l’Empire ottoman. 

Après l'avoir écarté, Macron repêche un collaborateur polémique, par valeursactuelles.com

Revirement. Lors de l’élection présidentielle, Mohamed Saou a été démis de son poste de référent En Marche ! du Val d’Oise, à la demande d’Emmanuel Macron, pour ses propos dérangeants sur de nombreux sujets politiques et sociétaux. Cependant, il est à nouveau de retour dans le parti du président de la République. 

 

Macron a-t-il cédé aux extrémistes du CCIF ?

En avril dernier, lors de la campagne présidentielle, cet homme a gêné Emmanuel Macron. Il a donc décidé de l’écarter de son poste de référent En Marche ! du Val d’Oise. Pourtant, ce vendredi 6 octobre, alors que La République en Marche ! dévoile la nouvelle liste de ses référents départementaux, le nom de Mohamed Saou y figure. Il est désormais le patron de LREM dans le Val d’Oise. Décidément, l’exécutif a oublié que ce professeur d’histoire-géographie a choqué de nombreux élus avec ses messages sur les réseaux sociaux.

Islamisme et fascisme… par Eric Brunet

Le fascisme et l’islamisme se sont déjà croisés dans l’histoire. Souvenez-vous du grand mufti de Jérusalem Haj Mohammad Amin al-Husseini (1897-1974). Cette grande autorité de la religion musulmane n’avait pas hésité à nouer une alliance solide et pérenne avec Hitler. À l’origine, le grand mufti avait les mêmes ennemis que le Führer : les juifs et les Britanniques. Dès l’année de l’accession de Hitler au pouvoir, les deux hommes avaient commencé à correspondre. Le 28 novembre 1941, Hitler avait invité al-Husseini à Berlin. Le chef du IIIe Reich avait même pris des engagements officiels devant son hôte : après sa victoire contre le Royaume-Uni et l’URSS, l’Allemagne viserait la destruction des juifs vivant dans « la sphère arabe sous la protection britannique » et c’est al-Husseini qui déclencherait les « opérations arabes qu’il aura secrètement préparées ». La retranscription de cette rencontre est connue des historiens.



Al-Husseini admirait aussi Staline. Fait étrange, bien après la guerre, les dirigeants de l’Autorité palestinienne admiraient encore le grand mufti de Jérusalem… Le 27 juin 2017, lors d’une vente aux enchères, six photographies montrant le grand mufti al-Husseini vers 1943, visitant un camp dans l’Allemagne nazie, ont été vendues 12.300 dollars.

Jean Ziegler accuse les Etats-Unis de saboter le Venezuela, par Conspiracy Watch

Dans un entretien paru mercredi dernier dans le quotidien suisse Tages-AnzeigerJean Ziegler accuse les Etats-Unis et ses services secrets d’être à l’origine des troubles qui affectent actuellement le Venezuela
 
Quand Ziegler vend sa salade anti-israélienne au cirque onusien.

Persuadé qu’Hugo Chavez a été assassiné (son interviewer lui faisant remarquer que Chavez est mort d’un cancer, Ziegler lui répond : « Oui, mais d’un cancer extrêmement rare, que l’on peut aujourd’hui injecter. Beaucoup des mes amis cubains et vénézuéliens pensent que Chavez a été tué »), le sociologue suisse explique que « les USA ont fomenté les troubles actuels et qu’ils essaient de mettre le gouvernement vénézuélien à genoux au moyen d’un sabotage économique ».

Délégitimer la critique du complotisme (de Dieudonné à Frédéric Lordon), par Rudy Reichstadt

La théorie de la Terre plate n’a peut-être jamais eu autant d’adeptes. Un milliardaire populiste se retrouve à la tête du monde libre au terme d’une élection dans laquelle il a recouru à la théorie du complot comme peut-être jamais aucun de ses prédécesseurs. Le Kremlin investit des sommes colossales dans des médias propageant notoirement toutes sortes de fausses nouvelles, notamment complotistes. Au Venezuela, c’est par la théorie du complot que le régime de Nicolas Maduro justifie la répression dans le sang de ses opposants. Outre-Rhin, l’AfD, un parti qui compte dans ses rangs des complotistes et des négationnistes [mais aussi de très nombreux partisans d'Israël -ndlr], vient de devenir la troisième formation du pays. Au sein du Labour de Jeremy Corbyn, on ne compte plus les dérapages complotistes et antisémites. Ici, le site conspirationniste d’un polémiste plusieurs fois condamné pour antisémitisme se maintient dans le peloton de tête des sites politiques les plus consultés du pays, le complotisme joue un rôle central dans la montée d’une défiance historique contre la vaccination et plus d’un Français sur quatre pense que le gouvernement américain était impliqué dans les attentats du 11-Septembre.

Il faut lire le texte de Lordon pour constater l’indigence de ce qu’un postmarxisme à la conscience pas forcément tranquille en matière de complotisme, justement, oppose à la critique du complotisme.
Il faut lire le texte de Lordon pour apprécier le tour de force par lequel notre philosophe parvient à dépasser la question décidément gênante du complotisme par plus de complotisme encore. Ainsi, la critique du complotisme devient elle-même un « complot » (c’est d’ailleurs le titre de l’article, « le complot des anticomplotistes »)
Mais la véritable urgence, lit-on en page 3 du dernier numéro du Monde diplomatique [dont le culte de l'information non partisane n'est plus à démontrer -ndlr], c’est « l’obsession non pas pour les complots, mais pour les complotistes ». Car un spectre hante la presse (« aux ordres », forcément « aux ordres ») : le « complotisme anticomplotiste ». C’est même Spinoza qui le dit ! Non pardon, c’est Frédéric Lordon.

Le poilu, sacrifié, radicalisé et ridiculisé ! par Henri Saint-Amand

Le journaliste et humoriste Pierre Daninos (1913-2005) aimait répéter que « les thèses les plus fausses sont souvent les plus belles ». Qu’aurait-il pensé, lui l’ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, de celle de l’historien Nicolas Mariot ? Dans un article paru dans Libération le 5 octobre, ce directeur de recherche au CNRS avance celle que le terroriste Mohammed Merah, tueur de soldats et d’enfants juifs en mars 2012, et les poilus de 14-18 sont les victimes d’un même processus de radicalisation. Processus qui ne serait, finalement, que la suite logique d’un sacrifice consenti : « On ne se sacrifie pas seul, et souvent en famille ; on se sacrifie quand on a le choix et qu’on peut dire non ; on se sacrifie pour des idées », écrit Nicolas Mariot. Dans l’absolu, et sur le sacrifice même, la thèse se tient.

Un parallèle entre Mohammed Merah, tueur islamiste d'enfants juifs et de militaires, et Robert Hertz, lieutenant juif engagé dans la Grande Guerre ? Il fallait oser. Mais on sait que les salauds, à l'instar des cons d'Audiard, ça ose tout.
 
De là à en faire l’une des pierres angulaires de la radicalisation et de l’appliquer aux poilus de 14-18, il existe un pas que le directeur de recherches a allègrement franchi. Et l’exemple est d’autant plus indécent qu’il prend le cas de Robert Hertz pour appuyer son propos : Robert Hertz, normalien, élève de Durkheim qui écrivait, pour justifier de se porter volontaire pour les premières lignes : « Comme Juif, comme socialiste, comme sociologue, je devais faire plus. » Sous-lieutenant au 330e régiment d’infanterie, il est tombé au champ d’honneur le 13 avril 1915 à Marcheville (Meuse).